Une journée à Paris Est Ludique 2026

0

Cette année nous avons bravé la chaleur accablante de la capitale pour nous asseoir à quelques tables de jeux au festival de Paris est Ludique

Comme chaque année depuis 2018 – sauf Covid et J.O. – nous sommes allés fouler la pelouse de Reuilly pour jouer à des jeux de société en plein cagnard ; bref on s’est fait un week-end Paris est Ludique !

Je ne sais pas si c’était à cause de la canicule, mais il semblait y avoir moins de monde que d’habitude, tant au niveau du public (c’était un peu mieux le dimanche) qu’au niveau des éditeurs d’ailleurs. Toujours est-il que ce salon/festival est toujours aussi sympa : Les bénévoles ont la banane, les standistes sont disponibles pour nous expliquer et ré-expliquer les règles (on n’écoute jamais les briefings) et les quelques anonymes croisés au détour d’une partie, sont toujours très aimables. Au-delà des aléas de la météo ou des problématiques de fréquentation, je pense que c’est bon de le signaler : Paris est Ludique est toujours une réussite sur le plan de l’ambiance et de la bonne humeur.

Toujours est-il que j’ai trouvé qu’il y avait moins de monde que d’habitude, et si pour les organisateurs ce n’est pas forcément la meilleure des nouvelles, nous ça nous permet de trouver des tables disponibles plus facilement. Et cette année, on a donc pu tester une dizaine de jeux ; avec du bon, du moins bon et du très très bon même.

Melodies – Next Moves

Melodies est un jeu coop dans lequel on incarne un groupe de rock en devenir. On débute dans sa chambre, puis au fur et à mesure des niveaux, on investit le garage et les petites salles jusqu’à remplir des stades entiers devant une foule en délire. Chaque joueur se voit doté d’un instrument avec un pouvoir spécifique utilisable une fois par chanson et un bon paquet de cartes dont il va falloir se débarrasser.

Pour ce faire, il faut jouer des cartes identiques (paires, brelan, etc.), des suites (1, 2, 3, 4… bref, vous pigez le concept), voire même une carte unique. Une fois que chaque musicien(ne) à posé une combinaison de cartes, on garde celle qui est la plus représentée sur la table. La subtilité c’est qu’on va devoir jouer des chansons composées de partitions où les notes seront placées plus ou moins hautes, et la carte qui sera gardée sera associée à la note de la manche en cours. Ainsi, si la note en cours est la plus basse de la composition mais que la carte la plus représentée est un 7, vous vous retrouvez dans la merde car avec trop peu de possibilité pour jouer les notes suivantes, plus hautes.

Heureusement, en fonction de votre succès, un certain nombre de fans viendront vous voir et les défausser vous permettra de vous débarrasser d’une carte en main. Sauf que si tous les fans sont partis, pas de concert. Et si pas de concert, pas de gloire, pas de strass et paillettes et retour à la case Mc Do, à récurer les chiottes alors qu’on se voyait déjà en futur Mick Jagger…

L’avis de Fylodindon : Le principe est plutôt sympa, l’iconographie fait beaucoup penser à Gorillaz, mais putain qu’est-ce qu’on était nuls ! C’est bien simple, on a dû recommencer deux fois le tuto pour l’emporter. Et tricher sur le 1er niveau pour ne pas passer pour des branques. Bref, c’est pas demain qu’on se tapera des saladiers de coke dans les backstage du Stade de France… Ou alors faut que je quitte ce groupe de tocards pour me lancer dans une carrière solo.

L’avis de Smy : Je rejoins Fylo et Nach en cours de partie, ils sont en plein Air Guitar et se voient déjà des vedettes. Je dois les faire revenir sur terre et reprendre les règles du jeu. C’est sympa, mais je n’accroche pas plus que ça. Allez, venez, on va jouer à Dnup.

