Reanimal, la peur partagée

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Comme la suite spirituelle de Little Nightmares propose une expérience coop, nous vous proposons un article coop à quatre mains…

Le studio suédois Tarsier est connu pour deux principales séries de jeux, les LittleBigPlanet et les Little Nightmares 1 et 2. Après leur rachat par le groupe Embracer en 2019, ils n’ont malheureusement pu continuer les Little Nightmares, les droits appartenant à Namco qui a délégué la réalisation (ratée) du 3 à Supermassive Games.

Si Reanimal est la suite spirituelle de la série et en reprend une partie des codes, il s’éloigne du strict Cinematic Platformer et ajoute une dimension coopérative. En étant à la fois fans des jeux précédents du studio et amateurs de coop avec Toma, nous nous devions d’y jouer tous les deux…

SmySmy
Après avoir passé des heures avec Toma sur It takes two, Split fiction et d’autres petits jeux moins connus, j’attendais beaucoup d’un coop dans l’univers sombre et horrifique de Tarsier, au point de précommander le jeu et de l’installer immédiatement. Mais au moment de sa sortie, un Extraction shooter que nous avons déjà bien trop cité ici depuis octobre 2025 nous occupait encore et encore. Il a fallu quelques semaines supplémentaires pour enfin lancer Reanimal et que je choisisse d’incarner la petite fille et laisse son frère à mon coéquipier.

Toma021

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Mais un jour où j’étais bien décidé à faire pleurer cette petite fille, nous avons finalement basculé sur Reanimal, laissant les arcs tranquilles un moment. Et dès le début, l’ambiance était au rendez-vous pour traumatiser ma coéquipière. C’est alors que j’ai tout naturellement enfilé une tête de cochon par dessus la mienne afin de me lancer dans cette nouvelle aventure malsaino-glauquissime (un terme qu’il convient d’inventer pour le jeu). Je monte dans la barque laissée à disposition et je me laisse guider par les lueurs inquiétantes des bouées jusqu’à retrouver une fille, perdue. Ensemble nous parvenons à une plage qui semble bien loin de celle des vacances.

Le commencement

Smy
Une barque en pleine nuit, une rencontre, un bâtiment imposant et sombre, une plage. On accoste enfin, on pénètre dans le bâtiment et on avance dans des couloirs et couloirs. Les premiers contacts avec le jeu ne sont pas surprenants quand on connait Little Nightmares, et surtout quand on a vu et revu les trailers avant la sortie. On n’est plus tout à fait dans la 2,5D habituelle du genre, pour le moment aucun monstre en vue, mais l’ambiance est déjà bien lourde.

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Pas de surprise en effet sur le début de l’aventure, l’ambiance est lourde, les couleurs sont absentes et on avance dans un jeu d’ombres et de lumières assez sympa en redoutant notre première rencontre. Bien sûr ça ne m’empêche pas de tester deux trois conneries avec ma sœur pour savoir ce qui se passerait si on touchait à cette mine, si je rallumais le ventilo quand elle arrive ou si je sautais de 30 mètres de haut… Mais en attendant je suis bloqué au pied d’un mur qui est mis en valeur par cette lumière tout juste scintillante et où, comme par hasard, la barrière est cassée juste au dessus. Peut-être le moment de la faire venir pour me faire la courte échelle, je l’appelle en murmurant « Hey ! » .

Le gameplay

Smy
Le gameplay est simple et la coopération est classique. On s’entraide pour accéder à des échelles, pousser des caisses, ouvrir des portes. Rien d’original, rien qui bouleverse le genre, mais est-ce qu’on en attendait plus ? Tout est dans l’ambiance et cela suffit presque.

Toma021
C’est pour moi la partie qui pêche dans le jeu. Alors qu’on traverse tout un univers parfaitement maîtrisé, le gameplay n’apporte jamais rien d’interessant. C’est efficace, Tarsier maîtrise son sujet depuis Little Nightmares 1 et 2 mais on se retrouve un peu toujours dans les mêmes situations. De l’exploration, de l’entraide et surtout du die & retry sur des passages où l’on doit éviter/fuir qui est vite fatiguant. D’ailleurs on en vient à reprocher à certains respawn d’être très légèrement en arrière car l’envie de refaire ces passages n’est pas là. Dommage car l’ambiance sonore et visuelle est vraiment top .

En conclusion

Smy
Reanimal a plein de défauts, mais qui sont pour moi vite oubliés par sa proposition Cinematic Platformer horrifique et coop à la fois. Je ne mesure pas à quel point il m’aurait plu ou déplu en solo. Mais 6 heures à s’extasier à deux sur les décors, l’ambiance, le glauquissime, tout en étant séparés de 400 km avec Toma, ça compte dans une expérience. Ce n’est pas un triple A, mais il n’est pas non plus au prix d’un triple A. Et un jeu où l’on peut enfiler une tête de cochon et de poisson, c’est forcément un petit GOTY.

Toma021
Je suis loin d’avoir été convaincu à 100% par la proposition de Reanimal. L’ambiance est hallucinante, malsaine au possible, perchée et oppressante à souhait. L’accompagnement, que ce soit les éclairages ou la photographie, les caméras, tout est parfait. Mais le gameplay trop Die & retry bête et méchant et le manque d’originalité dans la progression, surtout sur l’utilisation de la coop, n’apportent que peu d’intérêt au côté vidéo-ludique de notre aventure. Il serait peut-être temps pour le studio de sortir de cette ambiance Little Nightmares ou d’en faire autre chose.

Testé sur deux PS5 avec une seule version physique (oui oui, ça existe encore, le truc rond qui brille). On a terminé le jeu il y a 5 mois, un article à quatre mains n’était finalement pas une si bonne idée.

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