Une présentation presque parfaite : Lost Planet²

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A quelques semaines de la sortie de Lost Planet², Capcom s’est à son tour frotté au verdict implacable de notre rubrique Une présentation presque parfaite.

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Ambiance

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Pour cette suite, l’accent est mis sur la coopération.
A l’occasion de la venue de Jun Takeuchi et Kenji Ohguro, respectivement producteur exécutif et directeur du développement chez Capcom, l’éditeur avait convié la presse professionnelle et amateur dans une galerie de la très chouette place des Vosges à Paris. Et dès lors qu’on se mêle à la presse professionnelle, les intentions et les moyens mis en œuvre par les éditeurs montent clairement d’un cran. L’ambiance était tant studieuse que décontractée ce qui n’a pas empêché, une fois encore, que la session de Q&A soit polluée par des interventions autour d’éventuels DLC ou sur la fameuse déclaration de l’intéressé à Famitsu concernant le manque de place sur un DVD par rapport au BlueRay. Non seulement la question était stupide et dénuée d’intérêt, mais en plus ça a clairement irrité le développeur lassé qu’on lui parle toujours de cette histoire (qui d’ailleurs résulte d’une mauvaise interprétation du journaliste puisque ce n’est pas le DVD qui était concerné, mais les capacités mémoire des consoles). Dommage qu’aucun interview ne fut possible car de mon coté j’étais blindé de questions et n’ait pu en poser qu’une. Le Q&A c’est vraiment la plaie du journalisme !

Note : 6 / 10

Buffet/Décoration

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Les équipes de chez Capcom ne manquent pas d’idées quand il s’agit de créer des véhicules.
Outre le lieu assez exceptionnel (une sorte de gigantesque loft où je me serais bien vu habiter), il faut reconnaitre que Capcom n’avait guère fait d’efforts pour nous plonger dans l’ambiance du jeu. Quelques posters ci et là, et pas grand-chose de plus ou d’original. Trois plantes, quelques chaises disposées en rangées devant un podium et le tour est joué ! Ceci étant, la déco était essentiellement assurée par de très nombreuses bornes de jeu. Un plus non négligeable puisqu’il est habituellement toujours difficile de s’essayer aux jeux dans ce genre de présentation, compte tenu du monde présent. Quant au buffet, en raison de l’heure (10h) nous avons eu droit aux classiques café/thé, jus d’orange et viennoiseries… et même quelques brochettes de fruits délicieuses. Le café était bon, les croissants également. Seul le jus d’orange m’a paru quelconque… le genre qu’on trouve en supermarché au rayon frais. A noter que le « hands-on » s’étendait jusqu’à 22h, donc des buffets déjeunatoires et dinatoires étaient peut-être prévus… mais je n’ai pas eu la patience d’attendre jusque là pour vous en parler.

Note : 6 / 10

Le jeu

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Les Vital Suit sont puissantes, rapides et maniables.
Cette présentation, je l’attendais de pieds fermes. Car s’il y a un jeu qui m’a particulièrement marqué sur 360, c’est bien Lost Planet. A l’époque, il fut l’un des standards en termes de qualité graphique et n’a toujours pas à rougir face aux productions actuelles. Qui ne se souvient pas de ces explosions absolument ahurissantes de la démo qui nous avait été proposé à l’E3 ? Sans parler du fait qu’après Modern Warfare, survenu bien plus tard, Lost Planet reste le jeu auquel j’ai le plus joué en ligne, motivé par sa variété, son action nerveuse et ses maps bichonnées comme rarement. Et comme si Capcom avait entendu mon appel, c’est sur le multi qu’on a pu s’essayer. Toutefois, avant de nous laisser toucher aux sacro-saints pads, l’équipe de développement s’est attelé à nous présenter le mode solo… ou plutôt la campagne. Car de mode solo il n’y a pas. Dans Lost Planet², on incarne l’un des membres d’une escouade de quatre gugusses, contrôlés par l’I.A. si on n’a pas d’amis, ou par des potes, en ligne ou en split-screen. Mais surtout, chaque épisode nous place dans la peau de soldats des différents camps présents sur EDN III et nous propose donc de suivre l’évolution d’une guerre inter-humanité selon différents points de vue.

Le jeu (suite)

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En couplant les Akrids à la technologie, on obtient ce genre de… hummm… motos ?
Plus que le coté coopération ou le passage d’un camp à un autre, c’est le déroulement des missions même qui rend le jeu si atypique. Il est certain que cela ne conviendra pas à tous, mais les épisodes sont découpés en différents chapitres représentant généralement une ou deux missions relativement courtes dans le but de faciliter l’organisation et concilier les agendas de chacun lorsqu’on joue en coop’. Pour l’occasion, nous avons pu voir l’infiltration d’une base ennemie où le but était simplement d’activer les différentes balises présentes sur la carte, puis ensuite de survivre à la contre-attaque adverse. Une autre mission plaçait la petite escouade face à un Akrid titanesque apparaissant au moment où les joueurs pensaient avoir nettoyé la zone de toute présence hostile. Je pense donc que si elle est tout de même scénarisée et organisée selon une certaine chronologie, la campagne de Lost Planet² a plus à voir avec les missions Spec Ops de Modern Warfare 2 qu’avec celle de son prédécesseur. L’avantage, c’est que cette campagne peut alors être rejouée à l’infini, ou presque, d’autant plus que les maps proposées sont généralement gigantesques et proposent une multitude de possibilités pour parvenir à ses fins. Les développeurs nous confient même qu’il est tout à fait possible d’achever la plupart des missions sans tirer un seul coup de feu.

Le jeu (suite et fin)

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Ou alors carrément, un monstre dévastateur capable d’accueillir un pilote et trois canonniers.
L’un des grands points fort du premier Lost Planet, et notamment en multi, c’était sa grande variété d’armement. Outre les nombreux VS (Vital Suit… des méchas quoi !), le jeu nous offrait un large éventail de fusil, lance roquette et autres joyeusetés du genre… mais surtout également toutes sortes de grenades (adhésive, à fragmentation, disque, leurre, etc.). Avec cette suite, Capcom est allé encore plus loin et leur imagination semble sans borne. Outre de nouveaux VS et des véhicules désormais mi-technologique/mi-akrid, on trouve des nouvelles grenades (la shuriken par exemple) et de nouveaux flingues (un fusil épée que j’aurai tant aimé pouvoir tester), ainsi que l’apparition d’armes de soutien comme le bouclier ou le fusil SP capable de régénérer la santé de vos alliés. En plus de son arsenal, chaque joueur se distinguera par ses habiletés, lui permettant d’être plus efficace au combat, d’être plus vigoureux en santé, etc. Tout cela se débloque avec l’expérience, façon Modern Warfare, tout comme les nombreuses possibilités graphiques pour modifier son apparence (on pourra même incarner une nénette désormais). Plus anecdotique, mais tout de même notable et appréciable, on pourra même aller jusqu’à personnaliser ses emotes afin de s’exprimer gestuellement sur le champ de bataille (les emotes bioman sont juste à mourir de rire et je sens le succès poindre lorsqu’on réalisera les positions en coop’ avec les autres forces bleue, rouge, jaune et verte). Le gameplay, lui, n’a pas changé d’un iota ou presque (on pourra désormais sprinter à la Gears of War et chaque joueur disposera d’une vision nocturne) et le grappin reste toujours aussi bancal… surtout comparé à celui de Just Cause 2. Mais bon, il en faut plus pour altérer mon enthousiasme !

Note : 8 / 10
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