L’avis de Nachcar : Nul ! Pas le jeu; nous…

Restart – Iello

Restart est un jeu de tuiles où chaque joueur va devoir poser les siennes à tour de rôle, afin de se débarrasser de l’ensemble de sa main ou du moins marquer le moins de points possibles une fois que tout le monde aura passé (le 1er à 100 a perdu). A chaque tour donc, les joueurs peuvent poser une ou plusieurs tuiles qui se suivent strictement, dans l’une des 5 lignes de couleur. (noir, vert, rouge, bleu, orange). Les tuiles posées doivent se suivre, mais pas nécessairement suivre celles déjà sur la table, la seule règle étant qu’elles doivent être supérieures. Et étant donné que la pose se fait uniquement de manière ascendante, si vous posez des tuiles hautes (12, 13, 14 par exemple), les joueurs en possession de tuiles basses se retrouveront coincés avec, sans possibilités de les jouer. Sans possibilité ou presque, puisqu’il existe plusieurs bonus : Des tuiles permettant de se débarrasser de la dernière d’une ligne, une tuile permettant de jeter une ligne entière ou encore un 16 « restart » permettant de repartir du chiffre que l’on souhaite.

L’avis de Fylodindon : Derrière une apparence un peu austère façon Triominos avec des tuiles carrées (ou Scrabble avec des chiffres), se cache un petit jeu de putes où j’ai pris grand plaisir à pourrir Nachcar et Smy. Leurs insultes à mon égard durant les deux parties que nous avons joué étaient comme une douce mélodie à mes oreilles. Bon après, au-delà du plaisir de les emmerder, j’avoue que je n’ai pas été plus emballé que ça par le jeu. C’est sympa, j’y vois pas de gros défauts (à part la mise en place un peu pénible) mais je ne me vois pas jouer 50 parties. Du coup, je reste sur ces deux victoires et ça me va très bien.

L’avis de Smy : Ce n’est pas mon genre de jeu, mais je me laisse entrainer et le résultat est plutôt sympa. On comprend vite les règles, on entrevoit rapidement les stratégies et on passe un bon moment. Et voir Fylo gagner pour une fois un jeu, son sourire d’incrédulité, non non on n’a pas triché pour te laisser gagner comme avec nos enfants quand ils étaient petits, ça vaut tous les jeux du monde… Et sinon, un ptit Dnup ?

L’avis de Nachcar : Méchant ! Pas le jeu; Fylo ! Bon ok le jeu est méchant aussi mais c’est secondaire.

Piña Coladice – Iello

Piña Coladice est un mix un peu improbable de Yam’s et de Puissance 4, dans lequel on va jeter des dés pour obtenir des combinaisons et tenter d’aligner ses cocktails en ligne ou en colonne, sur une aire de jeu de 4×4 tuiles. En effet, comme au Yam’s on va jeter 5 dés en trois lancers (en mettant des dés de côté, comme au Yam’s donc). Et si on réussit l’une des combinaisons présentes sur les 16 tuiles, on place alors son jeton cocktail et on marque les points associés. Si ce jeton est juxtaposé à un autre de ses jetons (en ligne, colonne ou diagonale), on marque alors un point supplémentaire par jeton. Si par chance, on arrive à aligner 4 jetons en ligne ou en colonne sans avoir été bloqué par un adversaire, on remporte immédiatement la partie. Dans le cas contraire, on va au bout de la partie (tous les cocktails ont été posés) et celui qui a le plus de points l’emporte.

L’avis de Fylodindon : Typiquement le genre de jeux dont je ne vois pas l’intérêt… C’est qu’un avis personnel, mais c’est ni plus ni moins qu’un Yam’s avec un habillage sympa. Donc oui, tu ne passes pas un mauvais moment à y jouer, comme tu ne passes pas spécialement un mauvais moment à jouer au Yam’s d’ailleurs. Mais du coup, j’ai un peu de mal à voir où on peut trouver la motivation de l’acheter. Suffit de prendre 5 dés dans une boîte de jeu random et faire un Yam’s pour retrouver peu ou proue les mêmes sensations…

L’avis de Smy : Contrairement à Fylo, je trouve l’idée sympa et la réalisation plutôt jolie. Je ne sais pas si la catégorie existe, mais c’est un jeu d’Apéro plus, comme il y a du Familial plus, vite intégré, vite joué, accessible, mais avec une petite dose de stratégie en plus. Et je ne sais pas si ça a un rapport avec mon plaisir à boire de la Piña colada, mais j’ai gagné. Il y a des dés dans Dnup vous pensez ?

