Test Express, Blood and Truth

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Présenté comme un shooter hollywoodien, ce jeu VR nous immerge dans une ambiance de mafia familiale londonienne.

Comme je suis le seul assez cinglé chez les Polygamer pour avoir un casque PlayStation VR et m’éclater dans mon coin sur les jeux VR, je suis le seul à pouvoir jouer au dernier jeu de Sony. Cela tombe plutôt mal, car je n’avais pas aimé plus que ça The London Heist, le lointain ancêtre de ce tout nouveau Blood and Truth. J’essaie d’oublier ce détail, enfile mon casque et les deux PS Move volées à Toma021 pour l’occasion, et me fonds dans la peau d’un soldat des S.A.S en retour de mission.

Le flashback de début du jeu est assez poussif et les explosions de roquettes ressemblent à un feu d’artifice du camping du coin. La VF n’aide sans doute pas, et le jeu ne permet tristement pas de basculer en VO, je vais donc devoir supporter les «C’était trop d’la balle» et autres traductions ratées.

De retour à Londres ma famille de truands m’accueille à bras ouverts et le jeu devient heureusement plus réussi. Les déplacements sont plus proches du rail-shooter que du FPS libre, ce qui est au départ déstabilisant et limite énormément les choix, mais on s’y habitue. Le but principal de Blood and Truth est de progresser en tuant les vagues successives d’assaillants, le tout dans des décors et des ambiances qui évoluent de chapitre en chapitre. Les casino, hangars ou immeubles à moitié détruits rendent particulièrement bien en VR. Une partie de l’aventure se passe même dans une galerie d’art moderne dont certaines salles sont hypnotiques !

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Certaines séquences de jeu sont plus calmes, et mes (bonnes) compétences en infiltration, crochetage de serrure et branchements divers sont exploitées pour progresser dans le scénario. A l’inverse, ma (déplorable) conduite en course poursuite n’a que peu d’impact, les voitures avancent toutes seules et je n’ai qu’à tirer sur ce qui m’entoure. Les différents chapitres de l’aventure sont entrecoupés de scènes cinématiques avec un agent de la CIA et permettent d’approfondir l’histoire, mais il n’est pas possible de les sauter et il faut patienter, casque sur la tête…

Le jeu se termine en 6 heures, sans difficulté particulière. VR oblige, le résultat est particulièrement immersif et l’on passe un bon moment, renforcé par une ambiance sonore très travaillée. Les points négatifs restent le système de déplacement contraint, l’I.A. des assaillants très basique et le scénario digne d’une série d’ados.

Un jeu sympa qui a reçu de très bonnes critiques, mais pas de quoi détrôner Astro Bot qui reste le meilleur jeu VR de la PlayStation 4…

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