Hunt: Showdown, Pour une poignée de dollars

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Sorti en early access en février 2018, il aura donc fallu presque 4 ans pour qu’on décide enfin à se lancer dans la chasse à l’homme de Crytek.

Poor lonesome cowboy

La ruche est une belle saloperie, qui enverra des abeilles tueuses à vos trousses.

C’est à l’occasion d’une promotion Black Friday qu’on s’est enfin décidé à tester Hunt: Showdown, un titre sur lequel nous lorgnons depuis longtemps Nachcar et moi, sans jamais réussir à passer le cap de l’achat. Il faut dire que la propension qu’a Microsoft à ajouter dans son catalogue GamePass tous les jeux que j’achète, n’aide pas à sortir la carte bleue. Un mal pour un bien toutefois, puisque ces années d’attente nous auront permis de le découvrir dans les meilleures conditions techniques, puisque la Xbox Series s’en sort bien mieux que sa grande sœur tant niveau textures que framerate (même si le titre ne jouis pas du macaron « optimisé pour XS »). Et comme il nous manquait un troisième compagnon d’arme, on a réussi à embarquer Toma, qui a lâché sa Playstation 5 pour l’occasion  (le jeu est aussi disponible sur PS4/PS5, avec du crossplatform console, mais sans partage d’amis ou de progression).

Trouvez trois indices pour déterminer le lieux où se cache le boss

Sans être époustouflant graphiquement, le jeu reste agréable à l’œil et s’appuie surtout sur une direction artistique très plaisante sur le thème du Far West horrifique. Les trois maps qui composent le titre nous plongent tour à tour dans des zones arides typiques des western, mais également dans les zones marécageuses du bayou de la Nouvelle Orléans. Il n’y a pas vraiment de différences majeures et flagrantes entre ces trois cartes, si bien qu’on ne fait jamais réellement attention à la map qu’on arpente. C’est dommage, car le jeu étant relativement redondant dans son schéma PVE, une plus grande diversité aurait apporté un élan de fraîcheur au titre. Dommage donc, mais pas pénalisant non plus pour autant.

toma021.pngL’avis de Toma021 : Fylo et Nach étant trop des pleutres pour jouer à un jeu d’horreur sans moi, ils m’ont invité dans leur traque sur Hunt (enfin quand ils s’arrangent pas pour jouer sans moi) et je suis ici pour vous donner une leçon d’infiltration en bon fan de 47 que je suis… MERDE des corbeaux – Bruits de corbeaux qui s’envolent – 

La horde sauvage

Tirer avec ce genre de fusil rudimentaire demande un peu de temps d’adaptation

Catégoriser Hunt: Showdown est un peu compliqué, tant Crytek a pris toute l’industrie du jeu vidéo à contre-courant avec ce titre. Il s’agit ici d’une sorte de Battle Royale, mais à seulement 12 joueurs maximum (répartis en escouades de deux, de trois, voire en solo), sur une map d’un kilomètre par un kilomètre. Pourquoi aussi peu de joueurs, quand d’autres titres proposent à 100 gus de se foutre joyeusement sur la tronche ? Car ici, le but n’est pas de finir dernier survivant de la partie pour l’emporter mais de s’enfuir de la map en récoltant, si possible, la prime qui accompagne l’élimination d’un ou deux boss IA planqué(s) dans la région. Une fois débarqué dans la partie, le but est donc de récolter trois indices, bien aidée par notre vision occulte qui les affiche en surbrillance, afin de localiser la planque d’un boss. Une fois trouvé, il ne reste plus qu’à l’abattre, à lancer le rituel visant à consumer son corps façon rites vaudous, puis à s’extraire de la map avec la prime en poche…  à moins d’être suffisamment téméraire pour tenter de récupérer la prime de l’éventuel 2ème boss.