L’avis de Nachcar : Bourré ! Pas le jeu; nous…

Athlètes de Compète – Iello

Un jeu de l’oie chaotique ou l’on doit gagner plusieurs courses en lançant un dé, ça ne vend pas du rêve et pourtant ça fonctionne ! Il y a une trentaine de coureurs avec des pouvoirs différents et souvent débiles. Des pouvoirs qui offre des bonus pour avancer plus vite que les autres, ou des pouvoirs qui confèrent des malus à vos adversaires, histoire qu’il reste derrière vous et les entendre rager. Entre potes ça donne un joyeux bordel amusant.

L’avis de Fylodindon : Sur le papier, ça me fait pas spécialement envie. Visuellement, je sais que tous les goûts sont dans la nature, mais c’est vraiment pas ma came non plus. Une fois autour de la table, c’est sympa mais je n’ai pas plus accroché que ça ; en tout cas pas autant que semble accrocher les nombreux joueurs que je vois donner leurs avis ici et là. Après, je n’ai fait qu’une partie, incomplète qui plus est (2 tours au lieu de 4) durant un festival. C’est pas forcément la recette idéale pour kiffer. Mais bon, bof quoi…

L’avis de Smy : Ce jeu est mon incompréhension du festival et de la Hype. Autant je comprends que tout le monde semble vouloir jouer à Dnup lors des deux ou trois jours de Paris est Ludique, autant c’est un mystère pour moi pour Athlètes de Compète. Le jeu de l’oie a été inventé au XVIeme ou XVIIeme siècle et n’aurait jamais dû franchir les années pour arriver en 2026. Le semblant de chaos ne change pas grand chose et les parties s’enchaînent sans excitation. Toma a écrit un article complet sur ce jeu depuis le festival et semble s’éclater avec sa fille de 6 ans, je peux le comprendre, mais passé 10-12 ans c’est incompréhensible. D’ailleurs, Dnup c’est à partir de quel âge ?

L’avis de Nachcar : Chaotique ! Nous et le jeu. Et c’est ça qu’est bon !

Mist – Mimesis Editions

Le jeu vidéo a tendance à déborder sur le jeu de société ces derniers temps, notamment avec les grosses adaptation type The Witcher, Dead Cells ou Rainbow 6 (celui-là je le cite juste pour foutre la rage à Nachcar qui l’a pledgé pour rien). Mais à ma connaissance, il n’y a pas encore eu d’adaptation de Metroidvania. Il est donc question ici d’arpenter des tableaux en forme de cartes, en choisissant vers quel point on se dirige, en débloquant des accès, combattant des ennemis et en faisant d’incessants allers et retours comme dans tout bon Metroidvania qui se respecte.

L’avis de Fylodindon : Chaque année, il arrive un moment hors du temps où une seconde d’inattention se traduit en « Nachcar et Smy se sont assis à une table pour jouer à un jeu improbable », un peu comme un parent qui le paye dès qu’il relâche sa vigilance sur ses gamins. Bref, cette année c’est donc avec Mist que s’est produit cette expérience. Le jeu est encore à l’état de prototype et si l’idée est plutôt originale, la réalisation ne me permet pas d’entrevoir un hit en perspective. Alors contrairement à Smy, j’ai moins de réticences vis-à-vis de l’utilisation de l’I.A., d’autant que l’auteur a tout dessiné lui-même. Il a juste demandé à l’I.A. de redessiner en plus joli car, comme moi, c’est une buse en dessin. Donc c’est pas totalement généré par I.A. et ça change pas mal la donne. Par contre, j’ai trouvé l’exploration un peu minimaliste et le système de combat sans intérêt. Mais encore une fois, c’était un proto et le tout début du tout premier niveau…

L’avis de Smy : C’est aussi ça les festivals, se faire entraîner par des potes dans des trucs imprévus, on a parfois de bonnes surprises, et parfois non. Sur le papier Mist n’a rien pour me plaire (je n’aime pas les Metroidvania dans le jeu vidéo) et dans la réalité rien non plus. Difficile de juger sur une version si alpha et en peu de temps, mais quand l’auteur lâche comme une fleur que les illustrations sont faites en I.A. Générative, je sens mes poils se hérisser. Je pense à Dnup pour me calmer.

