Fifa 22, sur sa lancée

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Comme chaque année, on chausse nos crampons et on s’installe dans le canapé pour profiter de la nouvelle édition de FIFA.

Ce test est principalement réalisé sur le mode Carrière de FIFA 22.

Fifa 21 étant un bon opus, pourquoi changer…

Après un Fifa 21 que j’ai loué pour ces changements – chose exceptionnelle tant les tests de FIFA étaient devenus une purge de répétition autant que les jeux eux-mêmes – Fifa 22 nous ramène à la réalité avec un épisode très similaire à son ainé.

Vous me direz, et à raison cette fois-ci, pourquoi changer une formule qui gagne ? C’est effectivement le constat que je fais moi-même, après un épisode réussi, n’est ce pas la meilleure chose que l’on pouvait espérer que de voir ce Fifa 22 peaufiner tout ça sans tout re-changer.

On note donc au rayon des bonnes nouvelles un gameplay plus fin avec des animations plus travaillées, plus complètes qui apportent une sensation beaucoup plus fine au niveau du toucher de balle notamment.

Pour le reste vous ne verrez que peu de différences :

Volta reste un mode plus fantasque qu’autre chose et ne sert pas à grand chose.

FUT reste une machine à sous pour dépouiller les jeunes clients collectionneurs tel un dealer devant un junkie addict. Rien de nouveau si ce n’est des cartes toujours plus abusées et des modes payants pour les gagner, pour être sûr de remplir les poches du studio. Je ne sais pas ce qui est le plus navrant à mes yeux, ce que propose EA ou la communauté qui plonge chaque année.

Ah parce qu’en plus faut attendre pour son toucher rectal… 

Club pro est toujours aussi marrant mais réussir à mobiliser au moins 6 joueurs n’est pas chose facile. La création, personnalisation du club est agréable et la progression de son joueur est simple mais forcément additive (qui n’aime pas faire progresser un personnage). La mayonnaise prend totalement quand on se retrouve entre amis pour jouer. Plus on est de fous et plus on rit. Mais le principal atout du mode en est donc aussi sa limite car il est compliqué de réunir assez de monde pour pouvoir pleinement profiter de ce mode. Que je ne m’imagine pas du tout jouer avec des inconnus pour le coup.

La création de club est cool mais loin d’être parfaite

Le mode carrière, largement remanié l’an dernier, bénéficie cette fois d’un ajout qui va dans le bon sens. On en revient d’ailleurs au point numéro 5 de  mon article sur mes rêves pour la licence. La création d’un club fictif, qui remplacera un club existant dans la division de votre choix, est un ajout sympathique même si les options proposées ne sont pas tout à fait à la hauteur. En effet, lorsque vous créez votre club, vous pouvez également créer son maillot. Mais cela reste entre une sélection de modèles. Pire on ne peut pas utiliser le même modèle pour le maillot domicile et extérieur. Un choix étrange qui ne sert à rien à part frustrer le joueur. La création du logo est elle très limitée et il sera difficile de faire un logo sympa avec. Il en est de même pour l’ambiance sonore. Si c’est déjà un premier pas très complet de pouvoir modifier son stade aux couleurs du club, de choisir sa musique d’entrée, de buts et ses chants de supporters, les choix restent peu excitants et peu nombreux selon les options. Pour les effectifs, vous pouvez choisir les notes moyennes des joueurs, le style de club (formateur, grand club…) et son budget. Mais vous ne pourrez pas constituer un effectif avec des vrais joueurs. Encore une fois dommage. Une idée que l’on salue donc mais qui demande à être améliorée pour tenir la route.

La carrière de joueur est également remaniée mais légèrement. On peut enfin entrer en cours de match et jouer remplaçant. Sympa pour le réalisme qui ne nous verra pas mettre Messi sur le banc dès la première semaine. Quoi que… Même quand FIFA vous sort une bonne amélioration, l’idée est souvent mal présentée au final. Dans une saison à l’OM par exemple, il m’a suffit des 3 matchs de préparation pour passer titulaire. Je n’ai donc pas profité de ce nouvel ajout pourtant bien plus réaliste. Je vous laisse faire les blagues sur le fait que c’est parce que j’étais à l’OM mais dans les faits, le jeu se base beaucoup trop sur votre assiduité à l’entrainement qui vous mettra dans les petits papiers de l’entraineur, qui vous fera alors passer dans son 11 automatiquement.

Florentino Perez en a rêvé, je l’ai fait. Et j’ai même changé les numéros après cette capture (pour doubler les ventes de maillots)

Ah et forcément je suis obligé de parler de l’absence de Pierre Ménez. Pour faire court, là EA ne s’est pas cassé et ne l’a pas remplacé. Hervé Mathoux a le droit à 4 phrases de plus pour boucher certains trous et le résultat est plus que mitigé. D’ailleurs il s’adresse directement aux joueurs (du genre « j’espère que vous allez être bons »…) en début de match ce qui est assez perturbant et sort complètement du côté réaliste du jeu. Bref juste du politiquement correct en se débarrassant de l’élément gênant mais rien pour le remplacer vraiment.

Un gameplay qui fait plaisir

Aller, fini le tour d’horizon, passons au point fort de cet opus, le gameplay. Comme indiqué plus haut, la version next-gin profite de l’hyper-motion, le tout nouveau système de capture d’EA qui permet de capturer toute l’équipe en même temps et non plus les joueurs séparément. Si cela n’a rien de révolutionnaire contrairement à ce que nous vante le teaser d’EA, le résultat est une réussite. Tous les mouvements sont plus fins, les animations plus nombreuses avec et sans la balle et le toucher de balle est bien plus précis et donc réaliste.

Quand je vous dis que les animations sont plus riches 🙂

Cette impression est renforcée par un rythme de jeu plus modéré (même si je préfère encore jouer en rythme lent dans les modes solo) qui oblige les joueurs à ne pas jurer que par la vitesse même si cette dernière reste primordiale. Quelques remaniements dans le jeu également, comme chaque année, et on découvre qu’il peut être agréable de jouer à FIFA avec un pivot, en faisant des centres, des transversales hyper réalistes et dynamiques qui ne finissent pas en cloche que votre joueur attend 30 secondes, bref on peut jouer autrement, en construisant et ça fait plaisir.

On notera également des réglages semi-auto bien plus fins qui permettent de mettre la balle à peu près là où l’on veut. Des équipes I.A. qui ratent leurs passes de temps en temps (ce qui gagne en réalisme aussi), des goals qui arrêtent des ballons (même au premier poteau !). Bref que du bon.

Alors bien sûr FIFA reste rageant parce qu’on en demande toujours plus et que de toute façon il suffit de rater une action pour souhaiter la mort d’EA mais avec un peu recul il est pas si mal ce FIFA 22 et s’ils ne se cassent pas trop (dans la créativité, le renouvellement…), ils travaillent dans le bon sens depuis 2 ans et moi ça me va bien.

Fifa reste Fifa et si vous n’êtes pas attentif et que vous ne vérifiez pas le troisième sous menu de la section personnalisation avant de lancer un match, vous jouerez en rouge contre rouge, ça paraissait le meilleur choix.

En Conclusion

FIFA 22 n’invente rien, il reprend tout ou presque de son ainé. Mais ce dernier étant un bon opus, FIFA 22 s’en sort donc très bien en peaufinant juste ce qui a besoin de l’être. Si le studio continue et travaille sur les quelques nouveautés qui demandent à être améliorées il se pourrait que je finisse par avoir mon FIFA de rêve que je n’espérais plus.

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