Super Mario Galaxy 2, vers l’infini et au-delà

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On en aura bouffé du Mario à travers les âges ! Et pourtant, à chaque itération ou presque, le petit plombier arrive toujours à nous scotcher à l’écran. Ça en deviendrait presque énervant…

La plateforme réinventée

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Luigi voudrait-il se taper Peach à l’insu de Mario ? Quel suspense insoutenable !!
Mario, c’est avant tout une histoire incroyable, pleine de rebondissements, qui nous tient en haleine depuis des années. La princesse Peach se fait enlever, puis elle est sauvée, avant de se faire kidnapper à nouveau via des effets scénaristiques à couper le souffle et, chaque fois, l’ombre maléfique de Bowser plane. Pour cet énième épisode toutefois, les scénaristes de Nintendo ont voulu frapper un grand coup en bouleversant les codes qu’ils ont eux-mêmes établis. C’est ainsi qu’on débute cette aventure par la capture de la princesse Peach par l’infâme Bowser. Autant dire qu’on ne l’avait pas vu venir. Bien décidé à sauver sa dulcinée, quoi qu’il lui en coute, Mario s’élance donc une nouvelle fois à travers l’espace pour en découdre avec Bowser et ses sbires. A peine le temps de nous remettre de nos émotions, et de saluer au passage la prise de risque incroyable de Nintendo, que nous voilà lancé dans un premier niveau qui sent déjà bon la magie Mario Bros.. Ça c’est certain, si chez Nintendo ils n’ont pas vraiment le nez pour embaucher des scénaristes, au moins ils ont formé les meilleurs level designers du monde, et ça se voit.

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Ces enfoirés de clones sombres vont vous permettre d’étoffer votre vocabulaire… enfin surtout les insultes.
N’allez pas chercher un bug ou un élément mal conçu, mal placé. Tout est millimétré, tout n’est qu’inventivité et au-delà de dialogues insipides que même ma gamine de dix ans trouve niais au possible et des couleurs chatoyantes à rendre fou un daltonien, le titre n’est pas exclusivement dédié aux plus jeunes. Bien au contraire, le challenge est parfois corsé et il m’est arrivé régulièrement de péter un plomb sur un niveau de dingue. Le pire dans tout ça, et si vous jouez depuis longtemps vous savez forcément de quoi je veux parler, c’est lorsqu’on n’arrive pas à passer un passage bien spécifique d’un niveau. A force de recommencer maintes et maintes fois, on finit par se précipiter jusqu’à en oublier les fondamentaux et à foirer des trucs super simples qu’on passerait habituellement avec une main derrière le dos et l’autre bien fourrée au fond du nose. Tu m’étonnes que certains fassent des crises d’épilepsie ou butent toute leur famille avant de les manger avec une petite sauce au bleu tip top…

Plutôt corsé

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Heureusement, ces niveaux ne sont pas nombreux… parce que qu’est-ce qu’ils sont nases !
Bon, il y a bien quelques ratés, à commencer par les niveaux de vol à dos (enfin plutôt à serres) d’oiseau, et le challenge ne s’avèrera surtout qu’aux yeux des plus acharnés qui chercheront à finir le jeu à fond. Mais contrairement à certains jeux, et notamment les jeux d’action, qui augmentent artificiellement leur durée de vie en vous planquant des drapeaux ou des coffres à récupérer dans des lieux cachés, Mario Galaxy 2 vous pousse véritablement à aller au fond des choses… ne serait-ce que par la diversité au sein d’un même niveau (ces saloperies de clones sombres, des challenges en temps limité ou vie réduite, etc.) et pour débloquer les mondes cachés. C’est bien simple, moi qui finit assez rarement mes jeux, j’ai retourné Mario dans tous les sens (en tout bien tout honneur). Si ça ce n’est pas un gage de qualité, qu’est-ce que c’est ?! Et puis Mario c’est Mario… un véritable mythe. Pour les plus anciens, il a bercé notre enfance et beaucoup d’entre nous ont torché tous ses épisodes (ou presque). Du coup, c’est un peu une tradition de récupérer tous les bonus cachés. Le mec qui se contente d’aller au bout d’un niveau de Mario sans se faire un peu violence pour tout récupérer, c’est quand même un fieffé tocard doublé d’une feignasse hors norme !

