Parce que même quand on a des mômes, on n’a aucune envie de se taper des parties de Toutou rista ou de Tire sur mon doigt, j’ai décidé de vous proposer, certains mercredi, un jeu de société sympa à faire avec eux.
Je sais pas comment vous avez deviné mais c’est bien Iello qui régale encore une fois avec Bunny Kingdom Town. Une toute nouvelle version deux joueurs tirée de la série Bunny Kingdom.
Un poil plus tactique que croque carotte
Depuis des générations, deux grandes familles du royaume lapin rivalisent pour s’attirer les faveurs du roi.
À la tête de l’une d’elles, vous avez l’opportunité de fonder une nouvelle ville prospère, en planifiant soigneusement vos constructions et en développant des quartiers florissants.
BKT, appelons-le comme ça pour gagner du temps, est en effet un jeu de draft avant tout. Sur 4 manches, vous allez devoir choisir chacun de vos quartiers et leur emplacement de construction. Une fois une tuile posée, on active le décompte de points qui est un simple multiplicateur. X étoiles fois X couleurs dans le quartier. 5 tuiles à prendre par manche soit une vingtaine pour remplir la ville. Draft, placement mais aussi quelques cartes (on en pioche 2 et on en garde 1 par manche) pour faire des scores sous des conditions que l’on garde secrètes pendant toute la partie. Avec ça, vous avez toutes les règles du jeu.

Le premier élément qui m’a frappé c’est la fluidité du jeu. La mise en place et les règles sont un peu lourdes, surtout pour jouer avec un enfant (le jeu est classifié 10+). Si la draft est assez évidente, le côté placement est plus obscur avec les petits lapins architectes sur les cases disponibles, les cartes à remplacer et les conditions de pose. Mais finalement, on prend le pli en une manche à peine et on découvre que c’est non seulement très simple mais surtout très fluide et rapide. On prend, on pose, on remplace et c’est à notre adversaire.
Le principe est de savoir s’adapter en fonction des cartes que l’on pioche pour maximiser ses points et faire des combos si possible.
En plus, les tuiles bâtiment changent d’une partie à l’autre (il y a plus de tuiles disponibles que l’on en utilise en une partie). Cela amène des parties variées augmentant la rejouabilité du jeu. Il en va de même pour les cartes objectifs. Permettant de ne pas se lasser. Peut-être pour ca que j’ai passé mon été dessus.
L’avis de mon petit lapin, kiki, 6 ans
J’aime bien. Surtout la tuile bonus « pierre feuille ciseaux » qui fait gagner 10 points. J’aime bien aussi celle qui permet de reprendre une tuile déjà posée. Je trouve que Papa est lent pour poser ses tuiles alors que moi je joue très vite. J’aime bien quand je fais 150 points même si j’ai jamais fait 200. Et ça va c’est pas trop compliqué.
BKT est indiqué 10+ et c’est vrai que je n’y jouerai pas avec un enfant pas habitué aux jeux de société. Mais dans le cas où ils ont l’habitude alors les mécaniques sont vite comprises et finalement même à 6 ans, ma fille apprécie vraiment et joue assez bien. Bien sûr certains choix laissent perplexes et elle a du mal à me gagner (pour une fois) mais elle ne joue pas du tout au hasard.
Le jeu fera travailler le choix, la planification et bien sûr le calcul pour garder un oeil sur le fil de la partie.
En conclusion
Bunny kingdom town est une franche réussite. Il ne m’a pas quitté de l’été et a largement concurrencé Athlètes de Compète lorsqu’il fallait choisir un jeu avec ma fille. Rapide, fluide, tactique, il emporte tous les suffrages de mon côté. D’autant que les parties sont assez variées selon la stratégie adoptée par votre adversaire et les tuiles disponibles. Bravo. Ah, et on peut aussi jouer entre adultes bien sûr.
Testé via une boite de jeu fournie par l’éditeur
