Spore, l’évolution selon EA

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Lorsque le créateur des Sims sort un nouveau titre, EA se frotte les mains. Plongée au cœur de ces quelques dernières dizaines de millions d’années…

La théorie de l’évolution selon EA

Darwin se la pétait grave avec sa belle théorie sur l’évolution. Ma main a coupé qu’il a du s’en serrer des gonzesses en leur racontant des histoires à dormir debout sur le singe qui devient un homme.

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Manger ou être mangé, la vie d’une amibe n’est pas bien compliquée…
Quel fumiste ! Et dire qu’on y a cru pendant des années. Mais heureusement, EA est là pour rétablir la vérité. Car Spore nous permet justement de revivre la longue et lente évolution de l’homme à travers les âges. Sauf que l’histoire peut parfois surprendre et que l’apparence de l’homme d’aujourd’hui ne tient finalement pas à grand-chose. Regardez K.mi, lui on voit bien que son apparence ne tient à rien du tout ! Mais qu’est-ce donc que ce Spore dont on parle partout ? Spore c’est le nouveau jeu de Will Wright, le gars à qui l’ont doit Sim City et les Sims. Bref, le gars qui, bien avant Nintendo et sa Wii, a introduit le jeu vidéo auprès du grand public.

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Quand un carnivore mange un fruit, il gerbe ! … ou alors c’est qu’il a trop picole.
Définir Spore est un exercice difficile tant le jeu mélange les genres. Pour faire court, il s’agit de participer à l’évolution d’une créature, depuis son stade cellulaire (l’amibe, pas le téléphone !) jusqu’à la conquête spatiale. Chaque stade de son évolution (Cellule, Créature, Tribu, Civilisation, Conquête Spatiale) offre alors un type de jeu différent, alliant du Pac Man des temps modernes pour l’amibe, de l’Action-RPG pour la phase Créature, du RTS à la Warcraft puis à la Command and Conquer pour les phases Tribus et Civilisation et enfin du Space Opera pour la Conquête Spatiale. Des genres radicalement différents mais qui gardent cependant une étroite corrélation qui, en définitive, finira par définir l’apparence et la personnalité de votre race.

Creature Editor

L’un des points majeurs du titre, c’est bien évidemment cet éditeur de créature dont tout le monde parle (En vidéo ici).

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Durant l’ère des créatures, on passe son temps à chasser… ou à être chassé.
Effectivement, il faut avouer qu’il est bien puissant. On peut tout faire ou presque avec. De nombreuses « pièces » anatomiques sont disponibles (ou se débloquent au fur et à mesure de l’avancée dans le jeu) et on s’amuse à créer et modifier des bestioles au look ravageur. Assez impressionné au début, j’avoue qu’avec l’utilisation la déception s’est installé. L’atelier de peinture pour définir les couleurs et motif de votre créature est trop dirigiste à mon goût. Les couleurs sont prédéfinies et ne peuvent pas être modifiées et il est impossible d’avoir un aspect fourrure plus prononcé et encore moins un aspect plume.

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Le nid de mes créatures est survolé par un vaisseau alien… une vision de ce qui nous attend plus tard dans le jeu.
L’autre déception, c’est qu’il est impossible de créer un poisson et de développer une communauté sous-marine, ou un oiseau et de vivre dans les arbres. Il est aussi impossible (ou je n’ai pas trouvé en tout cas) de développer la morphologie de votre créature pour la faire plus bedonnante. Ensuite il est dommage que cette morphologie ne se développe pas avec le temps et le nombre de proies dévorées. D’ailleurs à propos de proies, c’est également frustrant de voir sa créature évoluer et créer sa meute et d’attaquer de façon désordonnée sans pouvoir faire de stratégie complexe comme dans les nombreux documentaires animaliers de France 5. Ce ne sont bien sûr que des détails, mais si au départ le principe impressionne, après une certaine période de rodage on commence à entrevoir les possibilités oubliées par les développeurs et on ne peut s’empêcher d’être amer.

RTS du pauvre

Ce concept de création de créature s’étend par la suite à la construction de bâtiments, de chars, de bateaux, d’avions et de vaisseaux spatiaux.

