Winter Games 2023, curling, bobsleigh et descente… en enfer

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Voilà que d’un coup je vois passer un certain Winter Games 2023. Friand de ce genre de jeux, je me lance dans le test. Seule bonne nouvelle ça ne m’a pas pris beaucoup plus d’une demie-heure

À la sortie de Steep j’ai rêvé d’aller au ski pendant une saison complète, à l’arrivée de Rider Republic j’ai direct réservé mes vacances aux Contamines Montjoie (aller hop un peu de pub pour la station) mais grâce à Winter Games 2023 j’ai économisé beaucoup d’argent. Et ça, c’est déjà pas si mal en période de crise.

Premier contact avec le jeu, ça pique un peu les yeux

Des épreuves à faire en famille (surtout si vous avez des enfants)

Allez c’est parti, même si cette année il n’y a pas de jeux olympiques d’hiver (j’ai réalisé ça après coup ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille) nous avons quand même le droit à notre jeu de JO. En tant que fan du genre, je me précipite et voici un aperçu de ce qui nous attend.

Avant l’épreuve on vous propose un petit tuto simple mais très explicite et donc bien fichu

Au total vous pourrez profiter de 3 modes de jeu. Tout d’abord, « Compétition » qui regroupe plusieurs épreuves selon leur difficulté ou leur genre ainsi qu’une compétition personnalisable avec les disciplines qui vous intéressent. Ensuite, des épreuves solos qui portent assez bien leur nom pour que je ne m’attarde pas dessus. Et enfin, un mode entraînement pour qui il en va de même.

Peu importe le mode, ce sont au total une dizaine d’épreuves qui vous attendent. Biathlon, ski cross, skeleton, bobsleigh, descente, super G, boardercross, saut à ski, patinage de vitesse et curling.

Tout est simple et bien fichu mais le contenu est loin d’être abondant.

On notera surtout que le jeu est assez vide. 10 épreuves c’est pas mal mais loin d’être assez pour nous occuper longuement. Des variantes des épreuves auraient pu prolonger le plaisir presque de manière artificielle mais là on n’y a même pas le droit.

En plus de ça, le challenge est de loin pour des enfants. C’est bien simple le jeu m’a occupé un peu plus d’une demie-heure pour faire toutes les épreuves, j’ai décroché l’or dans toutes les disciplines dès mon premier essai et parfois de manière absolument indécente par rapport au sport. Disons juste qu’il est rare de voir en compétition tous les concurrents qui se battent pour se départager au dixième de seconde et un premier avec, lui, 30 secondes d’avance. Encore une fois le jeu sera peut-être plus sympa pour de jeunes enfants.

D’ailleurs si on peut se tirer la bourre entre potes en local (et c’est tout l’intérêt des jeux de ce genre) on regrettera de ne même pas avoir la possibilité de jouer online ou même simplement de pouvoir comparer ses scores avec le reste du monde ou ses amis. Comment je vais me vanter de faire un top 1 mondial comme à Rollerdrome ?

Heureusement que c’était ma première descente

Du positif là-dedans ?

Avant de relancer quelques pics tout à fait légitimes, attardons nous sur les points positifs du jeu. Car il faut bien avouer qu’il y en a. Tout d’abord, la prise en main est super facile. Les tutos sont bien faits et on n’a jamais de mal à comprendre comment progresser dans un sport ou un autre. Ensuite le gameplay est efficace. Il y a tout ce qu’on aime dans ce genre de jeu. On va bourriner notre bouton X et alterner X et O sur certaines séquences. Les gâchettes pour le tir ou les virages serrés et un peu d’équilibrage avec les joysticks. Clairement rien d’innovant mais c’est parfait. Un bon jeu de JO est un jeu où des amis s’affrontent à qui tapera le plus vite sur sa manette non ? Parfait pour enchainer sur le fait que le mode local à 4 joueurs est également de la partie (comme indiqué plus haut oui). Finalement c’est surement le plus important dans le jeu car croyez moi sur parole c’est pas en solo que vous allez le saigner. Sinon je suis désolé pour vous. Enfin les impressions sont plutôt bonnes en jeu. Que ce soit en descente ou en skeleton, en luge ou en saut à ski, on n’a pas l’impression de se trainer ou de manquer de contrôle. L’équilibre est bien fait.

Surement mon plus beau screen du jeu grâce au mode ralenti

Allez j’ai eu ma dose de gentillesse, fini le mode bisounours. Winter Games 2023 est développé par le studio independant Arts et édité par les allemands de Wild River Games. C’est donc vers ce duo, bien connus (second degré) pour leur plagiat de overcooked dans Ooops! 2 qu’il faut se tourner pour comprendre à quoi on a affaire. Entre un poney club et un Bibi & Tina auf des Martinshof remaster for PS5, la marche était peut-être un peu haute pour développer un jeu vraiment next-gen exploitant à fond les capacités de la PS5 (private joke juste pour faire plaisir à Tso). Au final on les laisse sur leur projet de Finnigan fox sur Intellivision Amico (si vous êtes curieux jetez un oeil au lien ça vaut le coup mais ne rêvez pas la console est pour le moment retardée indéfiniment).

En conclusion

On va pas se mentir, si le gameplay du jeu est très cool et qu’on peut passer un bon moment entre amis (ou j’imagine en famille avec des enfants assez jeunes et pas trop regardants sur la qualité d’un jeu), Winter Games 2023 ne vaut franchement pas grand chose et certainement pas 30 euros (encore moins 40 sur Switch).

Daté, moche, vide, offline et n’offrant aucun challenge, je vois pas comment je pourrais conclure gentiment sur ce jeu.

Bravo !

(Bonus) Retour vers le futur

Pour finir je vous laisse comparer le trailer avec ce test datant de 2010 qui ressemble très étrangement au jeu auquel j’ai joué, même moteur, exactement la même animation pour le skeleton, même flou de vitesse en descente, exactement la même vision lors du saut à ski, même gameplay, mêmes modes, presque les mêmes épreuves (y’en a un peu plus que dans la version 2023) bref même jeu ? Non un jeu PS3, Vancouver 2010 (Et j’ai pas parlé de plagiat alors on peut pas m’attaquer).

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