Killzone 2, apprenti blockbuster

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Dans quelques jours, le 25 février, vous allez pouvoir trouver Killzone 2 dans les bacs. Je l’ai dans les mains (enfin dans ma console surtout) depuis quelques temps, et je me suis dis que maintenant que je l’ai fini je devrais peut-être vous en parler… Au départ je me suis dis que non parce que bon j’ai des choses bien mieux à faire et puis finalement si, en fait.

Un petit dans la cour des grands

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Dommage que les vrais dialogues n’ont pas le même sens de la dérision.
Chaque fois que je joue à un FPS j’ai un petit rituel, la première chose que je fais c’est de mater si j’ai des jambes. Depuis des années et des années je peste contre les FPS voulant offrir un minimum d’immersion mais n’étant pas capable de proposer une paire de jambes et de pieds au personnage que l’on dirige, Killzone 2 ne déroge pas à la règle et c’est donc la caméra qui glisse dans les airs Sergent « Sev’ » Sevchenko que l’on incarne. Dans le genre tare du FPS le titre de Guerilla Games n’est d’ailleurs pas loin du carton plein avec multitudes de barils explosifs rouges et autres bouteilles de propane de la même couleur sur une bonne partie des niveaux, reprise de vie pour gland, l’I.A. des coéquipiers à la ramasse (celles des ennemis un peu moins mais pas au top non plus) et j’en passe et des meilleurs. C’est tellement habituel qu’il est impossible de jeter la pierre à Killzone 2 plus qu’à un autre mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas avec ce jeu que le FPS va se trouver révolutionner. Un manque de savoir faire plane sur pas mal de petits détails comme par exemple l’impossibilité de porter plus d’une seule arme en plus d’un couteau et d’un pistolet aux munitions infinies, là où l’adversaire peut porter un lance roquette sur son dos et nous arroser à la mitraillette en même temps… Choix de gameplay incompréhensible. Les deux premiers tiers du jeu ont également du mal à décoller en terme de passages grisants, j’ai eu l’impression d’avoir vécu les scènes proposées environ 250 fois dans d’autres jeux mais cette fois avec un skin Killzone… Durant toute une bonne partie du jeu on a donc l’impression que Killzone 2, sans pour autant être mauvais, loin de là, n’est pas à la hauteur de ses énormes ambitions…

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Mais bien sûr que oui que les barils explosifs rouge sont parfaitement intégrés à nos niveaux.
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Ce bref passage dans un tank est d’une inutilité rarement atteinte.
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Il y a certains niveaux où les Helgasts sont excessivement nombreux, avec leur casque on les voit de loin ce qui n’est pas à leur avantage.

Etre dans le vent

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Lors de l’E3 2005 et ce fameux trailer en images de synthèse fourbement annoncé comme in-game par Sony, on était loin de se douter que le rendu du jeu final serait aussi beau si ce n’est plus (mais bon, 4 ans après…).
Oui mais heureusement cette sensation ne dure pas, du moins ne reste pas aussi prononcée. Le dernier tiers de l’aventure offre des passages vraiment sympa qui sortent un peu du lot et si on ajoute à cela quelques petites idées bien pensées (y en a aussi) comme un système de couverture que j’ai kiffé donnant une dimension enfin un peu plus « réaliste » que la moyenne aux combats, une gestion du vent générant à la fois de somptueux nuages de poussière et renvoyant parfois la grenade que l’on jette dans notre face, ou encore une qualité graphique énorme (il est facilement dans le top 5 des plus beaux jeux jamais créés dans le sens débauche de polygones et effets qui déchirent, ce qui n’est pas sans conséquence puisqu’on a des micro temps de chargement extrêmement courts mais très réguliers), ben on a là un bon petit FPS qui a un minimum de gueule. Certains décors offrent même une ambiance que j’ai particulièrement apprécié, notamment dans les Terres dévastées qui feraient rougir de désir Besthesda pour leur prochain Fallout. Une plutôt belle revanche pour la suite d’un FPS humilié par la critique qui avait l’intention d’être le « Halo-Killer » de la PS2… C’est même une superbe prouesse tant il est rare d’avoir une suite bien au-dessus de son prédécesseur. Pour ce qui est du scénario rien de bien folichon, on est sous les ordres du grand chef Templar (héros du premier épisode) aux côtés de trois lascars qui ne servent qu’à lâcher des vannes pouraves et à se faire ressusciter (comme Gears of War mais sans le mode coop’), et on part à l’assaut de la planète Helghan pour botter le cul de l’empereur Visari en s’apercevant forcément à la fin que ce n’est pas la fin, sinon y aurait pas de possibilités de Killzone 3 et Sony ferait la gueule.

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Les cinématiques utilisent le moteur de jeu, ça tue bien.
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Ce moment offre la plus belle explosion (nucléaire) qu’il m’ai été donné de voir dans un jeu.
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Sur les champs de bataille ça péte vraiment de partout, du ciel au sol.

Excessivement beau, des bonnes petites idées mélangées à de mauvaises reprises, parfois un air de déjà vu, parfois un trip total, d’une qualité nettement supérieure à son prédécesseur, Killzone 2 est un essentiel de la PS3, un FPS à posséder pour les fans de batailles épiques et scriptées, et potentiellement un bon brouillon pour faire de Killzone 3 l’un des meilleurs FPS de l’univers.

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