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Ce graphique permet de voir l’évolution de son espèce à travers les âges.
Car une fois le stade de la tribu atteint, votre créature n’évoluera plus. Là le problème est différent car si au départ on soigne le look de ses véhicules, très vite on s’aperçoit que pour faire face aux ennemis, il est préférable de construire un engin solide et surarmé, quitte à ce qu’il ne ressemble à rien. Mais le plus gros défaut de Spore, c’est sans doute cette mixité des genres. En soit c’est une excellente idée, mais à l’arrivée on se retrouve avec de nombreux genres mélangés et peu abouti.

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Ma créature a atteint son stade ultime : Bienvenue dans l’ère des tribus !
La phase Créature est bien sympa, mais très vite on se retrouve à faire toujours la même chose. Les séquences RTS dans l’ère tribu et civilisation sont marrantes mais semblent avoir plusieurs années de retard sur leurs modèles en termes de possibilités. Notez également que durant l’ère de la civilisation, il est préférable de ne pas sauvegarder si vous êtes en mauvaise posture, car il est impossible de revenir au début de cette ère en cas de soucis. Je me suis ainsi vu effacer ma partie et tout recommencer parce que j’avais sauvegardé alors que mes chances de vaincre étaient réduites au néant et qu’à chaque défaite le jeu rechargeait ma sauvegarde.

2008 ; L’Odyssée de l’espace

Mais bon, tout n’est pas mauvais dans ce jeu. Il y a beaucoup de défauts c’est vrai, mais vu l’immensité du truc, cela ne suffit pas à gâcher l’expérience de jeu.

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La Meuhzilla, c’est une vache qui surf sur le web ? La Meuhzilla Firefox, non ?
En soi, l’idée de faire évoluer une créature comme bon nous semble est assez trippante, les répercussions de nos actes, bien qu’assez limitées, sont bien foutues et la multiplication des genres offrent des expériences diverses. Et puis il y a la conquête spatiale ! A elle seule, cette ère rattrape les errances des précédentes. D’ailleurs lorsqu’on arrive à ce stade et qu’on voit l’incommensurable grandeur de l’univers à explorer, on se dit que tout ce qu’on a fait au préalable n’était qu’un préambule au véritable jeu.

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Comme pour les créatures, on peut créer sa propre mairie.
On part explorer, on pratique le commerce, la diplomatie, la guerre, on crée des alliances, on remplit des missions, on étudie faune et flore, on terraforme les planètes aux conditions hostiles… en un mot, on se crée un véritable empire tout en suivant les principes qu’on s’est fixé tout au long de notre évolution (forcément moi j’étais un prédateur ultime !). Bref, lorsqu’on sort de Spore on se dit qu’il y a beaucoup de choses qui ont été oubliées. On se dit que la complexité annoncée est finalement pourtant simple, presque trop même. Mais malgré tout c’est une expérience à vivre et, ma foi, on finit par y prendre goût.

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Je suis le prédateur ultime… je comprends que tu aies peur de moi mais quand même, t’en fais pas un peu trop là ?
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1.000 points de vie pour le Balzorg Ogre contre 21 pour ma cocotte à quatre ailes. M’est avis que je devrais prendre un autre chemin…
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Chacun de ces petits points que vous voyez renferme un système solaire avec deux à cinq planètes à visiter…
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… et chacun de ces petits points forme cette gigantesque galaxie. Vous n’avez pas fini de l’explorer !

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Faites des missions pour les autres races afin de gagner des thunes et améliorer vos relations dans le but d’une alliance…
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… Avec votre rayon tracteur, vous pouvez capturer créatures et végétation…
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… Une fois capturée, ramenez la créature tribale à votre commanditaire alien. L’occasion de remarquer qu’ils ne manquent pas d’humour.
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Pour terraformer une planète, installez un créateur d’atmosphère puis plantez de la végétation et enfin introduisez les créatures herbivores, puis carnivores (ou omnivores).

Spore n’est pas la révolution annoncée, ça c’est une certitude. Malgré tout la diversité de son gameplay et la relation qui se crée avec notre créature fait qu’on se prend rapidement au jeu. Et puis la conquête spatiale donne vraiment le vertige et vaut à elle seule le détour.

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