Herdling, dans la chaleur du troupeau

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S’attacher à des gros animaux poilus, ressentir du bonheur en leur compagnie, de la tendresse, le jeu vidéo peut aussi faire du bien…

J’ai une passion pour les jeux étranges et impossibles à décrire sans donner l’impression qu’ils sont soporifiques, et pourtant ce sont souvent des petites pépites. Herdling est l’un d’eux, mais si je vous dis que vous incarnez un berger qui guide des créatures poilues dans l’ascension d’une montagne et que c’est un héritier de Journey, vous allez sans doute rire.

Tout commence par un tunnel dans une ville dépeuplée, grise, une alarme de voiture résonne au loin. Est-ce la suite d’un soulèvement, d’une guerre, ou juste du monde qui se délite, on ne sait pas. Un ou une adolescente couchée sur un carton se réveille, se lève, et sort du tunnel. Nous incarnons Via et la dirigeons dans la ville jusqu’à rencontrer un énorme animal poilu, un Calicorne. Il est coincé, nous l’aidons et il semble vouloir devenir notre ami et se faire adopter. Nous progressons ensemble jusqu’à rencontrer un second puis un troisième animal, notre petit troupeau prend forme. Nous sortons de la ville et la nature se dévoile, une montagne enneigée au loin semble être notre but, le jeu commence réellement maintenant…

Notre personnage guide son troupeau en se plaçant à l’arrière des Calicornes, comme un chien de berger qui encadrerait et aboierait pour les faire avancer dans la bonne direction. Les déplacement deviennent vite naturels, instinctifs, le troupeau court dans les champs, semble presque glisser, flotter en musique, accélère quand il rencontre des fleurs bleues. C’est apaisant, beau, porté par la superbe musique. On s’attache à son troupeau qui grandit de plus en plus. On peut nommer chaque Calicorne et il est tentant de leur donner des noms de copines et copains (mais attention aux passages du jeu où les animaux pourront succomber à des chutes ou des attaques de prédateurs).

Il est tentant de donner des noms de membres de la rédac’
L’ascension devient plus difficile…

Quelques petites énigmes parsèment le chemin vers la montage, le paysage évolue, la campagne laisse sa place à la neige, les comportements des animaux changent. Mais l’essentiel est dans les émotions, le soin que l’on apporte à notre troupeau, la peur que l’on peut ressentir ou à l’inverse le plaisir de voir les pelages des Calicornes devenir multicolores de bonheur, comme un chat qui ronronne. Quatre petites heures de jeu qui font du bien…

Cet héritier spirituel de Journey a été créé par Okomotive, le studio qui avait fait FAR. Il est édité par Panic que l’on connait pour Firewatch, Untitled Goose Game ou Thank Goodness you’re here.

Jeu testé sur Playstation 5 avec un code envoyé par l’éditeur.

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