Metro 2033, passe Navigo vers l’enfer

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Mutants, fachos et caniveaux radioactifs : le métro moscovite après l’apocalypse c’est encore pire que Châtelet les Halles à 1h du mat’.

Le futur c’était mieux avant

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L’ambiance lors des passages dans un Moscou en ruine sont très sympa.
Bienvenue dans un de ces futurs de merde typique où y’a même plus d’abeilles sur les pots de confiture, la faute à un stupide holocauste nucléaire. Et oui, le retour à la mode du jean patte d’éléphant et les bons scores des écolos aux élections n’y auront rien changé, l’Homme n’en a fait qu’à sa tête et a perdu la raison, lâchant la Bombe et précipitant ainsi l’inéluctable autodestruction atomique à laquelle devait bien s’attendre l’humanité un jour ou l’autre. Toujours est-il qu’avec ces conneries le pauvre Artyom se retrouve comme quelques centaines de ses congénères réfugié et prisonnier des galeries souterraines du métro d’un Moscou dévasté en surface.

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L’ambiance dans les station est très travaillée, mais les interactions très limitées, dommage.
On dit que seuls les rats ou les cafards pourraient survivre à tel crépuscule radioactif; il faut croire que l’humanité est l’une de de ces espèces puisque des poignées d’entre eux survivent tant bien que mal à l’extinction de masse qu’ils ont eux même provoqué. Et ouais, fallait pas garder Poutine au pouvoir les gars, maintenant le quotidien c’est métro-métro-métro avec comme maigre pitance de vieilles conserves et de la vodka frelatée, quoique ça, ça ne change pas vraiment beaucoup d’Avant.

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On a souvent à faire à des hordes de monstres et ouais, on flippe d’en crever vu l’arsenal limité.
Ce qui a changé par contre, c’est que grouillant sous terre, l’humanité n’est plus vraiment maitre de sa planète et de son destin. Comme si leur impardonnable échec les avait fait reculer dans la chaîne alimentaire ou qu’ils devaient faire face à quelque purgatoire, l’ homme se retrouve confronté à des créatures encore plus violentes et impitoyables que lui. Certes ceux qui ont eu la chance de réchapper à leur rencontre vous diront qu’il s’agit pour la plupart de bâtards entre un rat et une balverine, mais ces bêtes n’en sont pas moins coriaces.

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Pas mal de passages dans des charriots, mais malheureusement peu de phases de rail shoot vraiment prenantes.
Est-ce la fougue de sa jeunesse qui pousse notre pauvre Artyom à partir quémander de l’aide face aux attaques incessantes des monstres ou juste l’ennui qu’il doit supporter dans sa station au charme dystopique certain, mais où il n’y a rien à foutre ? Toujours est-il que le bougre se retrouve partant en mission en milieu hostile à travers les anciennes galerie du métro, mais aussi à la surface souillée de la capitale russe.

Man vs Wild

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Lors des passages en extérieur il faut porter un masque à gaz, mais on a toujours plein de recharges en stock.
Dans les tunnels abandonnés la survie est le seul maitre mot. Les créatures peuvent surgir à tout instant et en nombre. La panique peut vite prendre le dessus, mais les munitions sont limitées. Le sentiment d’oppression pourrait être quasi total si il ne retrouvait pas de quoi recharger ses armes sur des cadavres tous les 400 mètres et si toutes ses blessures ne se guérissaient pas comme par magie. En surface c’est encore pire puisque l’air toxique le force à porter des masques et à progresser au rythme de ses respirations angoissées, la vue troublée par sa buée. Et comme si ça ne suffisait pas de vils diablotins sillonnent le ciel comme des aigles en chasse.

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Un certain effort sur la mise en scène avec même quelques rares QTE.
Il s’agit donc d’un véritable chemin de croix pour Artyom, mais aussi d’un rite initiatique. Le jeune homme devient un homme tout court au contact du sang de ses camarades d’infortunes et des créatures qu’il affronte. En plus de ça, d’étranges vision lui font penser qu’il a un plus grand rôle à jouer même si il ne sait pas encore vraiment lequel. Au cours de son pélerinage il est parfois accompagné notamment une fois par un gamin invisible même si il n’a pas trop compris pourquoi.

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Ce truc est une espèce de batterie, j’ai jamais trop compris à quoi ça servait vraiment.
Chaque nouvelle étape est une épreuve supplémentaire. Quand il n’est pas pourchassé par des créatures, se sont d’autres hommes qui s’en chargent puisque certains se sont regroupés en faction et ont organisé de véritables bases dans les stations du métro. Dans ces cas là notre cher Artyom doit faire preuve de tactique et peut même tenter de franchir les lignes ennemies sans se faire repérer avec un casque à vision nocturne qui lui rappelle les jeux vidéo d’infiltration de l’ancien temps, mais en vachement moins bien. Du coup la plupart du temps il tue tout le monde, même si ce n’est pas toujours facile car ses ennemis le repèrent parfois à des kilomètres.

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On peut acheter de nouvelles armes, munitions, amélioration et protections, mais souvent on trouve les même en jouant.
Lorsqu’il arrive au sein de nouvelles communautés de survivants il peut profiter d’un accalmie bien méritée et se ruiner en équipement qu’il aurait sinon trouvé sur une cadavre dans le prochain tunnel, mais bon de toute façon il ne peut pas se payer de pute ou de partie de billard, alors autant faire marcher l’économie locale. Abîmé par les combats ou juste encore une fois parce que malgré la chaleur d’un embryon de société post-apocalyptique il ne trouve rien à faire, notre aventurier reprend la route inlassablement, avançant toujours plus profondément dans les entrailles d’un monde cauchemardesque espérant trouver une réponse qu’il n’aura même pas vraiment.

Nous plongeant dans un monde post-apocalyptique cauchemardesque, Metro 2033 s’en sort mieux comme survival que comme FPS pur et dur avec une ambiance et une réalisation très sympa, mais des phases de tir et d’exploration qui ont plusieurs métro de retard (j’allais quand même pas finir la critique sans un seul jeu de mot pourri) et aucun mode en ligne.

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