Virtua Fighter 5, le test qui cogne !

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Exclusif à la Playstation 3 pendant quelques mois, le maitre ès jeu de combat débarque enfin sur Xbox 360 dans une version alégée de son aliasing pour se lester d’un mode en ligne. Faites place, le Roi Virtua Fighter est dans la place.

Visuellement affiné

Précurseur, mentor, étalon de technicité, Virtua Fighter n’est autre que le premier jeu de combat 3D, sorti au début des années 90. Inutile donc de dire à quel point l’arrivée de ce cinquième opus représente l’un des événements majeur cette année, sur le marché du jeu vidéo (même s’il est vrai que le jeu de combat est en perte de vitesse ces dernières années). D’abord sorti sur la Playstation 3 de Sony, qui en avait obtenu l’exclusivité temporaire, Virtua Fighter 5 est désormais disponible sur la console de Microsoft. Plus qu’un simple portage, la version 360 bénéficie d’un aliasing moins prononcé que chez sa concurrente, et bien sûr, Xbox Live oblige, d’un mode de jeu en ligne.

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Graphiquement le titre reste tout de même très proche des versions PS3 et Arcade. Les décors sont d’une beauté sobre, sans artifice ni mise en scène grandguignolesque. Les personnages sont très soigné également, tant dans leur modélisation que leurs costumes, même s’ils ont un coté « texture plastique » parfois gênant. Toujours est-il que l’ensemble est fort attrayant, et ne souffre en plus d’aucun pet de ralentissement. Les combats sont beaux et donc parfaitement fluides. Mais ce qu’il y a d’extraordinaire avec Virtua Fighter, c’est que l’ensemble des combattants ont tous un énorme charisme, les rendant alors tous attractifs aux yeux du joueur, motivé en plus par l’absence totale de doublons parmi les personnages.

Carence ergonomique

L’autre grande nouveauté de cette version 360, c’est l’apport d’un mode en ligne via le Xbox Live de Microsoft. Ce mode est évidemment un grand plus par rapport à la version PS3, mais il n’a cependant rien d’exceptionnel. En effet, la technicité et le timing parfait nécessaire pour passer maitre dans l’art de Virtua Fighter, ne semble pas compatible avec le temps de latence du jeu en ligne, si minime soit-il. De plus, les joueurs ne pourront malheureusement qu’effectuer de simples matchs ; nul championnat n’est prévu, nul mode un tant soit peu original. Quoi qu’il en soit, si l’apport du online n’est pas un atout majeur pour cette version 360, c’est tout de même une valeur ajoutée et, en ce sens, on ne peut que l’encourager.

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Aux cotés des matchs online, on retrouve le sempiternel mode arcade, avec son infernal boss à battre avec une seule et unique tentative (ouch !), le Dojo pour maitriser l’ensemble des techniques de son personnage favori ou encore le mode Quête au design très proche de celui de Virtua Tennis, proposant d’affronter une pléiades de joueurs virtuels (des bots) de différents niveaux, pour monter en grade, remporter des accessoires et vêtements supplémentaires pour votre personnage et bien entendu pouvoir participer à divers championnats. Plutôt sympa dans l’idée, ce mode quête se voit un peu gâché par cette impression de faire toujours la même chose, tout comme son manque flagrant d’ergonomie. Ce dernier défaut d’ailleurs, se retrouve également dans le mode arcade, par cette curieuse obligation d’associer un profil à sa partie sans pouvoir changer de personnage par la suite.

Technique et intuition

Mais ce qui fait la grande force de Virtua Fighter depuis toujours, c’est son gameplay. Une fois encore, cet opus ne déroge pas à la règle et nous offre un savant mélange de technique et d’intuitivité. Ainsi, si la marge de progression pour parvenir à un haut niveau de maitrise est énorme, les joueurs débutants ne devraient cependant pas avoir trop de mal à sortir coups et enchaînements et à s’offrir de jolis combats parfaitement chorégraphiés. Bien entendu, mieux vaut, tout de même, ne pas se frotter aux plus hauts niveaux de difficulté ou à des joueurs expérimentés avant de longues, très longues heures.

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C’est là que les modes Quête et Dojo sont intéressants, voire quasi vital, car ils vous permettent de progresser rapidement et d’apprendre à sortir les enchainements qu’il faut, au moment où il faut. Car rappelle-toi : Rien ne vaut la pratique, jeune disciple, rien ne vaut la pratique ! Beau, jouable, doté d’une bonne durée de vie, de combattants charismatiques et d’une bande son plus que correcte (bien que les musiques soient vite énervantes), ce Virtua Fighter 5 est une franche réussite (quelle que soit la version d’ailleurs) ; la crème des jeux de combats. Et qu’à ce titre, passez à coté serait tout simplement considéré comme de l’hérésie ! Vous ne voudriez tout de même pas bruler sur le bucher, hein ?

Fidèle à sa réputation, Virtua Fighter 5 impressionne par sa réalisation et sa maniabilité sans faille et s’offre, sur 360, un mode online exclusif. Bref, un must Have tout simplement.

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