Retour sur Saints Row, opportunisme dépassé

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En septembre 2006, alors que la 360 était considérée comme la première machine « next gen » et que GTA IV était encore flou, Saints Row fut le premier jeu du genre à débarquer sur cette génération de machines, tranquille…

Un souvenir doit parfois le rester

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A chaque bleu bite qui arrive dans un gang, la coutume veut que le reste du gang le canonise. En gros, qu’on le tabasse sa race. Moi ils ont pas réussi, j’suis trop fort.
Qu’on se le dise, niveau scénario, mise en scène, dialogues, Saints Row est ridicule comparé à la série culte de Rockstar (et même ridicule tout court en fait…). Aujourd’hui que Grand Theft Auto IV est dans les bacs c’est encore plus flagrant, mais le comparer à un jeu sorti à peu près 2 ans plus tard ne rimerait à rien. Même s’il est difficile d’oublier la minutie des détails de GTA IV après coup lorsqu’on se dit que Saints Row lui aussi ne propose qu’une seule et unique ville, strictement urbaine… Pour ce qui est des véhicules uniquement à 4 roues, du héros qui ne parle pas… Bof, pas d’excuse. C’était déjà assez arriéré à l’époque alors aujourd’hui… Mais là où Saints Row a apporté sa pierre à l’édifice c’est plutôt sur les petites idées à-côtés, sur les détails secondaires mais tellement funs, voyez-vous ? La
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Cette église sert de QG à votre gang. Quelle honte.
personnalisation du héros par exemple : Le moteur de création, assez poussé, était bluffant et inédit à l’époque. La customisation vestimentaire ne l’était pas, inédite, mais elle est poussée également et c’est toujours très agréable de looker son avatar comme on veut. De même pouvoir tuner toutes les caisses du jeu et véritablement les garder pour soi (on les retrouve toujours dans son garage), dans quel autre GTA-Like est-ce possible ? Aucun.

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La retranscription des explosions faisaient leur petit effet à l’époque.
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Buter des macs et ramasser leurs putes pour les amener au bordel est une activité tout à fait enrichissante et culturelle.
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Se mettre à couvert n’est pas un truc que l’on fait dans Saints Row.

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Oui, on peut.
Se bourrer la gueule ou insister sur la fumette était également une première pour un GTA-Like il y a deux ans… Braquer n’importe quel magasin est assez fun et reste encore jamais vu ailleurs, le système de visée bien souple apportait quelque chose au genre alors habitué à la rigidité, le système de GPS avec lequel on ne peut jamais se perdre reste à ce jour très bien pensé et repris. Viennent les « activités », sorte de sous missions vraiment funs (et débiles) à jouer qui ont su faire la différence et qui restent toujours source d’amusement aujourd’hui tout comme le ragdoll à moitié exagéré. Enfin le online fut à l’époque le dépucelage total pour le genre, même s’il ne reste pas spécialement en mémoire… Bon, c’est vrai qu’en rejouant à Saints Row aujourd’hui on se dit quand même qu’il a mal vieillit, se situant
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L’activité -Fraude à l’assurance- exploite le ragdoll exagéré du jeu, c’est assez fun.
un peu maladroitement entre un GTA III et un GTA IV (les 3 jeux reprennent la même structure de ville unique strictement urbaine et de possibilités restreintes), le scénario génial en moins… Ce qui choque en plus c’est que des trois jeux (pour des raisons d’époque et de soucis du détail), le moins excusable c’est Saints Row. Mais il ne faut pas oublier que Volition en était à son tout premier coup d’essai en matière de GTA-Like…

A l’époque je le jugeais bon, aujourd’hui il l’est un peu moins… Saints Row fut un coup d’essai bourré de bonnes petites idées qui pouvaient faire la différence à l’époque, faute de concurrence, mais plus tellement aujourd’hui (de l’eau a coulé sous les ponts de Liberty City depuis…), même s’il reste amusant à jouer. Le côté fun est d’ailleurs clairement une alternative intéressante à explorer pour la suite…

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