Touch, l’après 24 Heures Chrono

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Kiefer « Jack Bauer » Sutherland en père d’un gamin autiste qui peut prédire l’avenir ça vaut quoi ? Et bah ça s’annonce pas mal du tout en fait.

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J’aime bien l’affiche qui résume assez bien le coté mosaique de la série.

Au revoir Jack Bauer

Après 8 ans (ou 8 jours) dans la peau de Jack Bauer j’avais comme pas mal de monde du mal à voir avec quoi Kiefer Sutherland pourrait bien rebondir derrière. Quand les premières annonces de son futur rôle de père d’un gamin autiste dans la série Touch sont parvenues jusqu’à mes oreilles je me suis dit que ça serait certes un virage à 180 degrés, mais j’avais du mal à voir la portée d’une telle série après la cultissime 24 Heures Chrono. C’est donc sans trop d’attentes et même un poil sceptique que j’ai regardé l’épisode pilote de Touch (la série elle-même débutant en mars) et en fait j’ai été très agréablement surpris.

Le Pitch

Martin Bohm est un journaliste à succès dont la femme a disparu avec les tours jumelles un jour de septembre 2001 (le 11 je crois) et qui se retrouve devenu bagagiste à élever seul Jake, un gamin autiste de 10 ans au comportement étrange puisque son passe-temps favori est de grimper en haut d’antennes radio pour noircir des pages de chiffres. Volontaire, mais un peu au bout du rouleau, notre héros qui s’ignore encore pour le moment est sur le point de perdre la garde de son fils quand une assistante sociale (opportunément super mignonne) lui conseille vivement de le placer en institut.

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Touch : des chiffres, un gamin mystérieux, un bon père de famille et une nana mignonne quand même.

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Mon ex aussi triait ses bonbons par couleur, ça se trouve elle pouvait prédire l’avenir.
Le cours de la vie de ce bagagiste est donc sur le point de prendre tournant innatendu, tout comme celui d’un homme inquiétant vivant seul dans une chambre d’hotel, d’un petit garçon iraquien sur le point de commettre la plus grosse erreur de sa vie, d’un homme d’affaires anglais dévasté par la perte de son téléphone portable et d’une jeune chanteuse rêvant de succès international. Leur point commun ? Il n’y en a aucun à priori et pourtant une forme de destin semble réunir ces personnes, un destin dont Jake pourrait bien être la clé.

Et alors ça vaut quoi ?

Alors bon, des histoires d’autistes asociaux mais géniaux qui gribouillent des suites de Fibonacci comme nous des grilles de morpion on a déjà vu ça et Kiefer Sutherland est bon, mais assez prévisible dans le rôle du bon père de famille un peu dépassé. Malgré ça, j’ai bien apprécié ce premier épisode choral qui fait s’entrecroiser la vie de plusieurs personnages de manière très habile au final (un peu à la manière d’un film de Soderbergh ou d’Iñarritu). Tout ça se passe en plus dans un univers familier que l’on se prend du coup à appréhender d’un oeil nouveau grâce à l’agument fantastico-scientifique assez énigmatique d’un destin mathématique qui relierait les personnes de manière invisible, faisant basculer leur vie par le biais de coincidences triviales à l’impact pourtant considérable. Je ne sais pas trop ce que vont donner les épisodes suivants, mais j’ai envie d’en savoir plus et c’est bien là tout ce que j’attends du premier épisode d’une série.

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