Nioh, Dans ton Ki !

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Absolument pas au courant d’où je mettais les pieds, me voici embarqué au Japon médiéval pour jouer le samouraï à la technique parfaite dans un jeu aussi plaisant qu’éprouvant.

Les fans des Dark Souls et Ninja Gaiden peuvent passer leur chemin car chez Polygamer le mec qui fait le test de Nioh ressemble plus à un fan d’Uncharted qu’à un hardocre gamer. De toute façon les fans dont je parle ne m’ont pas attendu pour acheter le jeu Day One.

Bienvenue à Londres, enfin façon de parler

Comprendre la logique des développeurs, la Team Ninja, n’a pas vraiment été une évidence pour moi. Le jeu commence par une scène dans la tour de Londres. Aucune indication de jeu, quelques bulles Tuto qui arrivent souvent après que vous ayez déjà découvert les touches par vous-même mais surtout aucune explication sur le fonctionnement du jeu. Par exemple que les sauvegarde se font aux hôtels de prière. Bref revenons à nos moutons et à la tour de Londres. Vous finirez donc après environ 45 morts certaines à arriver au boss. Là vous comprendrez en mourant rapidement que les développeurs n’ont pas jugé bon de mettre un checkpoint JUSTE avant le boss. Mais bon vous n’êtes déjà plus à ça prêt.
Bref, vous finirez par tuer le premier boss et pourrez enfin voir la scène d’intro du jeu. Car oui la scène d’intro est après ce premier niveau et l’écran titre arrive alors.

On vous invite maintenant à choisir votre style de combat, vos armes préférées et votre « ange-gardien ». Pratique quand on a encore aucune idée de ce qu’on préfère. Mais ça ne s’arrête pas là. On enchaine ensuite sur la deuxième mission avec la même opacité sur le système de jeu. Vous comprendrez par vous-même que « l’amrita » que vous récoltez est votre expérience et que vous la perdez en mourant (vous pouvez récupérer votre expérience en récupérant votre tombe. Si vous mourrez deux fois de suite, tout est perdu). Je vous passe mes deux heures de rage qui ont suivi et hop on tue le deuxième boss. Maintenant qu’on a choisi notre style, fini deux niveau complet et appris les choses par nous même, le jeu nous offre un menu avec une carte du monde à parcourir et un dojo pour suivre un tuto qui nous enseigne comment utiliser un peu tout.

Bref on a envie de pleurer, de casser sa manette et de se jeter sur les développeurs jusqu’à ce point du jeu.

Bienvenue au Japon, pour de vrai cette fois !

Une fois arrivé à ce point du jeu tout va aller mieux je vous le promets.

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Le héros ressemble à K.mi qui ferait du Cosplay en Géralt de Riv mais habillé en samouraï.

Alors j’imagine qu’à ce niveau du test soit vous avez renoncé à acheter le jeu soit vous me traitez de gros naze car vous, vous saviez où vous mettiez les pieds. Et pourtant c’est maintenant que tout va aller mieux.

La première étape est de ne pas avoir honte de commencer par les missions du dojo. Oui mieux vaut apprendre quelques techniques plutôt que de s’entêter à découvrir tout tout seul.
Ensuite les missions secondaires seront également une excellente technique pour accumuler de l’amrita et donc des niveaux d’xp, des nouvelles techniques, de meilleures stats et du meilleur matos. En gros vive les missions secondaires pour progresser. Les plus faciles se bouclent en 2 minutes chrono contre souvent bien plus d’une heure pour les missions principales.
Le forgeron vous permettra également d’utiliser le très (trop) nombreux loot présent dans le jeu. Étant donné que la plupart de ce que vous ramasserez ne vous servira pas, vous pourrez décider de le refourguer de 2 manières différentes. Soit en offrande aux dieux afin de gagner encore plus d’Amrita (et quelques fois des objets style Elixir) soit en les démantelant à la forge afin de recevoir des matières premières pour pouvoir crafter de nouveaux équipements.
La forge vous permet également de mixer deux armes pour les améliorer. Même si cette option est restée un peu un mystère puisque mes seuls mélanges se sont soldés par des armes moins fortes que l’arme d’origine.

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Le jeu est découpé en régions qui ont chacune bon nombre de missions.

Un contenu riche représentant des heures de jeu

Avec une vingtaine de missions principales la durée de vie de Nioh est déjà bien garnie. La plupart demande au moins une petite heure pour être parcourue correctement. La recherche des Kodamas (petits esprits qui ressemblent à des champignons et qui vous procureront des bonus) vaut par exemple la peine d’explorer un peu mieux chaque région. Mais surtout, chacune de ces missions se termine par un boss et à part 1 ou 2, chacun de ces combats est éprouvant, long, difficile, demande un bon apprentissage des techniques utilisées par votre adversaires et fini donc par être super chronophage. C’est surtout cette partie du jeu qui vous tiendra pendant de longues heures devant l’écran.

