Shadow Of The Colossus, Le test multi-générations

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Shadow of the Colossus est tout simplement une merveille vidéoludique. Un des titres inoubliables ayant marqué les joueurs de la PS2. Mais la question de l’utilité d’un remastered par génération de console se pose vraiment.

Un jeu d’ambiance

Il faut savoir prendre Shadow of the Collosus pour ce qu’il est. Un émerveillement. Une ballade poétique grandiose (surtout à l’époque). Une expérience vidéoludique.

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Toute l’histoire du jeu repose donc sur son ambiance et ça tombe bien. Depuis le début de l’aventure, un mystère entoure votre quête et l’amour qui guide votre combat vous mènera à une série d’affrontements contre des colosses dont on ignore le rôle exact et l’importance. L’ambiance graphique du jeu est magnifique, je ne pensais pas pouvoir prendre du plaisir un jour dans un jeu en étant obligé de me taper 12 000 Km à cheval à la recherche de mon objectif et pourtant chaque seconde avec Agro (notre cheval justement) est un pur bonheur. À chaque trajet, on s’émerveille sur la profondeur des décors et leur variété. Sans parler du mystère qui plane dans ces vastes étendues que vous êtes le seul à parcourir. Finalement on en redemande presque de ces longs trajets vers nos colosses.

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Cette ambiance est renforcée par tout l’environnement sonores du jeu. Les musiques sont également splendides. Le point d’orgue en est la chute d’un colosse où l’ambiance et les musiques ne pourront pas vous laisser insensible vous posant forcément la question de ce que vous êtes en train de faire. Une tristesse certaine s’installe à cet instant où vous remettrez en cause votre quête avant d’aller affronter, malgré vous, le colosse suivant.

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Le remastered est beau…

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…très beau !

Shadow of the Colossus jouit donc d’une ambiance particulière qu’il est difficile de décrire. Un univers poétique et mystérieux. C’est déjà beaucoup et ça tombe bien car il ne faut pas lui en demander beaucoup plus.

Un gameplay difficile

Le Gameplay du jeu est clairement divisé en deux phases. La première consiste à repérer le colosse et tracer sa route jusqu’à sa rencontre. Pour cette partie, Agros sera votre plus fidèle atout et votre épée vous permettra, elle, de trouver la bonne direction. Si la maniabilité du cheval n’est pas des plus intuitive, le gameplay est très bien pensé à ce niveau. Les combinaisons de touches vous permettent en effet de contrôler Agro autant que Wander. Du coup les possibilités sont très intéressantes puisque qu’en fonction de la largeur de votre environnement vous pourrez galoper librement et contrôler votre héros afin de combattre un colosse sur votre monture. Et encore une fois, les ballades hors affrontement sont magiques et le contrôle d’Agro vous permet de profiter visuellement du trajet.

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Ah la passion d’un homme pour son cheval

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Heureusement que l’épée est là car le monde est vaste.

La deuxième phase de gameplay est le combat face aux colosses. Là les choses se gâtent un peu. Probablement qu’en 2005 il n’y avait aucune remarque à faire, qu’en 2009 cela passait encore mais en 2018 le gameplay commence sérieusement à accuser son âge. Le principe de base n’est pas d’affronter des bestiaux qui font entre 3 à 50 fois votre taille en frontal. Il va donc falloir comprendre comment affronter votre adversaire avant de bien souvent l’escalader, une fois son point faible trouvé. Sauf que n’est pas Nathan Drake qui veut et Wander en est très loin. À peine au niveau de Lara Croft. Du coup l’escalade est souvent peu intuitive parfois frustrante et les chutes clairement exaspérantes. Pourtant là encore les combinaisons de touches permettent une liberté de mouvements assez complète. On peut préparer un saut, rester agrippé ou avancer dans tous les sens. Des possibilités bien pensées parfois gâchées par un gameplay un peu rigide et des caméras plus pour le cinéma que pour un jeu.

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Sans blague… Je dois pas affronter King Kong en frontal ?

Heureusement les combats ne sont pas la partie la plus importante du jeu et du coup notre frustration passe assez vite mais découvrir le jeu aujourd’hui n’en laissera clairement pas le même souvenir que si, comme Tso, vous l’aviez joué en 2005 et en parliez depuis comme d’un monument du jeux-vidéo. Pour ma part il restera comme un jeu intéressant mais plus vraiment dans son époque.

L’avis PS4 de Toma021

Le travail effectué sur le remastered PS4 est exceptionnel. Graphiquement parlant, le jeu fait un bon pour arriver de manière confortable sur les consoles d’aujourd’hui. Rien à redire de ce côté-là. Les environnements sont bluffants, la profondeur est grandiose et les comme indiqué plus haut les ballades sur notre fidèle compagnon n’en sont que plus sympathiques. La justification d’un remastered est d’ailleurs bien plus évidente que l’opus PS3. En conclusion, une franche réussite visuelle.

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L’avis PS3 de Nachcar

J’avais déjà pas d’avis en 2009 lors du remake PS3 alors c’est pas aujourd’hui que je vais en avoir un. Par contre notre débat en commentaires sur l’intérêt des remastereds à l’époque vaut le détour (toujours marrant de relire nos avis 8 ans plus tard) alors je vous conseille de suivre le lien vers mon « test » de Shadow of the Colossus sur PS3

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Chaque apparition de colosse est une découverte

L’avis PS2 de Tsokoa

Shadow of the Colossus est en effet une ballade poétique et ludique. Le gameplay simpliste et imparfait en termes de maniabilité, de mouvements de caméra et peut-être de répétitivité passait totalement au second plan il y a 13 ans. Shadow c’était et c’est encore aussi je pense un de ces « jeux à part » avec un « supplément d’âme », un jeu qui vaut plus que la somme de ses qualités. Cette pureté est peut-être un peu éclipsée aujourd’hui avec des défauts encore plus visibles qu’à l’époque, mais ce titre reste pour moi (au même titre qu’Ico auquel il fit suite) un souvenir mémorable; celui d’un jeu qui ne ressemblait à aucun autre avec son gameplay narratif, ses combats de boss épiques et son atmosphère onirique dont le souvenir flotte encore et à jamais quelque part dans un coin de ma tête.

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Quand je vous dis que c’est poétique.
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