Returnal Ascension : Plaisir illimité

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Avec une « simple » mise à jour, Housemarque m’a rappelé ô combien ce jeu est génial.

Commençons pas un postulat de base que je ne peux nier. Ce test n’est pas objectif puisqu’on parle ici de mon jeu de l’année 2021. Returnal est une pure merveille à mes yeux et encore plus avec quelques mois de recul puisque je me rends compte qu’aucun autre titre de la console, aussi bon soit-il, ne m’a fait cet effet là. Plaisir, addiction, douleur, mystère, ambiance, tout y est parfait.

Alors, quand les développeurs annoncent une mise à jour, je regarde toujours du coin de l’œil. J’avais par exemple vu passer la 2.0 ajoutant un mode photo et la fameuse suspension de cycle (la sauvegarde). Mais rien de plus fou que ça. Du coup, au moment de la sortie de la 3.0, je regarde d’un air distrait quand soudain : La mise à jour comprendra un mode coopératif et un nouveau « monde » la tour de Sisyphe. Ok, alors là je pose mon 22 Mars et personne ne vient me déranger. J’ai un monde infini à finir.

Dépenser une clé ou non ? Telle est la question

Mieux que 90% de DLC payants du marché

Avec un titre comme ça je vais donner de mauvaises idées aux développeurs mais en même temps je pense qu’ils connaissent mieux que moi l’état du marché actuel. Si j’étais un fervent détracteur des DLC quand toute cette m… a commencé, il faut bien avouer que je me suis habitué et que certains DLC payants passent plutôt bien quand il s’agit de prolonger un jeu. Chez Housemarque, non seulement le DLC est de qualité mais en plus il est gratuit. C’est un peu comme si vous vous payiez un resto étoilé et qu’un an après il vous rappelle et vous propose de revenir gratuitement.

Faisons un point rapide sur le mode coopération. Dans la plupart des jeux, un mode coopération est une évidence pour moi et je regrette bien souvent son absence. Bon, il s’avère que Returnal est le parfait exemple du jeu où ça ne m’intéresse pas du tout. Mais on ne va pas cracher dans la soupe pour autant. Testé avec un ami, ce mode est parfaitement intégré à l’histoire. Coincée dans des boucles temporelles, Sélène finit par croiser sa propre route et ce sont deux boucles temporelles qui s’écrivent alors en même temps. Le prétexte fonctionne parfaitement et la coopération est bien plus efficace qu’on ne pourrait l’imaginer. Le joueur qui invite mène la danse et si les deux Sélène s’éloignent trop l’une de l’autre (avec une bonne liberté quand même), l’invité sera téléporté vers l’hôte. Pour le reste on retrouve tout le plaisir de Returnal avec deux fois plus d’efficacité et la possibilité de soigner son partenaire quand il est au sol.

En fait, comme me l’a justement fait remarquer mon coéquipier, ce mode coopération est un bon palliatif à l’introduction d’un mode facile, toujours réclamé par une partie des joueurs. Plutôt que de dénaturer le jeu, le faire à deux avec la possibilité de se relever en fait largement baisser la difficulté.

La tour de Sisyphe

L’idée de Sisyphe, pour ceux qui auraient fait l’erreur de ne pas jouer à Hadès (ou simplement qui n’aiment pas la mythologie), c’est d’être condamné à pousser en haut d’une colline un rocher qui finit forcément par en redescendre. Ici, c’est donc Sélène qui tentera l’ascension d’une tour sans fin qu’elle est condamnée à recommencer en boucle.

Venons-en maintenant aux choses sérieuses. Cette petite mise à jour gratuite, balancée comme ça nonchalamment comme n’importe quelle mise à jour, introduit tout simplement un nouveau mode de jeu, intégré à l’aventure dès le site du crash (lieu de départ de l’aventure).

Je profite de cette mise à jour pour jouer avec le mode photo quand même

Vous pouvez donc choisir de rejoindre la tour de Sisyphe, pour une épreuve sans fin qui vous permettra d’en apprendre plus sur l’histoire principale de Returnal. L’ascension de la tour a son propre fonctionnement. Des zones, en nombre illimité, qui seront découpées en 20 salles à chaque fois. A l’intérieur, des ennemis, beaucoup d’ennemis, des mini-boss, du soin ou autre artefact à récupérer, des armes (dont des nouvelles) et un challenge grandissant. Une fois la 20e salle atteinte, un nouveau boss, Algos, viendra vous expliquer l’étymologie de son nom.

Il n’y a pas grand chose à dire de plus sur ce DLC. L’ascension de la tour est juste un challenge de plus. Préparé avec le plus grand soin. Personnellement, j’ai adoré l’histoire de Returnal, autant que son ambiance ou son gameplay. Les développeurs, habitués des shooters arcades, ont réussi le pari de sortir un « vrai » jeu 3D, scénarisé, avec une ambiance très forte, tout en gardant ce côté shooter à l’ancienne, ultra dynamique et avec une difficulté très relevée. Alors quand ils proposent d’en apprendre un peu plus sur la trame principale, forcément je dis oui. Et le pire c’est que ce prétexte me fait juste retomber amoureux de ce gameplay et me donne envie de relever le challenge de battre les meilleurs (bon soyons honnête j’en suis très très très… loin).

En Conclusion

C’est bien simple, Returnal est un chef-d’œuvre, oui c’est dit, et cette mise à jour nous fait replonger dedans avec un plaisir incomparable. Si l’on a presque l’impression de jouer à une suite, en retrouvant nos sensations, l’addiction et la découverte d’un nouvel arc narratif, on se rend vite compte que la durée de vie de cette mise à jour est très limitée. Mais quel plaisir ! Une fois les éléments d’histoire débloqués, il vous reste le challenge du score ou d’aller le plus loin possible dans ce mode illimité pour combler votre désir de jouer.

Merci Housemarque, c’est que du bonheur !

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