Tales from the Borderlands : Episode 2 – Atlas Mugged, La Nalyse

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Deuxième épisode de l’histoire la plus rafraîchissante du catalogue Telltale Games.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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Un début d’épisode dédié à la giclée faciale.
Particulièrement drôle et assez rythmé, j’avais une certaine hâte à retrouver Tales from the Borderlands qui tranche un peu avec le sérieux et la tension des Telltale de ces dernières années.

Le pitch dans ta potch

On redémarre là où on s’était arrêté dans le premier épisode, comme souvent avec Telltale. Fiona et Rhys continue à raconter leur histoire, alors qu’ils sont sur les traces d’un fameux Vault, qu’ils ont des chasseurs de prime et un certain nombre de personnes au cul, que les fans de Borderlands 2 retrouvent avec joie Handsome Jack et que les 10 millions de dollars qu’ils convoitaient se sont envolés…

Le paragraphe qui sera copié-collé à chaque Telltalerie

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Plusieurs nouveaux perso cools débarquent.
C’est techniquement très faible. C’est intégralement en Anglais. Sur PC le clavier est uniquement en Qwerty. Sur consoles il y a aléatoirement des bugs immondes. Les choix moraux et leurs conséquences ne sont pas aussi dingues qu’ils le laissent croire au premier abord mais fonctionnent quand même très bien et surprennent même parfois. C’est finalement très peu interactif. Bref, c’est un jeu Telltale, c’est du foutage de gueule, mais c’est tellement bien écrit que tout est rattrapé par le récit.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

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Handsome Jack fait des siennes dans cet épisode…
Au-delà de l’humour, toujours aussi efficace, ce qui est intéressant et bienvenu dans ce Tales from the Borderlands c’est sa narration. L’histoire contée tour à tour par Rhys et Fiona prend forme sous notre contrôle tout en subissant de temps à autres les facéties et commentaires de l’autre devant le manque de crédibilité de certains faits. Jusqu’ici, les auteurs jouent admirablement bien avec la façon dont ils nous racontent cette aventure. Il y a finalement sûrement plus d’audace là-dedans que dans ce que Telltale avait pris l’habitude de faire de The Walking Dead à Game of Thrones en passant par The Wolf Among Us. Je ne dis pas que ces derniers sont mauvais (pour preuve j’ai critiqué de manière souvent élogieuse l’intégralité des épisodes et des saisons des titres en question sur ce site), mais qu’au niveau de l’écriture, tout aussi maîtrisés soient-ils, on commençait à atteindre une forme de rythme de croisière un peu tranquille bien que toujours aussi maîtrisé.

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L’humour potache (et un peu gore pour cette fois) fonctionne très bien. Faut dire que je suis tout à fait client de ce genre de bêtises.

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Ceci n’est pas un sport futuriste.
Tales from the Borderlands et ce « Atlas Mugged » compris fait donc office de coup de pompe dans la fourmilière histoire de réveiller un peu tout ça, sûrement aidé par l’état d’esprit Borderlands qui encourage à se lâcher. Même la mise en scène tente toujours quelques petits trucs cools, à commencer par l’intervention du générique de début de ce deuxième épisode. Et si finalement il ne se passe pas grand chose, il y a du mouvement, pas mal d’action et une ambiance vraiment agréable et fun. De tous les titres de Telltale c’est d’ailleurs sûrement celui qui me fait le plus regretter cet archaïque gameplay handicapé. La faute à beaucoup de passages de bastonnade / fusillades / poursuites rendus un peu relou par des martelages de touche complètement dépassés (il faudrait vraiment que Telltale s’en aperçoive un jour). Alors bon, on peut difficilement être surpris de voir Telltale faire du Telltale, et on l’accepte désormais sans broncher, mais reste qu’avec un vrai gameplay on toucherait peut-être quelque chose d’encore plus énorme. Je me prends même à rêver d’un Borderlands en TPS avec cette écriture et ce sens narratif bien prenant de Tales from…. Toujours est-il que la saison est partie pour être de très bonne qualité doublée d’une bouffée d’air frais sur le climat pesant des histoires habituelles du développeur. On se croirait devant une bonne comédie d’action et c’est assez jouissif.

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