The Gunk, l’éboueur de l’espace

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A l’approche de Noël, le Xbox Game Pass s’enrichit du tout nouveau titre des développeurs de Steamworld, Image & Form Games : The Gunk

Ménage de Printemps

Pour fuir leurs créanciers, Rani et Beck partent en quête de richesses sur des planètes inconnues

The Gunk nous place dans la peau de Rani, une jeune convoyeuse de l’espace accompagnée de sa coéquipière Beck, en quête d’un mystérieux signal censé les rendre riches (j’avoue, je n’ai pas bien compris le pitch de départ). Affublée d’un gant de puissance en lieu et place de son bras amputé, Rani part ainsi en exploration sur une planète inconnue, envahie par une sorte de crasse organique noire et visqueuse qu’elle baptise le Gunk.

A l’aide de son gant de puissance qui ferait passer un aspirateur Dyson pour une vulgaire balayette, Rani entreprend alors de débarrasser la planète de cette engeance, permettant alors à la nature de reprendre peu à peu ses droits. Voilà peu ou proue le scénario de ce jeu de plateforme-aventures, à quelques subtilités près que vous découvrirez au fur et à mesure de votre progression. Ce scénario repose essentiellement sur les nombreux, voire constants dialogues entre Rani et Beck. Ceux-ci sont savoureux et parfaitement doublés (en anglais, sous-titrés Fr), et contribuent grandement à nous garder aux manettes.

Le jeu offre quelques jolis panoramas

L’essentiel du gameplay s’articule donc sur ce clean ménager et des éléments de plateforme qui se découvrent alors au grès de votre grand nettoyage. On retrouve toutes sortes de mécanismes et de passages obstrués qu’il faudra déblayer pour avancer, sans jamais se heurter à la moindre once de challenge. En effet, pendant les deux premiers tiers de l’aventure, la progression se veut d’une facilité déconcertante et il n’y a guère que la beauté des paysages traversés pour nous sauver de l’ennui.

Vite joué, vite oublié

Pas de map dans le dédale labyrinthique de cette planète, seules quelques rares balises pour effectuer des allers-retours à la base.

Le dernier tiers quant à lui, offre quelques moments d’action et de puzzles un poil plus retors (rien d’insurmontable pour autant, loin de là) qui permet au titre un certain regain d’intérêt. C’est dommage d’ailleurs que les quelques ennemis rencontrés alors, ne soient pas plus nombreux, histoire de pimenter l’aventure. Dommage également que les mécaniques de gameplay ne permet pas une deuxième lecture, pour atteindre des objectifs secondaires qui permettraient aux complétistes de se challenger un peu. Bref, il y avait des choses à faire, relativement simples à réaliser, pour permettre à The Gunk de gagner en intérêt sans dénaturer son postulat de départ. Heureusement, ce dernier est assez court puisque vous devriez en voir le bout après 4 heures de gameplay effectif. Juste ce qu’il faut pour se faire le jeu en une ou deux traites, sans prise de tête, avant que l’ennui ne nous fasse poser la manette.

Le derniers tiers est un peu plus relevé et l’ambiance devient un peu plus sombre, au sens propre comme au figuré
Le Bunny fait office de QG et permet notamment d’apporter des modifications bienvenus au gantelet de puissance de Rani

En bref, The Gunk est un petit jeu sympatoche, facile à jouer et particulièrement accessible. Il est plutôt joli et coloré, avec une thématique forte autour de la pollution et des dialogues très plaisants. Mais malgré toutes ces bonnes intentions, The Gunk ne fera toutefois pas date dans votre expérience de joueur. Après, si vous êtes abonné GamePass, il est gratuit ou presque (oui je sais, c’est un abonnement… pas un cadeau), donc pas de risque, ni d’investissement particulier. Si vous ne l’êtes pas par contre, à 25 euros le jeu, pas sûr que la dépense soit bien judicieuse.

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