Ghost Recon Breakpoint : Opération Amber Sky, retour mitigé à Auroa

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Quand vous avez un bébé affreux, vous avez beau lui mettre des jolis vêtements, au fond il reste affreux.

Après notre test de la bêta de Ghost, puis notre avis définitif sur un jeu toujours en bêta, il était temps d’effectuer un petit retour sur Auroa afin de profiter de l’opération Amber Sky qui voit débarquer l’équipe Rainbow 6 dans la licence Ghost.

Un jeu tout neuf…

Rien à voir avec cette opération spéciale mais il faut d’abord évoquer le titre lui même. En effet après l’accueil particulièrement mauvais du jeu, Ubisoft c’est décidé à revoir sa copie et si le programme de l’année 1 a été bousculé c’est parce qu’une refonte de Breakpoint a eu lieu. Un mode standard vous propose de garder Breakpoint comme il était à sa sortie (enfin avec des améliorations mais pas de refonte), alors qu’un mode « immersif » apporte lui une partie de ce qu’il manquait au jeu. Tout d’abord out le niveau d’équipement et le loot toutes les 3 secondes. Les armes sont uniques et n’ont plus de niveau. Leurs dégâts dépendent de leurs améliorations, vous pouvez débloquer de nouvelles armes en ramassant celles de vos adversaires ou en en construisant à partir de plans quand vous êtes dans un bivouac/QG. Ensuite la difficulté tactique, nombre d’armes portées, quantité de bandage, consommation de vigueur, perte de balles lorsque vous rechargez, blessures guéries uniquement lors de soin (et non d’injection de seringue), absence de régénération de santé et une nuit plus noire viennent compléter le mode pour une ambiance bien plus survivaliste. Ajoutez à cela l’interface minimaliste et le mode exploration non guidée et on se retrouve plus dans ce que Breakpoint nous avait vendu. Un jeu Ghost Recon dans une ambiance de survie. Je dis « plus » mais pas complètement non plus, on y reviendra plus tard.

Dans le nouveau mode nuit, il fait vraiment nuit.

Ajoutez encore trois nouvelles classes, l’arrivée de PNJ pour compléter votre escouade, une seconde puis une troisième campagne, un raid, un évènement spécial « Terminator », un second « Révolution » et un troisième « Opération Amber Sky » et on ne peut pas dire qu’Ubisoft ait laissé mourir son bébé.

L’opération Amber Sky

Revenons en à nos moutons. Sentinel produit un nouveau gaz neurotoxique appelé « Amber Ruin » qu’il compte vendre aux organisations terroristes internationales. Avec un pitch aussi original (second degré je précise au cas où) on ne peut qu’être soulagé de l’arrivée de l’équipe Rainbow Six pour arrêter cette terrible menace. Votre mission sera de détruire les productions de gaz, identifier les acheteurs, s’en occuper, trouver un vaccin et sauver le monde, rien que ça.

C’est donc Lésion qui prend contact avec vous, Nomad, pour intervenir sur Auroa. Il vous envoie Ash, Tatcher et Finka pour vous aider. Si vous ne les connaissez pas, ils viennent remplacer vos (nouveaux) coéquipiers, Ash est munie d’un lance grenade, Thatcher de grenade iem alors que Finka pourra vous fournir un boost médical au combat. On apprécie particulièrement le soin apporté à ce petit crossover, par exemple quand Finka déclenche son pouvoir, entendre les mêmes sons que dans Rainbow avec le bord d’écran bleu est toujours sympa.

 

Au total vous aurez 10 missions dans ce scénario et c’est largement suffisant car elles deviennent vite répétitives et si l’on apprécie le crossover, il faut bien avouer qu’il n’apporte pas grand chose à part le côté sympa de retrouver vos héros de R6. Sa principale nouveauté est d’opérer dans un nuage de gaz avec des filtres de masque à gaz qu’il faut changer régulièrement. Du coup la visibilité est souvent largement altérée et les changements de filtres n’apportent que peu de chose.

Au final, l’opération Amber Sky n’est pas mieux développée que l’épisode 2 (qui était déjà un crossover sympathique avec Sam Fisher) ou 3 du mode campagne et si c’est toujours agréable de voir du contenu arrivé dans un jeu, nous faire faire toujours la même chose avec un gameplay super sympa dans un univers dingue mais avec une réalisation exaspérante, une ia aux fraises et une diversité totalement absente d’une mission à l’autre, tout cela n’apporte finalement que peu de plaisir.

 

… Mais tellement loin de ce que l’on peut attendre

Bon maintenant parlons (rapidement) des choses qui fâchent.

Malgré toutes ses mises à jour, le jeu procure le même sentiment partagé entre plaisir et frustration. Si l’infiltration est jouissive, les phases d’actions sont navrantes. Si l’univers est top, la réalisation est calamiteuse. Si les nouvelles classes sont sympas, leur utilité est anecdotiques. Si le contenu est ultra riche, la répétitivité est omniprésente.

Je vous laisse sur un exemple d’i.a. réactive, où quand l’infiltration n’a plus de limite, même pas une porte enfoncée.

En conclusion

Un an et demi après sa sortie, je profite de l’opération jointe avec les force de Rainbow 6 pour retrouver Ghost Recon Breakpoint que j’adore envers et contre tout bon sens. Car oui il faut bien le dire, si le contenu est là et que cette mise à jour évènementielle est sympathique (rien de plus) le jeu n’arrive pas à s’en sortir et rattraper le coup. Plein de bonnes choses sont venues se greffer sur un jeu bancal mais je crois que ce jeu restera bancal à jamais.

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