Hadès, petit plaisir infernal

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Un an après sa sortie sur Switch ou PC, Hades débarque sur consoles (les vraies) et il était temps pour nous de mettre la main dessus et de sortir des enfers.

Fort de mon deuxième succès à l’instant pour m’échapper des enfers, il est temps pour moi de commencer à rédiger le test de ce rogue-lite pas tout à fait comme les autres.

Tout commence ici (et non je ne vais pas faire de jeu de mot pourri)

Une narration impeccable !

La première chose qui frappe dans Hadès (par rapport à Dead Cells que j’affectionne particulièrement, par exemple) c’est la richesse de son histoire. Dès le début, les dialogues sont nombreux et semblent inépuisables. Déjà le thème me plait beaucoup. La mythologie est toujours un terrain de jeu passionnant à mes yeux et le jeu de Supergiant Games le prouve une fois de plus. Vous, Zagreus, fils d’Hadés, décidez de fuir les enfers. Vous aurez donc comme contexte ce lieu si particulier avec tous les personnages qu’on lui connait ou non (Nyx, Charon, les Erinyes, Cerbère…) Chacun aura son lot de dialogue et comme le veut le genre du jeu, à chaque mort s’en suit un recommencement et à chaque passage, chacun de ces personnages aura de nouveaux dialogues brisant toute répétitivité du titre. C’est bien simple il m’est arrivé sur certains dialogues forts intéressants, de souhaiter mourir rapidement pour pouvoir avoir la suite de la conversation avec tel ou tel personnage.

Papa a toujours un mot sympa pour nous

Vous souhaitez donc partir et pour se faire, vous aurez quand même de l’aide. Principalement les dieux de l’Olympe qui viennent se mêler à la fête afin de vous voir triompher de votre père. Une grosse partie du gameplay réside dans leur aide. De Zeus à Poseidon en passant par Aphrodite ou Hermes, tous vous apporteront des pouvoirs venant modifier vos techniques de combat et vous rendant plus fort. Alors que les habitant des enfers (principalement Nyx) vous aident en vous faisant évoluer sur le long terme en dépensant les objets amassés lors de vos différents runs.

Vous passerez ainsi par trois régions emblématiques des enfers comme le Tartare ou les Champs-elysées avant que les choses ne se compliquent pour vous. Mais comme tout jeu du genre, même la fin ne sonnera pas la fin. Bah oui, le jeu vous propose une rejouabilité impressionnante (dont je ne suis pas encore au bout) en rendant le challenge de plus en plus difficile (et ce pour chacune de vos armes) afin de découvrir le dénouement de toutes les histoires des personnages rencontrés. Bref je ne vais pas tout vous raconter et surtout il est temps pour moi de refaire un petit run, le manque commence à se faire sentir.

Je t’ai pas battu Thanatos je t’ai humilié

Vraiment le roi de sa catégorie ?

Disons le tout de suite, si Hades est un excellent jeu (et à 30€ c’est un pêché de ne pas succomber), il ne viendra pas détrôner à mes yeux Dead Cells ou Returnal. Même Curse of the dead gods (que j’ai un peu moins aimé qu’Hadès) jouit d’un gameplay que je trouve plus précis et plus à mon goût. Mais on parle bien ici d’un point de vue personnel. Le titre de Supergiant Games bénéficie sans aucun doute d’un contexte et d’une narration largement supérieurs aux autres titres cités, mais je trouve le gameplay un tout petit peu trop brouillon. Si ça se trouve je suis juste mauvais et me venge de toute cette frustration infernale que j’ai vécue encore et encore et encore en accusant le jeu. Mais les combats de boss (je pense à la troisième région en particulier) sont parfois brouillons et cette impression est encore renforcée selon votre stuff.

Petit passage mortel… ça vous apprendra bande de voleurs

Car oui lui aussi varie beaucoup (peut-être trop du coup). En fonction de l’arme choisie, des modificateurs que vous lui apportez, des dieux qui vous accompagnent et de Dédale, votre partie peut devenir complètement différente. A tel point que malgré mes préférences sur les armes proposées, le jeu peut inciter à jouer une arme que l’on aime moins car telle ou telle modification la transforme complètement. Et si elle ne devient pas pour autant une arme adorée, elle reste plaisante et forte. Alors de la variété dans un rogue c’est bien, ça évite de s’ennuyer mais trop c’est peut-être pas un avantage. En tout cas je ne sais pas trop précisément où est le soucis mais j’ai été bien plus perturbé sur ce titre que sur les autres de la catégorie. Preuve en est avec mes stats assez médiocres (ou nuls selon les points de vue) puisque je ne me suis échappé des enfers pour le moment seulement 2 fois en 40 runs.

On notera également dans les points positifs spécifiques à la version PS5 que les développeurs ont pris le temps d’utiliser la DualSense. Rien d’exceptionnel mais l’effort est fait et c’est déjà pas mal.

No comment… mais ça fait plaisir

En Conclusion

Hadès est un sacré bon jeu, mais peut-être pas le roi des enfers que sont les rogue-lites. Mais ce qu’il faut retenir c’est qu’avec un contexte passionnant comme l’est la mythologie grecque et une narration poussée comme jamais dans un jeu du genre, aller visiter les enfers (et en plus en ressortir vivant) apparait bel et bien comme une bénédiction divine. Mais surtout, et là je prends Fylo comme exemple pour tout le monde, ce qui n’arrivera plus jamais je le promets, en débarquant enfin sur les consoles de salon, Hadès profite de son meilleur support pour s’imposer (et ne pas être abandonné en cours de route – toujours pour Fylo et sa gameboy). Alors si le genre des rogue-lites vous plait, foncez sur le store pour être occuper pendant les jours à venir.

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