Savara, un rogue vif et précis

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Développé par Doryah Games et édité par Ankama, Savara est un rogue-like rythmé et haut en couleur dans l’univers de Dofus. Saura-t-il tirer son épingle du jeu ?

Après un départ un peu poussif qui ne m’a pas forcément fait bonne impression, Savana a su remonter la pente et même créer une sacrée addiction.

De la déception à l’addiction

Scène d’intro avec un énorme problème de framerate, début d’aventure peu fluide, principe copié sur Hadès de fond en comble, j’avoue m’être demandé ce que j’étais venu faire là.

Heureusement le principe, même s’il est déjà connu, est sacrément efficace. On fait une zone qui nous confère un bonus. Puis on choisit une porte qui nous en donnera un nouveau et ainsi de suite. Dans chaque zone, un combat nous attend et une fois le bonus débloqué, on a encore le choix entre trois possibilités classées par rareté qui affectent un type d’attaque au choix. Au final, on s’améliore tout le long de notre run et on traverse 3 biomes jusqu’à remporter le tournoi proposé par le roi Iop.

Il m’aura fallu à peine 4h pour finir le jeu. C’est court certes mais comme n’importe quel rogue, la fin n’est pas vraiment la fin. C’est même le commencement selon le dieu lui même qui vous invite à réitérer votre exploit en augmentant votre prestige. Un système de modificateurs qui rend le jeu de plus en plus dur. Et il vous demandera de monter bien plus haut dans ce prestige pour découvrir toute l’histoire et la vraie fin du jeu. En tout cas les runs s’enchaînent et plus on joue, plus le système de combats nous rend accro et prouve son efficacité

Un rogue à la sauce RPG plutôt efficace

Une des particularités de Savara c’est le changement d’arme qui déclenche une attaque et rempli la barre d’endurance. Et grâce à cette jauge d’endurance, on évite d’utiliser toujours la même technique qui fonctionne bien et on se voit obligé de varier les plaisirs. Attaque lourde, attaque chargée, attaques rapides en combo et donc ce fameux changement d’arme. Il faudra justement doser les trois pour infliger un maximum de dégâts sans s’épuiser, ce qui nous rendrait inefficace et vulnérable très rapidement.

Comme dans Hades, encore une fois, chaque don que l’on acquiert vient renforcer une de ces techniques et le but sera de trouver les meilleurs combos parmi le saignement, les éclairs, le jugement, le contrecoup ou autre. Si certains bonus sont très sympas, d’autres peinent un peu plus à trouver leur place et on peut avoir tendance à les laisser tomber.

Battre le boss avec tous les gigots, toute ma vie et mon armure. Ca c’est fait !

Entre chaque run, on se retrouve au château, on fait progresser l’histoire en discutant avec tout le monde et on utilise les ressources récoltées pour améliorer son équipement ou ses capacités. Une chose que j’ai beaucoup apprécié est le principe tout bête de la forge. Dans les rogues on a souvent plein de manières originales pour débloquer son matériel, ici on va tout bêtement le construire à la forge. Et franchement, cette simplicité et ce large choix font du bien. On peut ainsi choisir entre 7 armes (dagues, marteau, épée lourde, masse…) de 6 types différents qui auront chacune leur spécialité.

Un gameplay super rythmé

L’une d’elle permet de casser les armures des ennemis. Un des principes du jeu étant de rendre vulnérables les adversaires via ce biais. Principe intéressant que l’on retrouve dans Monster Hunter ou encore Horizon mais qui est ici un peu sous exploité. À tel point que j’ai fini le jeu sans avoir looté une seule ressource d’un certains type. Après avoir cherché longtemps un codex pour identifier cette ressource (flèche haut sur console) j’ai découvert qu’il fallait casser les cornes de mes ennemis. Chose que je n’avais donc jamais fait alors que j’avais fini le jeu. C’est d’autant plus dommage que je trouve le principe très sympa une fois qu’on identifie nos besoins.

On pensera souvent à Hades en jouant.

Niveau défensif, on retrouve un système de combo où plus vous équipez de pieces d’armures d’un même ensemble et plus le bonus sera important. On note aussi la présence d’un pnj qui nous permet de re-décorer notre personnage en mixant les couleurs de chaque arme et de chaque partie d’armure ou de nos cheveux. Un détail mais toujours sympathique.

Ensuite le gros du système repose sur des badges et des talents qui vous donneront des pouvoirs permettant de complètement personnaliser votre expérience.

Au final, quand on additionne le tout, le jeu est très customisable à la sauce rpg et les builds de Savara changeront considérablement vos runs. Une variété bien venue qui tranche avec la pauvreté du bestiaire que l’on rencontrera. 3 biome seulement, plus ou moins basés sur 2 types d’ennemis à chaque fois. Même les boss sont des versions géantes des ennemis du biome. Ça fait peu à se mettre sous la dent.

En conclusion

Savara a su me convaincre surtout grâce à son gameplay rythmé et précis et cette alternance obligatoire entre vos deux armes. Comme dans tout bon rogue, on finit par enchaîner les runs sans même s’en rendre compte avec pour seul objectif d’aller toujours plus loin. Son environnement coloré très cartoon, l’univers farfelu de Dofus et le système de jeu riche en possibilités séduise rapidement. Par contre, le bestiaire limité, la faible durée de vie, quelques bonnes mécaniques sous utilisées et des petits problèmes de fluidité ne le feront pas rentrer dans les tops du genre non plus.

Test réalisé via une copie numérique du jeu fournie par l’éditeur 

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