MGS Snake Eater 3D, dans vos salles

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L’un des jeux d’infiltration référence débarque dans une version remasterisée sur 3DS. L’occasion pour moi de le découvrir enfin.

001-806.jpgAprès avoir fait la queue pendant des heures dans le froid, acheté mon billet deux fois plus cher pour rentabiliser une 3D qui peine à convaincre et pécho du pop-corn tellement hors de prix que le maïs qui le compose doit sans doute être en or massif, j’entre enfin dans la salle obscure et m’installe confortablement sur mon siège, non sans prier pour qu’il n’y ait pas un connard à la coupe afro qui vienne poser sa tignasse sur le dossier du fauteuil qui me fait face.

S’en suit les incontournables publicités de cornets de glace pour lesquels, lorsque tu vois le prix du pop-corn, t’imagines sans mal devoir vendre un rein pour t’en procurer un ici, ainsi que les bandes annonces pour des films dont tu te fous royalement. Puis soudain, les lumières s’éteignent enfin et la projection peut commencer.

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Chaque fois qu’on sauve sa partie, la jolie doctoresse nous parle de cinoche… amusant.
Mieux vaut avoir une bonne vue toutefois, car si les effets 3D sont véritablement saisissants, je dois bien l’admettre, l’écran de 90mm n’est pas forcément ce qu’on a fait de mieux pour être dans les meilleures dispositions possibles.

Comme nombre de films avant lui, celui-ci use et abuse d’images d’archives en guise d’introduction, pour illustrer le climat de tension qui règne dans cette histoire, s’inscrivant durant la fameuse guerre froide qui opposait les Etats-Unis à la Russie jusqu’au début des années 90.
L’artifice est certes plus éculé que les vannes de Michel Lebb, mais il fait toujours son petit effet (contrairement à Michel) et a le mérite de nous placer dans un contexte crédible.

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Le système de soins est complet et très intéressant, bien que vite chiant à l’usage.
Malheureusement, les choses tournent très rapidement au vinaigre, lorsque surviennent les premières scènes d’action.
Car s’il faut souligner la réalisation exemplaire, bien qu’un poil trop inspirée des plans caméra de John Woo (d’autres ont été accusés de plagiat pour moins que ça), j’avoue avoir eu plus de mal à digérer la transition entre les images d’archives de JFK, plus sérieuses qu’un documentaire sur le procès de Nuremberg diffusé en allemand sous-titré en deuxième partie de soirée sur Arte, et l’apparition aussi soudaine qu’incompréhensible de Bioman, prenant la pose sur un pont suspendu.

Mon premier réflexe est alors de sortir mon ticket de ma poche, pour m’assurer qu’on ne m’a pas refourgué par erreur, une entrée pour la projection du film X-Or.
Non, c’est le bon ticket, le bon film, pas d’erreur possible.
C’est là qu’entre en jeu mon second réflexe, dicté par mon instinct de survie et la peur de voir mon intellect se faire la male avec la blonde à gros nénés qui prend des poses lascives devant la caméra : Croiser les doigts pour qu’après Bioman, ce ne soit pas Godzilla qui débarque à l’improviste et s’invite à la petite sauterie grotesque qui se déroule devant mes yeux ébahis.

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Allez Force Rose, fonce ! Personne ne peut te voir avec ta tenue de camouflage.
Fort heureusement, il ne viendra pas (s’est-il perdu en chemin ? Avait-il autre chose de prévu ? Nous ne le saurons jamais…).
Mais je ne serai pas épargné pour autant puisque subitement, alors que j’étais engoncé dans mon fauteuil et commençait sérieusement à piquer du nez, la projection s’arrête et une séquence interactive se met en branle. Ça franchement, je ne m’y attendais pas !
Heureusement, celle-ci ne durera guère plus de cinq minutes, puisqu’après avoir batifolé gaiement dans la forêt de Fontainebleau, le film reprend de plus belle pour une énième scène d’action ridicule (Au moins, on ne joue pas les séquences de baston… il ne manquerait plus que ça !).

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Comment ça ? Une scène d’action où on joue ? Quel scandale !!
A priori nombre de mes congénères ont semble-t-il apprécié la projection, certains lui ont même voué un culte, mais en ce qui me concerne la coupe était définitivement pleine.
Trop de séquences interactives ont tué le film, trop de japoniaiseries ont tué l’ambiance. Il ne me restait guère le choix : Soit je quittais la salle, soit je me suicidais.
J’ai préféré rester en vie…

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