Retour sur Area 51, ce FPS c’est la zone !

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Vu qu’on est grave à la bourre sur nos tests d’actualité, meublons un peu la home avec ce retour sur l’un de mes FPS fétiche de la génération précédente…

Descente aux enfers

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Une rencontre du troisième type plutôt inoubliable.
Tout commence par une superbe cinématique d’introduction expliquant que, suite à un incident dans les sous sols de la célèbre Area 51, le gouvernement dépêche un bataillon de commandos spéciaux. Leur mission : Descendre dans les profondeurs de la base afin d’identifier la cause du problème et le régler rapidement, sans vague ni bavure. Or, l’escouade au complet se fait décimer par une mystérieuse créature et certains, atteint d’un étrange virus, se transforment en mutants assoiffés de sang. A notre arrivée, l’armée est déjà dans la place et le campement est dressé. Le temps de se familiariser avec les lieux et très vite nous voilà plongés au cœur de l’action. Notre première mission sera d’arrêter un saboteur, puis c’est la descente au cœur de la base, au cœur du problème, avec trois coéquipiers. Mais voilà, nous n’étions pas préparé à ce que nous allions voir… Après la claque de la cinématique d’introduction (elles sont toutes du même calibre), les graphismes paraissent un peu fades. Objectivement, ils restent tout ce qu’il y a de convenables, mais les environnements ne varient que trop peu. Les effets spéciaux quant à eux foisonnent, que ça soit les flammes du contexte dévasté, celles que crachent nos calibres ou les explosions en tous genres… sans parler de la transformation d’homme en bête une fois le virus inoculé.

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Quelque chose me dit que je n’ai pas le droit de passer…
Les commandes restent très classiques pour un FPS, du moins au début. Seule particularité : La possibilité trop rarement utilisée dans les FPS console (Encore aujourd’hui, et encore plus à l’époque) de se pencher à droite et à gauche pour observer ce qui se passe dans un couloir, sans avoir à se mettre à découvert. Outre les flingues et arsenal classique du parfait FPS, notre héros dispose d’un gadget original assigné à son inventaire : Un scanner monté sur le bras gauche. Cet instrument permet de scanner toutes sortes d’objets. Des notes, des corps, des écrans muraux,… autant de renseignements précieux qui une fois scannés se retrouveront accessibles, tels des bonus, au menu principal et nous permettrons d’en apprendre d’avantage sur l’univers d’Area 51. Un petit plus scénaristique terriblement immersif, qu’on retrouvera bien plus tard dans des titres tels que Bioshock ou Left 4 Dead. Par la suite le gameplay va considérablement s’enrichir. Une fois infecté, de nouvelles possibilités vont s’offrir à nous. Il sera en effet possible de passer de la forme humaine, avec son arsenal militaire, à celle de monstre et ses capacités spéciales (force surhumaine, possibilité d’infecter les ennemis,…). Du coup, la liberté nous est donnée d’aborder telle ou telle situation sous l’une ou l’autre des deux formes. Un bémol tout de même, puisque la forme « mutant » n’est que temporaire, illustrée par une jauge diminuant en fonction des actions.

Je n’ai pas peur, je fais de l’asthme !

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Une fois transformé en mutant, on acquiert toutes sortes de pouvoirs bien sympatoches.
L’un des grands points forts de ce titre, reste sans conteste sa bande sonore. Si on aurait souhaité le doubleur français de David Duchovny (qui double le héros dans la version US), on se consolera en se disant que ce doublage reste malgré tout excellent. Les bruitages sont particulièrement immersifs, notamment le son de notre respiration lors des gros stress de début de campagne, les voix de nos compagnons d’armes ou le bruit de balles qui fusent. La musique quant à elle se veut très discrète et colle parfaitement au scénario. L’autre gros point fort du titre, c’est son Intelligence Artificielle de haut vol. Car si les mutants n’ont en tête que de nous foncer dessus toutes griffes dehors, les soldats d’élite rencontrés par la suite, seront bien plus dangereux. Ils n’hésiteront ainsi pas à attaquer en groupe, la moitié fournissant un feu nourrit pour nous forcer à rester couvert, pendant que l’autre progresse pour nous déloger. On regrettera juste que, par moment, un snipe bien placé n’inquiètes pas plus que ça le deuxième soldat campé quelques mètres plus loin. Bien plus décevant toutefois : l’absence de friendly fire qui nous permettra de vider allègrement un chargeur sur nos coéquipiers ; ceux-ci n’en seront pas moins fringants.

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Bah voilà, sept ans de malheur !
Si le scénario sort un peu de l’ordinaire et demeure parfaitement bien construit, il faut avouer qu’il manque quelque peu de passages d’anthologie, qui aurait permis à Area 51 de se hisser au niveau d’un Halo. Même déception avec la progression bien trop linéaire, puisque la seule variable étant la forme dans laquelle on aborde une situation. Malgré tout, l’expérience reste excitante et les multiples rebondissements nous tiennent en haleine tout au long de la campagne. Cependant si le solo propose un challenge de qualité, le multi est bien trop anecdotique pour s’y attarder. Dommage, car avec l’univers proposé il y avait de quoi faire quelque chose de grand. Même la coopération brille par son absence. Et déjà à l’époque (surtout sur Xboite), un FPS ne pouvait décemment pas avoir de l’ambition sans un mode online qui tienne la route.

Une très bonne surprise en son temps, qui à l’instar de Riddick, aura su me passionner quand je ne l’attendais pas, grâce à un scénario intéressant, une ambiance unique et une Intelligence Artificielle comme on en voit peu.

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