Le rituel exécuté sur un boss afin de pouvoir en extraire la prime, est une attente longue et stressante

Téméraire oui, car sitôt la prime en votre possession, tous les joueurs encore en vie à ce stade de l’aventure en seront alertés. Pire, ils pourront aisément vous localiser, via des éclairs grondant au-dessus de votre tête sans discontinuer. Et c’est là que ça se complique. Car si, en plus des boss, vous croiserez la route de nombreux zombies et autres monstres plus ou moins retors, bien décidés à vous bouffer tout cru, ce seront bien les autres joueurs qui représenteront le plus gros danger, vérifiant une fois encore l’adage « l’homme est un loup pour l’homme ». S’extraire en un seul morceau s’avèrera d’ailleurs d’autant plus compliqué, que vous ne pourrez compter pour seul avantage, que votre vision occulte qui affichera alors en orange fluo les silhouettes des joueurs situés à moins de 150 mètres de vous. Un bonus particulièrement bienvenu qui ne durera malheureusement que 5 secondes par prime, en cumulé (10 secondes à deux joueurs, donc). Autant dire que son utilisation doit se faire avec parcimonie et au moment les plus critiques, comme l’approche d’un point d’extraction ou la sortie de l’antre du boss.


toma021.pngL’avis de Toma021 : C’est bon personne ne nous a repéré. Alors où j’en étais ? Ah oui, l’infiltration… Elle sera primordiale dans votre expérience de jeu car contrairement à Call Of, la discrétion sera votre meilleure alliée pour éliminer les équipes adverses. Il suffit d’un faux pas et hop on est cramé par l’équipe devant nous… MERDE Putain de Cheval, à couvert – Hennissement de cheval – 

Six coups et verrous

Chevaux, corbeaux, canards, poules et chiens, autant d’animaux qui pullulent sur la map prompts à trahir votre présence.

Après le nombre de joueurs, l’autre différence flagrante avec un Battle Royale classique, c’est que vous ne trouverez pas ou peu d’équipement en jeu, si ce n’est quelques molotov et grenades, trousses de soin et autres seringues anti-poison. Votre équipement, c’est vous qui le déterminez avant de partir, en l’achetant parmi le stock à votre disposition, qui va croissant au fur et à mesure que vous gagnez en expérience. Vous pourrez également échanger vos armes contre celles de vos adversaires, ramassées sur leurs corps encore fumants. Mais pour ça, il faudra déjà les éliminer (ou croiser la route du cadavre d’un joueur, éliminé par un autre joueur). Ambiance Far West oblige, votre chasseur ne se verra pas affublé d’un M-16 flambant neuf ou d’une paire de Uzi en akimbo façon Warzone. Non, ici les armes sont des colts, des fusils, des carabines et autres arcs et arbalètes. L’utilisation de cet arsenal n’a pas la souplesse et le confort des fusils d’assaut modernes et il faudra un petit temps d’adaptation pour se sentir un peu plus à l’aise et commencer à faire mouche. Divers cocktails molotov, bâtons de dynamite, couteaux, poing américain et seringues en tous genres, viennent compléter un arsenal qui ne sera pas de trop pour éliminer les quatre boss qu’on peut rencontrer dans le jeu.

Les feux d’investigation deviennent rouge lorsqu’un joueur adverse est à proximité

Quatre boss, c’est assez peu d’ailleurs ; vraiment trop peu même. On trouve le Boucher, sorte de grosse brute épaisse a la fâcheuse tendance de foutre le feu à tout ce qu’il touche. L’Araignée, qui comme son nom l’indique, est une araignée géante, particulièrement rapide, prompte à vous empoisonner. Le Spectre, un adversaire fantomatique qui passe son temps à disparaître dans une brume noire pour éviter de se faire toucher. Et enfin, le plus pénible de tous, Cleptobec et son masque en forme de bec d’oiseau, qui vous lancera un paquet d’épines semblables à des barbelés, qui obstrueront le passage et provoqueront l’hémorragie sur le chasseur qui s’y frottera. Ces quatre boss sont plus ou moins retors à éliminer, mais n’ont absolument rien d’insurmontables non plus ; ce n’est pas le but du jeu. Ils seront juste suffisamment pénible pour vous faire perdre un temps précieux que des joueurs ennemis, attirés par les bruits de fusillades, pourront mettre à profit pour vous rejoindre et tenter de vous prendre par surprise.