L’avis de Nachcar : Généré par IA ! Les illustrations du jeu; pas nos articles.

First Giants – Space Cowboys

Des Paléontologues qui excavent des fossiles sur des sites de fouilles pour les exposer dans leur musée, avec du très joli matos et une mécanique de timing intelligente (profiter des pouvoirs des cartes ou scorer pour éviter de se faire damer le pion par nos adversaires), voilà ce que propose les Space Cowboys avec First Giants. Une réadaptation du célèbre Elysium, par le créateur de Monumental

L’avis de Fylodindon : Vu que l’éditeur nous l’a envoyé pour qu’on puisse le tester (oui, fin mai… je suis en retard, comme pour cet article d’ailleurs. L’été, la chaleur, la flemme, tout ça tout ça…), je vais donc garder mon avis pour plus tard (#teasing). Toujours est-il qu’étant plutôt fan d’Elysium dont il est le reboot du remake (c’est pour ça qu’il plaît à Smy, en bon fanboy Playstation qu’il est), sur le papier je suis déjà conquis…

L’avis de Smy : Il n’est pas simple de s’approprier des jeux avec un peu de profondeur en festival et First Giants est sans doute le plus évolué de ceux croisés dans cette édition de PeL (la température et le soleil ne nous encourageaient pas à plus). C’est un familial très agréable, superbement illustré et édité comme savent le faire les Space Cowboys. Fylo l’avait acheté la veille et j’ai très envie de lui voler pour tester les différentes façons de marquer des points. Par contre il ne volera pas mon Dnup.

L’avis de Nachcar : Fossilisé ! Pas le jeu; enfin si un peu, mais surtout certains d’entre nous…

Interactions – Jeux Opla

Jeux Opla était notre seul et unique rendez-vous du festival, donc merci à Max d’avoir accepté de partager sa table et sa passion avec nous. Une petite revue du catalogue de l’éditeur, un petit mot sur leur philosophie et on découvre Interactions en équipe, 2v2. Le jeu a des faux airs d’Othello où chaque carte posée va retourner sa/ses voisine(s) afin de nous permettre de scorer un max… et/ou de faire en sorte que les adversaires marqueront moins. La thématique est sur les interactions des espèces animales et végétales et les équilibres des écosystèmes.

L’avis de Fylodindon : Si j’étais assez curieux de voir le jeu, j’avoue que je ne m’attendais pas à grand chose pour autant ; un petit jeu sympa à sortir de temps en temps quoi. Au final, j’ai été plutôt conquis par la proposition, surtout en équipe où je trouve que ça marche très bien (c’est juste dommage qu’on m’ait arbitrairement mis avec Smy). D’ailleurs, je ne dois pas être le seul à qui ça a plu, puisque Smy m’a piqué la boîte que Max m’avait apporté pour tester…

L’avis de Smy : Après une agréable présentation des jeux d’Opla que je connaissais peu, nous entamons une partie à quatre avec Max. Il nous propose de jouer directement à la variante 2v2 et cela apporte beaucoup. J’ai depuis rejoué à quatre à la fois en solo et en 2v2, et cette dernière est clairement la meilleure règle. Les parties sont rapides, vivantes, avec réellement beaucoup d’interactions entre les joueurs. J’ai prévu d’écrire un article complet sur ce jeu.

L’avis de Nachcar : Parasites ! Pas le jeu; Fylo et Smy.

Dnup – Asmodée

Dnup est un jeu de défausse où il faut se débarrasser de ses cartes avant ses adversaires, en posant des combinaisons de cartes identiques (1 carte étant aussi une combinaison, oui oui), en complétant les combinaisons de ses adversaires ou en leur volant leurs cartes posées sur la table pour servir nos diaboliques desseins. Le twist c’est que chaque fois qu’un joueur pose la même combinaison mais avec des cartes de plus forte valeur, vos cartes vous reviennent en main… à l’envers. Et à l’envers, c’est pas les même chiffres. C’est con, hein ?

