The Last of Us Part II, ça va trancher chérie !

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Quand un des meilleurs jeux de la PS3 livre enfin sa suite ça donne tout simplement un des meilleurs jeux de la PS4.

Vous l’aurez déjà compris avec le sous-titre de l’article j’ai adoré The Last of Us Part II qui est pour moi un des meilleurs jeux de la PS4 tout simplement. Même si ce jeu représente une sortie majeure, mon test devrait être assez rapide pour la simple et bonne raison que l’intérêt principal réside dans sa narration et qu’il n’est absolument pas dans mon intention de vous spoiler le moindre élément. D’ailleurs si vous êtes comme moi et ne voulez rien, mais alors rien, savoir avant d’y jouer, je vous invite à sauter directement à la conclusion ou même directement dans vos baskettes pour aller acheter le jeu.

Une histoire de famille

Reprenant la scène d’intro du premier, en version beaucoup plus calme, The Last of Us Part II commence par une discussion entre Joël et Tommy, petite astuce pour vous proposer un (succinct) résumé de votre aventure précédente avant une ballade à cheval vous permettant de découvrir un des premiers paysages si joli, que le jeu vous proposera tout du long, le tout sur fond de musique acoustique toujours signée Gustavo Santaolalla.

Des beaux plans, le jeu vous en réserve tout du long.

Les premiers chapitres sont plutôt longs (et c’est pas ma partie + qui va me faire dire le contraire) et bénéficie d’une narration prenante mais lente. Le rythme y est franchement calme et Naughty Dog prend le temps d’introduire les nouveaux personnages un peu à tour de rôle. Si ça peut même trainer, on se rendra vite compte que c’est ce qui fait la différence avec beaucoup d’autres jeux pour s’attacher aux protagonistes et que l’histoire deviennent aussi prenante. Mais ne vous y trompez pas pour autant, on retrouve très vite des scènes importantes, qui surviennent parfois sans prévenir. Des scènes bien souvent d’une violence étonnante et un attachement qui vous fera aimer les personnage comme votre propre famille.

Je voulais faire une vidéo en jouant « come as you are » mais j’avoue que j’ai pas réussi 🙂

Dans ce monde de brutes, le studio pense quand même à faire des petits clin-d’oeils légers comme la gamine qui joue à Hotline Miami sur sa PSP ou la bonne vieille PS3 qui trône dans une maison avec, bien sûr, Uncharted. Si ceci n’est qu’un détail, il n’en est par contre rien des scènes émouvantes qui reviennent plusieurs fois dans le jeu, dont le meilleur exemple est pour moi l’anniversaire d’Ellie qui imbibera vos yeux de larmes si ce n’est plus. En tout cas moi je ne vais pas jouer aux durs car je ne compte plus les scènes que j’ai traversé avec la chaire de poule et les larmes aux yeux.

« Happy birthday kiddo »

Une ambiance digne d’un film d’horreur

Si le point fort du premier épisode était la relation qui se créait au fil du temps entre Joël et Ellie, ce nouvel épisode mise plus selon moi sur son ambiance générale. Plutôt que de nous apprendre plus sur l’origine de l’épidémie ou de nous faire chercher un quelconque vaccin, cette suite nous entraine dans un monde à la Walking Dead avec des clans qui se forment et une violence omniprésente. J’ai été très étonné du niveau de violence du jeu. Il y a bien sûr les infectés mais comme toujours le prédateur le plus redoutable reste l’homme. Pour survivre, Ellie a su devenir un mix entre Jason et l’héroïne du film « i spit on your grave ». Animée d’une force incroyable, elle est capable du pire et résiste à bien plus que ce que l’on pourrait en réalité. Les scènes et même les animations sont dures, violentes voir gores. En tout cas le jeu est clairement pour un publique mature. C’est d’ailleurs lors de la première scène (excellente au passage) de chasse avec les scars que je me suis fait la réflexion que Rockstar devrait vraiment s’inspirer de The Last of Us part II pour nous pondre enfin une vraie suite au jeu Manhunt.

« Souviens toi l’été dernier ? » « Non, non c’est juste Ellie qui a un peu vrillé »

Bref je ne vais pas tourner en rond, le jeu à une narration excellente et une ambiance incroyable.

