Grand Theft Auto IV : The Lost and Damned, rock this way

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Bécanes et tatanes au programme de ce Lost and Damned exclusivement téléchargeable sur Xbox 360 et que l’on a presque honte de qualifier d’extension tant elle est bien plus que ça.

Rentre chez toi Fonzy

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Johnny Klebitz, beau bébé d’une centaine de kilos, se fait régulièrement vanner par une bande d’ignares parce qu’il serait resté bloqué dans les années 60.
Tout d’abord extension de Grand Theft Auto IV oblige, n’hésitez pas à lire ma critique du jeu étant donné que les bases sont les même pour The Lost and Damned. Même des mois après je trouve toujours Liberty City aussi bluffante, construite avec tellement de minutie que j’ai la sensation que je découvrirais toujours de nouveaux coins, une nouvelle vanne au détour d’un panneau, d’un tag, même après 35000 heures de jeu…Si les nouveaux ajouts sont forcément sympa (la liste par ici), c’est bien évidemment l’ambiance qui m’a le plus intéressé. Chaque Grand Theft Auto a sa propre atmosphère et c’est celle d’un gang de bikers que l’on palpe ici. Le genre Hell’s Angels (admirablement parodié par Rockstar par l’intermédiaire du gang rival des Lost, les Angels of Death, mais aussi via les Lost eux-même), blouson de cuir brodé du logo du gang, bottes, jean, chopper customisé, tatouages, Q.G. crasseux et rock n’ roll. Le trip, encore. Rider avec sa meule durant de longue minutes d’un bout à l’autre de Liberty City et son jeu de lumière magnifique, son style de musique favoris en fond sonore à la radio, ça me troue à chaque fois… putain vive GTA ! Profitant de la nouvelle maniabilité des bécanes (un peu moins capricieuses mais à la physique toujours aussi étrange parfois) j’ai d’ailleurs passé le plus clair de mon temps le cul sur une moto histoire de faire honneur à Johnny Klebitz, le héros. Moins construit psychologiquement que Niko Bellic, il n’est pour autant pas sans avoir eu un vécu avant qu’on le prenne en main et sa vie à lui c’est son gang, ses frères d’armes, les Lost. Sans eux il n’est rien, toute sa vie depuis son enfance a été construite autours, un mode de vie à part, en marge de la société, anticonformiste. L’écriture (Dan Houser a remis le couvert) étant encore une fois plus qu’à la hauteur (sans parler de la mise en scène du même acabit) on s’immerge très facilement, on s’attache à son personnage, on se méfie des uns, on a pitié des autres. Les auteurs se payent même le luxe de faire quelques références à leur manière (fun) à la crise financière, qui touche aussi Liberty City. Dites moi quel autre développeur a été capable de faire ça jusqu’ici ?

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Tout de suite, rider avec son gang, ça en jette.
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Rouler en tirant n’aura jamais été plus plaisant dans un autre GTA.
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Biker ok, mais merde c’est GTA alors bon une bagnole de temps en temps c’est pas de refus.

Grand Theft Moto

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La tension entre Johnny et Billy est palpable d’entrée de jeu.
L’histoire se déroule non pas après celle de GTA IV mais en même temps, les destins de Niko et Johnny s’entrecroisent donc pour mon plus grand plaisir. Rockstar fait de nous leurs complices en nous faisant accomplir des tâches avec notre biker qu’on a du nettoyer avec Niko (j’me comprends), et puis bien évidemment pour les deux, trois missions en commun (souvenez-vous, Niko rencontre Johnny à quelques reprises) on les vit de l’autre côté du décor. Jubilatoire aussi de retrouver certains personnages dont on connaît le destin, ou de lire une dépêche sur la parodie d’internet faisant état de faits divers que Niko a déclenché, à côté de ceux déclenchés par Johnny. Le scénario commence alors que Billy, chef des Lost, sort de taule et reprend donc la tête du gang dirigé pendant ce temps là par Johnny. Les deux hommes entrent rapidement en conflit, non pas par jalousie mais parce que Billy veut la guerre là où Johnny a instauré la paix. C’est dans ce climat façon poudrière prête à exploser qu’on enchaîne les missions. Plus variées que GTA IV elles offrent quelques passages anthologiques et nous mettent par exemple aussi en tant que passager lors d’une poursuite là où avec Niko on ne pouvait qu’être le pilote. Chose étrange puisque San Andreas offrait déjà cette possibilité franchement jouissive… Mention spéciale également à la dernière mission… Les sous missions ne sont pas en reste avec notamment des courses à la Road Rash géniales, batte de baseball en guise d’anti doublement. Elles sont également disponibles en ligne à 16 et pour un joyeux bordel c’est un joyeux bordel (moi qui rêve depuis maintenant quelques années l’apparition de Road Rash sur PS360 ça ne fait qu’amplifier mon désir). Et puis je vous ai gardé le meilleur pour la fin, la durée de vie avoisine les 13 heures sans terminer (loin de là) les sous missions… En gros en plus de faire un nouveau jeu dans le jeu aussi prenant que l’original, il coûte 20 euros et dure plus longtemps qu’un titre d’action récent à plein prix…

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Que serait un vrai de vrai biker sans une bonne murge de temps en temps ?
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Le téléphone portable a toujours son extrême importance.
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L’avantage en bécane c’est de pouvoir passer dans les petites ruelles bien plus facilement dans ce genre de cas de figure.

Quand le studio Rockstar propose une extension au dernier volet de sa saga phare, il met à l’amende non pas juste les autres extensions vues sur consoles jusqu’ici, mais carrément des jeux boîtes 40 euros plus cher, plus courts (un putain de comble !), et qui n’auront jamais la richesse d’un univers GTAesque.

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