L’avis de Fylodindon : Difficile de passer à côté de Dnup ces dernières semaines, tant il a buzzé.  Pourtant, lorsque l’éditeur nous a proposé de le tester, on l’a tous snobé en mode « Moi, tester un Skyjo-like ? Tu m’as bien regardé ? ». Mais comme par 38°c à l’ombre on perd toute dignité, on a fini par s’asseoir à une table pour y jouer, en mode blasé. Et là, c’est la claque. Derrière son apparence de petit jeu de pli/défausse comme on en voit des dizaines par mois, se cache une véritable pépite, bien plus tactique qu’il n’y paraît. Résultat, on l’a tous acheté à la sortie du festival !

L’avis de Smy : À chaque festival je tombe sur un jeu qui me plait au point d’y rejouer tous les jours et d’y entrainer les différentes joueuses et joueurs avec qui je viens. C’était le cas de Take Time l’année dernière, et cette année c’est Dnup qui est ma révélation. Les premières parties avec les Polygamer sont très sympas, le lendemain avec d’autres personnes tout autant, et il fonctionne parfaitement pour les suivantes avec ma famille de joueuses. Sa mécanique est géniale et j’enchaine les parties depuis Paris est Ludique, j’ai récupéré sur le festival une édition mini et j’ai presque envie de l’avoir tout le temps en poche.

L’avis de Nachcar : Très fort ! Le jeu… et moi !

Back to Back – PlayPunk

Le futur jeu de PlayPunk change de Zenith et Captain Flip puisqu’il s’agit cette fois ci d’un jeu d’ambiance basé sur des associations d’idées et des mots à découvrir. Il devrait sortir en fin d’année 2026.

L’avis de Smy : Je reviens le dimanche sans les Polygamer, à la fois pour rejouer à plusieurs jeux de la veille, à d’autres jeux, mais aussi pour découvrir les futures sorties. Je rate de peu un début de partie sur le stand de PlayPunk et je regarde par curiosité les différentes joueuses et joueurs s’approprier le jeu et faire deviner leurs mots. C’est aussi amusant à regarder et je reste toute la partie, en me retenant d’intervenir. A tester à sa sortie, même si ce n’est pas mon genre de jeu.

Link City – Bandjo!

Link City est un jeu de construction de ville coopératif. A chaque tour, un des joueurs endosse le rôle de Maire et pioche trois tuiles de bâtiments au hasard. Sans connaitre ces trois tuiles, les autres joueurs posent trois plots de chantiers à des emplacements vides de la ville. Le Maire doit alors faire secrètement les meilleurs associations d’idées entre les trois bâtiments et les trois plots, sans dire un mot (le bâtiment des Alcooliques Anonymes pourrait bien être à coté des Caves de Champagne…). Les autres doivent ensuite discuter pour tenter de deviner les emplacements choisis par le maire.

L’avis de Smy : C’est un petit jeu d’ambiance qui est original dans la vision politique de la ville. Est-ce que l’on tente une ville agréable, utopique, ou au contraire est-ce que l’on reproduit le cynisme de l’urbanisme réel ? Est-ce que les autres joueurs autour de la table vont imaginer la même chose que moi, la même ironie, et me permettre de poser mes tuiles ? Pas inoubliable, mais sympa.

Tales of Kunugi – Frenchy Kuma

À la fois jeu de construction coopérative, d’adresse et de stratégie, Tales of Kunugi est un superbe jeu tout en bois. La pose des éléments sur le vieux chêne japonais, ou Kunugi, ne se fait pas au hasard, mais selon des contraintes liées à des objectifs communs à l’équipe et personnels aux joueurs, tout au long des différentes saisons de l’année. Ce jeu est à la fois édité au Japon et en France.

L’avis de Smy : Ce jeu me tentait dès le début du festival, à la fois par sa beauté et par ce qui ne semblait pas être que de l’adresse. Il nous faudra attendre la toute fin de Paris est Ludique pour pouvoir enfin l’approcher et découvrir sa poésie. La stratégie est bien présente, et si chaque joueur a ses objectifs secrets et que la communication est limitée, la construction de l’arbre est totalement coopérative et les points finaux sont pour l’équipe entière. Malgré la pression de la clôture du festival et du démontage des stands autour de nous, nous avons réussi à marquer le plus haut score possible, ce que seules deux équipes ont réussi pendant les trois jours ! Cette première partie me donne très envie d’y rejouer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *