Total Overdose, à t’arracher les cojones

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Alors que le premier trailer de Faith and a .45 vient de pointer le bout de son nez, j’ai eu envie de vous balancer le rétro test de Total Overdose du même développeur, Deadline Games. Un jeu sorti il y a un peu plus de deux ans sur PC, Xbox et PS2.

Max Payne sous acides

008-73.jpgErnesto Cruz est un brillant membre de la DEA, un des agents les plus efficaces jusqu’à ce qu’il soit, à la surprise de tous, retrouvé mort. Pour ne rien gâcher l’autopsie révèle une overdose ce qui fait un peu tâche pour un membre de la brigade des stups je vous l’accorde.
Quelques années plus tard un de ses deux fils, Tommy, fait lui aussi parti de la DEA et tombe sur un cartel mexicain qui semble ne pas être étranger au décès d’Ernesto. Tommy se lance donc dans une enquête mais il est malheureusement victime d’un accident et cloué dans un fauteuil roulant. Avec l’appuie de ses supérieurs il fait sortir son frère jumeau, Ramiro, de prison pour qu’il s’infiltre dans le cartel et enfin découvrir pourquoi le paternel Cruz est décédé. C’est sous ce vague scénario que la boucherie commence, car oui Total Overdose est une véritable boucherie, un vrai jeu d’action où l’on passera la plupart de son temps à canarder du méchant. Un véritable arsenal est à votre disposition allant du râteau au lance grenade en passant par la dynamite et le fusil mitrailleur. Là où on aurait pu s’attendre à un gameplay classique on se retrouve en face d’une jouabilité rappelant fortement l’excellent Max Payne mais avec une bonne dose de délire en plus. Vous allez vite assimiler qu’une barre d’adrénaline vous permet, en pressant la gâchette gauche, de sauter dans tout les sens au ralenti ce qui vous permettra de tirer sur tout ce qui bouge beaucoup plus facilement et rapidement, jusque là rien d’original mais en sachant que votre personnage peut prendre appui sur les murs et faire des salto à la Jackie Chan ça donne tout de suite plus de pêche. Dès les premiers instants du jeu on prendra plaisir à bondir partout tout en dégommant avec style le badaud qui se locke automatiquement pour peu que l’on dirige le curseur de visée près de lui. Multiples combinaisons sont possibles comme par exemple faire des head shot en combinant la gâchette de tir (la droite) et le bouton X ou en tirant sur les objets destructibles en combinant le tir et le bouton B. Ca explose assez vite de tous les côtés tandis que l’on se la joue chimpanzé intouchable.

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009-70.jpgEn cas de mort il suffit de remonter le temps en utilisant un item adéquat que l’on peut ramasser tout le long des niveaux. Chaque ennemi tué, chaque esquive effectuée vous rapportera un certain nombre de points qui débloqueront plusieurs capacités pour votre personnage (tenir 2 flingues dans ses mains, barre d’adrénaline augmentée etc…).
Pour rendre le jeu encore plus délirant des “mouvements loco” sont disséminés sur chaque niveau (on peut aussi en gagner avec le système de point), ce sont des espèces de coups spéciaux qui permettent de tuer plus facilement les ennemis aux alentours. Il en existe une petite dizaine qui vont du tourbillon (le héros saute en tournant sur lui-même tout en vidant ses chargeurs aux alentours) à “l’invocation” d’un catcheur mexicain en passant par le pistolet d’or qui vous permettra de faire des head shots à la vitesse de la lumière. Chaque mouvement loco dure un petit laps de temps et gageons qu’ils permettent de gagner beaucoup plus de points lorsqu’on les utilise (points qui vous permettent donc de gagner, entre autres, de nouveaux mouvements loco…).
Pour rester dans cet esprit fou fou il y a différentes animations sympathique comme Ramiro qui se gratte les bourses si on le laisse sans bouger ou ces chapeaux qui restent en l’air alors qu’on vient de shooter leurs porteurs (si on se met en dessous du chapeau à temps, notre héros en sera revêtis durant un court laps de temps).

Grand Theft Auto sous calmants

010-58.jpgL’inspiration Max Payne marchant plutôt bien et l’engouement des joueurs pour un jeu tel que GTA, les développeurs se sont sûrement dit qu’il serait judicieux de reprendre quelques mécaniques du jeu phare de Rockstar. Nous avons donc le droit à une ville ouverte avec différents véhicules et piétons qui la remplisse et la possibilité de s’y promener entre chaque mission. Autant dans GTA on prend plaisir à parcourir la ville tant elle regorge de possibilités autant circuler librement dans Total Overdose est ennuyeux à mourir, et ce n’est pas les quelques items cachés à récupérer et le découpage en très courtes “zones” qui me contredira. Il n’y absolument rien à faire, écraser des piétons étaient amusant il fut un temps mais ce n’est plus vraiment ce qu’il y a de plus original de nos jours. Surtout que les phases de conduite (dans tout type de véhicules) nous donne l’impression d’être au volant d’un caillou sur des rails… La seule très bonne idée des phases en voitures vient du fait que l’on peut facilement conduire en se préparant à sauter du véhicule pour le faire exploser contre diverses choses (stand de bourritos, silo à engrais etc). Je ne préfère pas non plus parler des dégâts ou de la physique qui en retourne tellement elle est risible (foncer dans une autre voiture vous donnera l’impression de foncer dans un mur). Il devient donc impératif de se concentrer sur les missions sous peine de s’endormir et heureusement pour nous, nous ne sommes pas obligé de rouler jusqu’aux points indiqués sur le radar. Il suffira d’appuyer sur la touche “Back” et de choisir tout d’abord un point de défi qui une fois relevé (tuer tout les méchants à tel endroit, passer à travers tout les points de contrôle en un temps limité etc…) fera apparaître un point de mission sur le radar qui nous permettra d’avancer dans le scénario. Les défis et les missions s’enchaînent et se ressemblent, tout est répétitif, on tue à tour de bras jusqu’au boss de fin de niveau qui libérera un document, ou un objet (rayez la mention inutile) qui n’est qu’un prétexte pour nous amener à la mission suivante…

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011-55.jpgAu niveau graphique ce n’était déjà pas à l’époque ce qui se faisait de mieux, un multiportage classique tiré vers le bas pour pouvoir tourner sur PS2 avec en prime quelques clipping à droite et à gauche. L’ambiance est par contre assez bien soulevée par des musiques latino en tout genre vraiment bien gaulées, le doublage français se trouve à contrario en dent de scie avec des PNJ à l’accent bien rendu mais un doublage du héros surjoué et dont la voix ne colle pas du tout au personnage. (Pour ceux qui ont l’oreille vous reconnaîtrez la voix française du personnage de John, le jardinier de la série Desperate Housewives, saison 1.) Tant pis, Total Overdose ne se prend de toutes façons pas du tout au sérieux. A noter que lors de la sortie du titre je pressentais le démarrage d’une nouvelle franchise dont on allait se bouffer multiples suites, le bastonnage médiatique autour du jeu par Eidos (l’éditeur) ayant été assez conséquent. Au final plus de 2 ans après, pas la moindre trace d’une quelconque suite, le prochain jeu de Deadline étant Faith and a .45. Comme quoi les voies du marketing sont impénétrables.

On se souviendra de Total Overdose surtout pour ses phases d’action bien funs, malheureusement le reste est d’une fébrilité indéniable. Tant pis, 2 ans après c’est encore pour moi un agréable souvenir malgré tout, preuve d’une qualité certaine. C’est le coeur qui parle.

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