Petit rappel

J’ai repris The last of us (1) après avoir fini ce part II et le gameplay est vraiment très fidèle pour ne pas dire exactement le même en un peu mieux huilé. Finalement dans le 1, on se rend compte que Tess ou Ellie gêne assez souvent Joël dans ses déplacements, ce qui ne m’est jamais arrivé dans le 2. De la même manière l’ia est largement mieux gérée dans ce nouvel épisode. En reprenant le premier, j’étais étonné de voir mon compagnon passer impunément devant les ennemis alors qu’on est en phase d’infiltration. Dans ce second volet, le défaut est bien gommé et même si on se demande parfois si les ennemis ne sont pas un peu aveugles sur les bords, l’ia est plutôt correcte et les phases avec de nombreux ennemis ne vous laisseront pas les éliminer un par un sans réagir. Je fais ce petit retour en arrière car on oublie vite et il est facile de dire qu’une suite est moins bien que l’original mais là pour jouer aux deux en même temps, ce Part II bat le 1 en tout point.

On ne perd jamais les bons réflexes

Pas sans défaut pour autant

Le jeu souffre tout de même de quelques lacunes. Déjà son gameplay reste assez pauvre. Même en étant très bien adapté à l’histoire on ne peut pas parler ici du meilleur gameplay qu’on ait jamais croisé. Le système de craft, repris à l’identique du premier épisode n’a par exemple pas un intérêt fou et cela est aussi lié à la faible difficulté du jeu. Même en mode difficile, le joueur sera surtout bloqué sur deux scènes qui représentent un pic de difficulté notoire alors que le reste de l’aventure se laisse traverser rendant le craft très occasionnel. Les phases de shoot ne sont pas non plus au niveau des jeux d’action mais il suffit de connaitre la série Uncharted pour savoir que ce n’est pas la qualité première du studio. Enfin et c’est là le plus important, les choix scénaristiques peuvent étonner mais surtout certains personnages secondaires mériteraient d’être plus approfondis. Une grande partie de la force de la série est l’attachement que Naughty Dog a su créer envers Joël et Ellie et si la perte d’un personnage est un fait marquant dans The Last of Us c’est parce que le studio a su approfondir comme il se doit l’environnement de nos héros. On se rappelle bien sûr la scène d’introduction du premier épisode qui créait un lien direct très fort vis à vis de Joël. Cette fois-ci certains rôles secondaires manquent de cet attachement qu’on n’avait pour habitude d’avoir. Enfin, dernier petit point pour tous les collectionneurs de trésors et collectibles à la con (dont je fais parti), comme dans l’épisode précédent, Ellie adore fermer les portes derrière elle, ou sauter de trop haut pour faire demi-tour ou toute autre astuce empêchant le joueur de revenir en arrière. Alors choisissez bien votre chemin, si vous voulez récupérer tout le loot avant d’avancer.

Vas-y bloque la porte, c’est pas comme si j’étais en train de chercher du loot.

En conclusion

Sans aucun doute un jeu faisant son entrée dans le top 3 de la PS4, The Last of Us Part II vous transporte une fois de plus dans une aventure pleine d’émotions vous faisant vivre des moments difficiles et d’autres que vous regardez avec la larme à l’oeil. Le scénario, lui, prend des risques (que je n’aurais pas pris) mais sait vous les faire accepter et selon moi il réussit son pari parfaitement au fil des chapitres. Enfin, certaines scènes sont quand même grandioses et vous scotcheront à l’écran si vous vous plongez à fond dans l’aventure.

L’avis de Smy

Je ne sais pas si mon avis va encore évoluer, mais après quinze heures de jeu, je suis totalement convaincu. Le premier Last of Us était déjà une référence et le second se permet de faire encore mieux.

Mes souvenirs remontent à 2016 et la version remastered sur PS4. A l’époque, je trouvais le jeu exigeant et je passais mon temps à compter mes balles et combattre des infectés à coups de briques. En comparaison, cette « Part II » est plus fluide et semble moins difficile, même si l’infiltration est évidemment toujours présente.

La violence est par contre décuplée, et les choix d’angles de caméra accentuent encore les scènes gores. Il m’est arrivé plusieurs fois de fermer les yeux, sans pour autant pouvoir échapper aux bruitages qui poussent encore plus loin l’horreur.

Je n’aborderai pas ici la polémique ridicule portée par de vieux jeunes réacs, incompréhensible pour moi au XXIè siècle. Je savoure pleinement les dernières heures qui me restent, l’ambiance semble changer et je ne sais pas où va m’amener cette histoire, mais il ne fait déjà plus aucun doute que ce jeu va entrer dans mon top absolu.

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