Mais bon vu que ça ne suffit pas, vous pourrez rejouer certaines missions en mode « crépuscule ». La mission reste assez identique mais le bestiaire a changé (et je vous le donne en mille, pas pour des ennemis plus gentils, loin de là). Ces missions apporteront un challenge beaucoup plus relevé pour ceux qui trouveraient le jeu trop simple.

Nioh est également rempli de missions secondaires (une quarantaine en tout) qui viennent enrichir la narration. Souvent plus courtes mais pas toujours plus simples elles apparaissent comme un bon moyen de gratter rapidement de l’expérience. Mais au final vous occuperont un bon moment également.

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L’histoire est racontée via des scènes dessinées à l’encre de chine. Très joli.

En gros rien à redire au niveau de la durée de vie du jeu qui vous occupera un bon moment (surtout de par sa difficulté on est d’accord).

Un gameplay impeccable et implacable

Une grosse partie du jeu repose sur son gameplay et de ce point de vue, Nioh est irréprochable. On peut pester autant qu’on veut sur la difficulté, on peut hurler sur l’intro et la débilité profonde du début du jeu et de ses explications mais on ne peut rien reprocher au jeu niveau gameplay.

La base principale est d’apprendre à gérer la garde et les esquives, d’appréhender le système d’endurance et de maitriser quelques combos bien efficaces qui correspondent à votre style de jeu. Une fois ces 3 étapes intégrées vous finalisez le tout avec la reprise de Ki et vous serez prêts à affronter n’importe quel ennemi.

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A force de manger des champignons, notre héros voit des choses bizarres.

Tout d’abord, la garde est un élément essentiel du jeu. Inutile de parcourir les niveaux en courant et en pensant tuer tous les ennemis en appuyant de manière répétée sur les boutons. Aucune chance. Dans Nioh, on avance prudemment, on essaie de ne pas déclencher deux ennemis en même temps et quand un adversaire se présente on reste en garde le temps de voir quelles sont ses attaques. La garde vous permettra tout simplement de rester en vie…

… Mais elle consomme énormément d’endurance. C’est pourquoi je lui préfère largement l’esquive. La touche X nous permet de faire des accélérations qui nous seront d’une utilité capitale pour éviter un bon nombre d’attaques. Surtout à distance. Couplée à la garde, vous obtiendrez des esquives souvent latérales qui seront la clé du combat au corps à corps. Le combo esquive / Contre-attaque étant surement ce qui se fait de mieux.

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Attention derrière-vous !

Ensuite les techniques de combats s’apprennent dans un menu en fonction du nombre de points disponibles, des missions déjà effectuées et de l’arme utilisée. Et l’arme utilisée est primordiale pour définir votre façon de jouer. Vous aurez également pour chaque arme, trois positions de combat qui changeront les combos. La position basse offre une grande rapidité mais peu de dégâts. La position normale est un bon compromis alors que la position haute va privilégier les dégâts aux déplacements. Quand on additionne les positions, le choix de l’arme et le choix de l’armure, on arrive vraiment à de grandes différences au niveau de la vitesse de déplacement qui changeront complètement la donne niveau Gameplay.

Enfin pour passer au niveau supérieur de maitrise, la récupération de Ki et l’impulsion de Ki sont les derniers points importants à gérer. En effet votre jauge d’endurance placée sous votre barre de vie ne doit jamais atteindre 0 sinon votre personnage restera figé quelques secondes le temps de récupérer et 9 fois sur 10, cette pause vous sera fatale. Des temps de récupération entre vos combos sont donc les biens venus. Ou mieux, une simple pression de la touche R1 après un combat (lorsque votre joueur est entouré du petit halo d’énergie) vous permettra de récupérer toute l’endurance utilisée pour ce combo et là vous pourrez alors enchainer plus facilement sans tomber de fatigue. Une des clés de la réussite.

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Entre nos armures et nos visions certaines scènes peuvent paraitre étonnantes comme ça.

Dans tous les cas le gameplay est dynamique, pointu et assez riche pour s’adapter à différents styles privilégiant les dégâts ou la vitesse de frappe. Et cette finesse de gameplay est probablement la source du plaisir que vous procure Nioh quand vous jouez.

Conclusion

Nioh n’est probablement pas pour tout le monde mais la finesse et la justesse de son gameplay en font un excellent jeu. L’histoire et le décor du jeu se passant au japon médiéval n’enlève rien à notre plaisir tout comme le style graphique du jeu. Mes principales critiques s’arrêtent donc sur le niveau de difficulté qui ne conviendra pas à tous les joueurs ainsi que le début du jeu qui est franchement l’un des pires que j’ai jamais joué.

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Non ce n’est pas une capture du 1er DLC de The Witcher 3
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