Warhammer 40K: Kill Team, le mal nommé

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En préambule de la sortie de Warhammer 40K : Space Marine, THQ nous offre un avant-goût de la chasse aux space-orcs sur XBLA/PSN.

Kill tout seul

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On peut jouer à deux… mais offline.
L’univers des Space Marines, et plus généralement de Warhammer 40k, est un univers qui parle à l’adolescent rôliste que je fus naguère. A cette époque reculée et bénie des dieux, dans l’insouciance de ma jeunesse aujourd’hui lointaine, je claquais mon argent de poche en petits bonshommes de plomb (ou tout autre métal du genre), que je peinturlurais gaiement pour occuper mes week-ends chez ma grand-mère, et ainsi éviter que mon intellect soit corrompu par l’Ecole des fans et autres Santa Barbara. Je me souviens de la patience et l’application nécessaires pour peindre les détails du bout de mon pinceau, plus fin encore que le pauvre duvet ridicule qui poussait alors sur mes testicules. Je me remémore également les roustes magistrales, aujourd’hui entrées dans la légende, que j’infligeais aux affreux Space-orcs de mon frangin, avec mon escouade d’Eldars, aussi invincible que classieuse. Je regrette d’ailleurs qu’aucune adaptation vidéoludique à ce jour, ne leur ait offert de premier rôle, plutôt que de le confier systématiquement à ces planquouses de Space Marines, réfugiés derrière leur grosse armure de space-mauviette. M’enfin, c’est un autre débat…

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Les orcs sont anguleux mais c’est pas grave… ils sont moches d’origine de toute façon.
Bref, je kiffe sa mère l’univers de Warhammer 40k, et c’est donc avec un enthousiasme débordant que je me suis jeté sur Kill Team, le shoot sorti récemment sur XBLA et PSN, censé servir de mise en bouche avant l’arrivée du Space Marine de Relic. Comme souvent lorsque je me jette sur un jeu avec un enthousiasme débordant, ce fut la douche froide. Déjà, et ça suffirait presque à en faire un jeu à éviter et oublier, de Kill Team, ce Warhammer n’en a que le nom. Car n’importe quel crétin un tant soit peu connaisseur de cet univers s’imaginerait une escouade de Space-Marines d’au moins quatre gugusses. On se voit alors déjà dans des rixes survoltées, au cœur de tunnels claustrophobiques, façon Space Hulk, à défourailler de la space-vermine verdâtre. Et bien non ! Dans ton cul l’escouade… puisque celle-ci ne se composera que de deux space-abrutis ; et encore… si t’as un pote sur le canapé avec toi. Parce que ce serait quand même dommage de débourser 60 euros pour un abonnement Xbox Live et pouvoir jouer à un jeu coop’ online. Ça se saurait si le jeu en ligne s’était démocratisé… non ?

La science du checkpoint

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Repoussez les vagues d’ennemis en blastant tout ce qui bouge, c’est le leitmotiv de Kill Team… voire une obsession.
Bref, me voilà obligé de jouer tout seul comme un con, à un jeu qui s’appelle Kill Team. Mais rien à foutre, je suis un warrior et j’y vais quand même ! De toute façon, les coéquipiers c’est juste bon à vous trahir dès que vous avez le dos tourné, surtout quand ils font partie de la rédaction de Polygamer ; le genre de gars qui vous abandonnent à dix mètres de l’abri dans Left 4 Dead, alors que c’est grâce à votre courage et à votre sens du sacrifice qu’ils ont pu arriver jusque-là… m’enfin, inutile de rouvrir de vieilles blessures. Donc, après avoir choisi ma classe de personnage et son armement, très limité au début faute de progression suffisante pour accéder au reste de l’arsenal, je me lance à l’assaut du vaisseau orc qui sert de décor, non sans un Yaaaaaaaaaaaaaah barbare de circonstance. Je cligne des yeux, histoire de m’habituer rapidement à l’espèce de croute baveuse qui fait office de graphismes, et je commence à défourailler de la « verdure » en ricanant comme un demeuré. C’est très basique, mais on s’en cogne… c’est que le début. Une heure plus tard, ma stratégie n’a guère évoluée : Avancer en défouraillant de la « verdure », en ricanant comme un demeuré. C’est très basique, et ça commence à se voir.

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Le vaisseau orc ne renferme pas que des orcs…
Puis, vint le fatidique moment où mon héros se meurt dans d’atroces souffrances (sans doute devais-je être en train de résoudre une équation à douze inconnues en simultané, car d’habitude je ne trépasse pas aussi facilement). Et là, c’est le drame : Voilà mon space-tocard qui respawn douze kilomètres en amont. « Merde, me dis-je. C’est quoi ce bug ? » Bah non, ça n’a rien d’un bug… c’est l’idée de génie qu’on eut les développeurs (qui se sont sans doute passés de phase de bêta-testing) : Placer trois pauvres checkpoints en tout et pour tout, histoire de faire croire que leur jeu est long et difficile. Et comme l’action est répétitive, du genre « Tu blaste ça et tu fais exploser ça… puis tu blastes ça et tu fais exploser ça… ad libitum », on a vite fait d’inventer de nouveaux gros mots pour insulter le studio. Vous l’aurez donc compris, Kill Team aurait pu être un bon jeu… s’il avait proposé du coop’ online à quatre, des graphismes plus fins, des environnements plus variés, une action moins répétitive, des checkpoints moins espacés et des situations plus dantesques. En fait non, il n’aurait pas pu…

Moche, banal et d’une difficulté éprouvante pour cause de checkpoints mal placés, ce Kill Team se paie en plus le luxe de bouder la coopération online. A oublier.

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