Retour sur Stubbs the Zombie, « be the zombie »

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Les jeux où on bute du zombie, on connaît. Par contre les jeux où on est le zombie n’existent pour ainsi dire pas du tout. C’est en partant de ce constat que Stubbs the Zombie in Rebel without a Pulse est né…

Stubbs le Zo(m)bi

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Un jeu gore ça fait toujours plaisir.

Une fois n’est pas coutume c’est un jeu pas foncièrement bon dont on va parler. Autant rentrer dans le vif du sujet tout de suite, Stubbs the Zombie est très vite répétitif malgré sa courte durée de vie, on erre assez rapidement sans autre but que celui de bouffer du cerveau à tout va, au bout d’un moment on s’ennuie même presque. C’est un fait. Mais alors pourquoi parler de ce jeu sur Polygamer, un site qui se targue de ne parler que du meilleur en toute subjectivité, ô oui pourquoi ! ? Et bien parce que malgré tout Stubbs the Zombie tire son épingle du jeu sur bien des points. Son univers déjà d’une est tout à fait original dans un jeu, nous sommes en plein dans la fin des années 50, période d’après guerre où l’on imaginait le futur proche à base de gros robots carrés aux services de l’homme. Une réalité dans la ville de Punchbowl, l’endroit où Stubbs se réveille d’entre les morts avec un petit creux. Le background est délirant, parodie les films de sciences fiction d’époque et dispose même d’une bande son du moment véritablement excellente («Lollipop lollipop… looollilollipop »). Des choses qui font mouches dans un milieu du jeu vidéo qui tournait déjà légèrement en rond à la fin 2005 (date de sortie du jeu). Et malgré cette répétitivité mentionnée plus haut dont la cause est un manque de variété dans les actions, le maniement de Stubbs offrait son lot d’originalité.

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On peut faire la campagne en coop’ à deux, sympa (en local bien sûr, le coop’ online n’était pas encore né).
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Téléguider sa main a un petit côté Famille Addams (la chose) assez drôle.
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J’ai des potes qui ont cette capacité également…

Bouffer des cerveaux, arracher un bras pour s’en servir comme arme, péter un coup en guise de lacrymo, jeter ses boyaux qui explosent comme des grenades, lancer son bras que l’on dirigera jusque sur un type pour en prendre la possession momentanée, autant de choses possibles, jouissives et amusantes. Chaque personnage tué par Stubbs devient à son tour un zombie, on peut donc se retrouver avec une petite armée incontrôlable dont l’I.A pas très évoluée peut s’excuser de part la bêtise légendaire des morts vivants… On apprécie également quelques trop rares passages (parce que cassant réellement

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Stubbs a de bonnes idées, n’est-ce pas ?
le côté barbant) complètement burlesques comme cet affrontement contre le premier boss du jeu qui se règle à travers un… concours de danse. Techniquement le titre utilise le moteur de jeu d’Halo (le premier), rien de transcendant en 2005, la bête commençant déjà à dater. Par contre les petites giclées de sang après un coup de dent dans un crâne ont leur petit effet bienvenu. Dans la même lignée les animations ont été travaillé comme il se doit, voir Stubbs marcher et courir est vraiment ce qu’on attend d’un zombie qui marche et court…

Stubbs the Zombie in Rebel without a Pulse est très loin d’un hit à proprement parlé, ses qualités purement ludiques n’en font pas un souvenir impérissable. Mais là où on s’en souviendra pour longtemps c’est grâce à son originalité synonyme de bouffée d’air frais et de drôlerie à la fois. Un jeu collector.

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