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De l’aide ? Moi ? Mario ? Non mais tu m’as pris pour une buse ? T’es au parfum de mon pedigree ?
Enfin, bonne nouvelle : Le jeu à deux est bien plus étoffé que dans le premier épisode ! Il ne s’agit pas d’un vrai mode coop’ comme dans New Super Mario Wii, mais d’un mode d’entraide où le second joueur peut influer sur le monde que parcoure le premier, en récoltant toutes sortes de bonus (champignon 1up, pièces, éclats d’étoiles, etc.), en éliminant certains ennemis ou en bloquant certains pièges et obstacles. Plus amusant qu’il n’y parait au premier abord, ce mode deux joueurs simplifie par contre énormément le jeu. Bon, enchainer les sauts muraux et les plateformes double face lorsqu’on se fait courser par un clone sombre restera une affaire entre le joueur un et sa dextérité, mais en permettant de récupérer les différents items, Nintendo a quand même largement simplifié la tâche du premier joueur qui s’économisera nombre détours. D’ailleurs, dans le même ordre d’esprit, la princesse Mélodie fera son apparition dans les niveaux, lorsque vous aurez échoué un certain nombre de fois, pour vous proposer de faire le niveau à votre place et ainsi découvrir les astuces pour les passages les plus corsés. Mais bon, de vous à moi, c’est quand même une question d’honneur d’y arriver par soi-même, non ?

A dos de Yoshi

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A priori, Yoshi supporte à peu près aussi bien les piments que moi…
Avec tout ça, j’en aurai presque oublié de vous parler des nouveautés de cet opus ; notamment par rapport à son prédécesseur. La principale d’entre elle, c’est bien entendu l’arrivée de Yoshi, qui rappellera aux plus nostalgiques d’entre nous, un certain Super Mario World sur Super Nintendo. Enfin moi en tout cas, c’est un peu l’effet qu’il m’a fait. Le petit dinosaure du plombier offre toutes sortes de nouvelles possibilités, à commencer par la possibilité de planer via une animation hilarante montrant Yoshi battre des pieds et étendre le cou à la manière de n’importe quel personnage de cartoon. Yoshi peut également gober les ennemis à distance et trouvera sur sa route toutes sortes de bonus lui permettant de planer en se gonflant tel une montgolfière, de s’illuminer en avalant des poires dorées ou de speeder, le feu aux fesses, en gobant un gros piment. Des bonus qui viennent donc s’ajouter à ceux de Mario pour diversifier quasiment chaque nouveau niveau rencontré et proposer des expériences distinctes à chaque fois.

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Mario Cumulo-Nimbus sautant de nuage en nuage… à priori elle est plutôt pas mal la drogue qui circule au Japon.
Pour Mario, si on retrouvera quelques classiques comme la fleur permettant de tirer des flammes ou les costumes d’abeille et de fantôme du premier Super Mario Galaxy, on retrouve également quelques nouvelles tenues plutôt originales et amusantes, comme celle de cumulo-nimbus permettant de sauter de nuage en nuage ou celle de pierre qui transforme le plombier en un véritable roc détruisant tout sur son passage. Bref, si on notera quelques repasses du volet précédent, les nouveautés sont suffisamment nombreuses et les niveaux suffisamment inventifs pour renouveler l’expérience sans véritablement subir l’influence du premier opus. Au final, on se délecte de cette jouabilité aux petits oignons, on se marre, on s’arrache les cheveux et on en redemande encore et encore. Et des jeux qui vous font cet effet là, y en n’a pas tant que ça finalement. Alors quand on en tient un, on le ronge jusqu’à la moelle !

Un pur chef d’œuvre ! LE jeu de plateforme ultime qui plante toute la concurrence, peu importe l’époque ou la plateforme, à quelques années lumières derrière.

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