Blablabla le chapo où j’introduis le jeu blablabla avant de faire une critique super parce que c’est moi qui l’ai écrite et que je suis le meilleur rédacteur de cette équipe de baltringues
First Giants est un jeu de cartes sorti en mai dernier, créé par Matthew Dunstan et Brett J.Gilbert, illustré par Maud Chalmel et Jessica Cognar, édité par Space Cowboy, distribué par Asmodee, testé par Fylodindon. Tout d’abord présenté comme une refonte de l’excellent Elysium (l’un des trois jeux que je regrette d’avoir vendu, avec Deus et Lords of Ragnarok), il présente finalement quelques différences notables avec son illustre prédécesseur, à commencer par son thème : la préhistoire !
Une nuit au musée

On y incarne un paléontologue qui va devoir agrémenter sa collection de pièces rares et, si possible, faire en sorte que le public vienne en nombre dans son musée plutôt que dans celui du ou des voisin(e)s… en tout cas, si on veut remporter la partie. Pour cela, il va falloir envoyer ses archéologues sur les différents sites de fouilles répertoriés pour ramener des ossements de créatures disparues depuis des millions d’années et tenter de reconstituer des familles complètes (5 familles distinctes) ou regrouper des créatures de même taille (3 tailles possibles). A chaque tour de jeu donc, on a le choix entre jouer un archéologue (un pion) et l’envoyer sur un site de fouille où on n’est pas déjà présent, ou récupérer les archéologues déjà sur sites. Si on joue son pion, on récupère l’une des deux cartes présentes qu’on remplace alors immédiatement par une nouvelle issue de la pioche. Si on récupère ses pions, on peut choisir de récupérer de l’ambre (la monnaie) ou exposer un ou plusieurs fossiles en fonction du nombre de pions récupéré (1 pion = 1 ambre ou 1 fossile exposé).


Lorsqu’on récupère une carte, on la pose devant soi, au-dessus de son plateau de jeu. Ces cartes sont surmontés d’un coût allant de 1 à 3 et d’un pouvoir spécifique. Ces pouvoirs peuvent être uniques (l’éclair) et vous accorde alors un bonus au moment où la carte est récupérée. D’autres s’inscrivent sur la durée et vont vous rapporter des bonus à chaque fois que vous récupérerez une carte d’une même famille ou une carte surmontée du logo « troupeau ». Par contre, si on décide de récupérer ses pions déjà en jeu, on peut choisir d’exposer ses fossiles en les retournant et en les descendant sous notre plateau de jeu. Le pouvoir des cartes exposées n’est donc plus utilisable à partir de ce moment mais va vous permettre de remporter des points de victoires en tentant de reconstituer des familles avant vos adversaires. Toute la mécanique repose donc sur l’identification du moment idéal pour exposer ses cartes, afin de bénéficier au mieux de leurs pouvoirs sans risquer de perdre des points précieux par excès de gourmandise, au profit de vos rivaux (la question ne se pose toutefois pas avec les cartes éclair, vu que c’est un one shot).
Jurassic Cartes

Alors je ne sais pas si c’est le côté nostalgie qui parle ou si c’est une question de qualité intrinsèque des deux jeux, mais je n’accroche pas plus que ça à First Giants là où j’avais beaucoup aimé Elysium à l’époque. Ici, je trouve que les pouvoirs sont très disparates en terme d’intérêt et les parties ne se renouvellent pas autant que je l’aurai souhaité. Il y a également un déséquilibre dans la mécanique d’expositions, puisque terminer une famille de cartes de valeur 1 rapportera autant qu’une famille de valeur 3, alors que le coût est sensiblement supérieur avec les cartes 3. Enfin, je n’ai pas ressenti de dilemme entre exposer ou non une carte pour continuer à profiter de son effet, sans doute parce qu’il y a beaucoup trop de pouvoirs en one shot et que les capacités spéciales, telles que le troupeau, a un intérêt relativement limité. J’y ai joué à deux, trois et quatre joueurs, et toutes les configurations se valent, pour un résultat pourtant bien différent. Ma préférence va au jeu à deux, car les parties sont plus rapides mais en contrepartie, on va jouer un peu plus dans son coin car il n’y aura pas trop de compétition sur les combinaisons de familles, plus sur le nombre de combinaisons qu’on va pouvoir réaliser avant la fin de la partie. C’est donc plus une course qu’une foire d’empoigne. A trois ou quatre joueurs, on s’intéresse bien plus à ce que font nos rivaux et il y a plus d’interactions, mais je trouve que le jeu traîne un peu en longueur et qu’on subit un peu plus le jeu.


Après, si First Giants été annoncé comme une sorte de reboot d’Elysium, au final il n’en est rien. Certes, on retrouve la même mécanique de bascule des cartes dans son exposition pour scorer, mais c’est à peu près tout. Elysium proposait plusieurs familles de dieux pour varier les parties et je le trouvais globalement plus tactique, plus tendu, plus intéressant ; un peu comme si First Giants était une version light du jeu originel. Il y a peut-être aussi le fait que les dieux grecs et l’esthétisme général d’Elysium me parlait plus que les dinosaures de First Giants et ses couleurs un peu fades. Bon, les dinosaures c’est vraiment pas ma came, donc c’est très subjectif comme avis. Mais graphiquement je le trouve pas dingue, ce qui est d’autant plus dommage que le matériel est plutôt qualitatif. En définitive, je ne dirais pas que je n’ai pas aimé, mais la comparaison avec Elysium lui fait mal et il aurait mieux valu l’occulter. Le jeu est sympa, j’ai passé de bons moments à faire quelques parties, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.
Jeu reçu de l’éditeur par Nachcar qui me l’a amené en juin dernier et que je passerai à Smy ensuite avant de probablement finir dans la ludothèque de Toma.
