Le Magasin de jouets – Masterio

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La team Polygamer habituelle n’ayant pas voulu s’aventurer jusque dans le XVème arrondissement, c’est en solitaire que je suis venu retrouver mon âme d’enfant.

Notre première venue chez Masterio commence à dater un peu, puisque nous avions fait la Pierre de Lumière au tout début de l’enseigne, en janvier 2022. A l’époque déjà, elle se démarquait par un rapport au chrono, inexistant (ou du moins latent), en axant plutôt leur escape sur un système de scoring en parfaite adéquation avec le thème de la salle. Quatre ans plus tard, cette mécanique est toujours au cœur de leur nouvel escape : Le Magasin de Jouets. Et comme le thème enfantin ne plaisait pas à notre doyen Smy, dont l’enfance remonte à une époque où les jouets s’achetaient en anciens francs, c’est en seul représentant de la team Polygamer que je me suis pointé chez Masterio… Au moins, ce sera facile de départager les avis sur le classement de cette salle.

Le Magasin de Jouets

Après un bref passage par leurs toilettes aux allures d’escape game et les habituelles consignes qu’on n’écoute même plus, notre GM dont j’ai oublié le nom (c’est Smy qui note tout dans son tableur Excel d’habitude), nous explique que le marchand de jouets du quartier Montparnasse vient d’être kidnappé. Et comme l’élite de la police n’était pas disponible, ni les bizuts de la police d’ailleurs, pas même les pervenches du quartier, ce sont nous autres stagiaires préposés à la photocopieuse qui avons été dépêchés sur les lieux pour enquêter. Autant dire que le salut du pauvre boutiquier ne semble franchement pas être une priorité du côté de la place Beauvau. Et pourtant, est-ce la chance ou le destin, nous avançons très vite sur l’enquête, bien aidés en cela par les quelques gadgets hi-tech que la police scientifique a bien voulu nous laisser emprunter. Et c’est là que notre aventure prend une tournure inattendue…

De prime abord sobre et banal, le décor se découvre à nous au fur et à mesure de notre progression et nous dévoile quelques surprises qui, si elles n’atteindront pas les niveaux d’excellence des salles les plus impressionnantes de la capitale, ne sont pas dénuées de charme pour autant. Mais clairement, l’essence de cette salle ne réside pas dans l’effet « Wahou », mais plutôt sur son aspect particulièrement ludique (en même temps, magasin de jouets, tout ça tout ça). En effet, passé les premières minutes, les énigmes se révèlent nombreuses et non linéaires, si bien qu’on se retrouve toutes et tous très occupés. Et pourtant, paradoxalement, à aucun moment on ne ressentira cette impression de n’avoir servi à rien, ou d’avoir raté tout un pan de l’aventure comme ça peut parfois être le cas (ou alors c’est que vous étiez spécialement nul, auquel cas je plains vos coéquipiers).

Certaines énigmes sont plutôt originales, d’autres beaucoup moins mais leur nombre et leur imbrication dans le contexte et l’histoire fait qu’on ne s’en formalisera jamais. L’un des éléments du jeu par contre, a un air de déjà vu bien plus prononcé. Il est qui plus est en lien avec une salle qu’on a beaucoup, beaucoup apprécié chez Polygamer. Alors en soi ce n’est pas forcément gênant, et celles et ceux qui ne sauront pas de quoi je parle ne le relèveront même pas. Toutefois je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison et, même si rien ne m’a particulièrement dérangé ici (c’était même plutôt bien géré), je n’ai pas ressenti la magie que j’ai pu ressentir dans la salle référence en question. De plus, qui dit beaucoup d’énigmes, dit aussi disparité dans leur intérêt et leur réalisation, même si l’enrobage global est plutôt réussi dans le détail ça l’est parfois moins.

Mais en définitive, j’ai passé un très bon moment dans ce Magasin de Jouets, et pas seulement parce que je m’étais enfin dispensé de mes habituels coéquipiers. Un peu à l’instar de la Pierre de Lumière, la salle est plutôt fun à jouer et c’est parfois bon de se souvenir qu’on peut s’amuser dans un escape, et pas seulement s’amuser à se faire peur. Le principe de scoring est plus un prétexte pour se sortir du carcan du chronomètre (et récupérer des goodies au passage), et j’ai trouvé qu’il apportait moins ici que sur leur précédente salle. Le facteur temps a parfois du bon pour ajouter un peu de pression, même si l’épreuve finale ne vous laissera pas le temps de lambiner pour autant. En tout cas, en sortant on avait toutes et tous la banane et ça, ça ne trompe pas…

 

Le site de Masterio

Pour cette salle, je me suis fait inviter… mais par ma femme. Du coup, c’est pas vraiment une opé, non ?

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