toma021.pngL’avis de Toma021 : Donc je disais que lorsqu’on pourchasse une team comme nous sommes en train de le faire, arriver dans leur dos sans les alerter est primordial. Surtout qu’on n’est pas à l’abris de se faire prendre dans le dos nous non plus, il est donc crucial de ne pas révéler notre position… MERDE MERDE Chiens droits devant – Aboiements de chiens – je passe à droite – Bruits de monstres dans l’eau – non au Nord – Canard qui s’envolent – Attention Ruche – Bruit d’abeilles – Bruits de coups de feu – Insultes qui pleuvent – 

Ok Corral

Le plaisir de monter son perso en XP et proportionnel au désarroi qui nous prend lorsqu’on le perd au combat…

Vous l’aurez compris donc, l’intérêt de Hunt: Showdown n’est pas dans son PVE. Les zombies, les monstres spéciaux et les boss ne sont là que pour vous ralentir et, dans un jeu où il vaut mieux être silencieux, vous dévoiler aux autres joueurs. Tout ce qui fait le sel de ce titre, c’est son PVP si particulier. Car ici, vous n’aurez nul respawn pour espérer poursuivre la partie (en escouade, vous pouvez relevez vos coéquipiers, qui perdent peu à peu des barres de santé max). Pas de respawn, mais surtout la mort entraînera inéluctablement la perte définitive de votre chasseur. En effet, ceux-ci peuvent monter jusqu’au niveau 50 et, en sus de leur équipement, se voir affublés peu à peu de capacités spécifiques appelées « Traits », qui leur faciliteront la tâche (être plus rapide, plus silencieux, plus résistant au poison ou au feu, etc.). Dès lors, monter un chasseur à bon niveau a toujours ce double effet de le rendre plus efficace d’une part, mais de vous faire craindre de le perdre à tout moment d’autre part. Dès lors, on ne se jette pas au combat comme  on pourrait le faire dans un Warzone ou un Apex, par exemple. On prend tout son temps, on essaie de rester le plus silencieux possible et on tient des positions de longues, très longues minutes (une partie pouvant durer jusqu’à 1h maximum). Littéralement, le jeu prend des allures de siège particulièrement plaisante mais aussi particulièrement stressante, lorsque vous tenez votre position dans le bâtiment où vous avez occis le boss et qu’une, voire deux équipes, tentent de vous dérober la prime.

Avec sa politique de skins et de chasseurs supplémentaires, via DLC et paiement en bons de sang (l’une des monnaies du jeu), Hunt a toutes les cartes en mains pour passer en Free 2 Play sans y perdre au change.

D’ailleurs, c’est souvent dans ces moments de stress qui accompagnent les rixes entre joueurs, que vous comprenez tout le côté problématique du PVE, lorsqu’une Ruche  ou des Cerbères pointent le bout de leur nez alors que vous manœuvrez discrètement pour prendre une escouade ennemie par le flanc. C’est pour son gameplay, son univers et sa mécanique de jeu sans pareille que Hunt: Showdown est un jeu à part. Il ne plaira sans doute pas à tout le monde, aux furieux de la gâchette et aux impatients notamment. Mais il mérite qu’on s’y attarde pour découvrir tous les charmes qu’il a à offrir. Alors, je ne dirais pas non à une nouvelle map, plus distincte des trois autres, et surtout à de nouveaux boss pour renouveler davantage l’expérience, mais en l’état c’est déjà un jeu fantastique. D’ailleurs, compte tenu de la mécanique de mort permanente et des nombreux skins de chasseurs et d’armes, sans parler du fait que le jeu a déjà quelques années au compteur, il serait peut-être temps pour Crytek de le passer Free 2 Play histoire de rebooster un peu sa fréquentation. Car, sur consoles notamment, il n’est pas rare de se retrouver dans une partie peu fréquentée, voire de se retrouver absolument seuls… ce qui perd tout son charme.


toma021.pngL’avis de Toma021 : Certes on est mort et on a perdu nos personnages. Certes ils étaient niveau 46 et ça fait ch***, certes j’ai fait un peu de bruit dans la panique mais n’empêche que c’est Fylo qui est mort le premier !

 

Enfin j’allais oublier, histoire qu’on ne soit pas les seuls à l’avoir en tête 24h/24 :

 

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