Madworld, un jeu fou fou fou !

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Quand le créateur d’Okami et de Viewtiful Joe donne dans l’ultraviolence, cela ne peut finir en un simple jeu d’action banal. Plongez donc dans ce bain de sang à la japonaise et gare aux zygomatiques !

What a Wonderfull World

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Un artworks qui en dit long sur un futur à mi-chemin entre MadMax et Running Man.
N’est-ce pas curieux pour un japonais, malgré tous les mangakas talentueux qu’il a à portée de main, de s’inspirer du style très occidental de Franck Miller ? Pourtant, même si à l’origine il se refusait à l’avouer, Astushi Inaba ne s’en cache plus désormais. Le co-fondateur de Platinium Games avait d’ailleurs fait le déplacement jusqu’à Paris pour nous parler de sa dernière création. Madworld se présente comme un jeu d’action à la troisième personne réalisé presque intégralement en noir et blanc, comme Miller avait pu le faire avec Sin City. Presque toutefois, car dans ce tableau monochrome, deux couleurs bien vives s’incrustent de façon permanente : Le jaune et le rouge. Le jaune est utilisé pour illustrer les onomatopées s’inscrivant en larges lettres à l’écran, à chaque « Smash » de batte de baseball, chaque « Brrzzzz » de tronçonneuse et chaque « Schlak » de pieu perforant la poitrine. Le rouge, vous l’aurez compris, sert à retranscrire l’hémoglobine… et celle-ci coule à flot.

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La comparaison avec SinCity est inévitable… même le héros a un petit air de Marv, non ?
Mais comme le dit lui-même Inaba, l’utraviolence de Madworld n’est pas celle d’un Gears of War ou de tout autre jeu d’action du genre. Ici, la violence atteint son paroxysme, au point d’en devenir risible. Tout est dans l’excès et le joueur a à sa disposition toute une panoplie de possibilités qui semblent inépuisables. Car dans Madworld, il ne suffit pas d’occire ses adversaires, il faut le faire avec classe. Le but avoué n’est pas seulement de progresser dans les niveaux pour parvenir à la fin, mais de scorer comme un malade en variant ses coups et en utilisant objets et décor à bon escient. A ce titre, le jeu est résolument orienté hardcore gamer. Tout est bon pour éliminer ses adversaires et les solutions les plus classes tiennent souvent dans un objet anodin tel un panneau de signalisation qu’on enfonce dans la gorge d’un ennemi ou cette tête fraichement arrachée qu’on peut enfiler sur celle de ce tocard qui tente tant bien que mal de vous arrêter.

Quand Running Man rencontre Sin City

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Un des fameux challenges à débloquer. Est-il besoin que je précise le but du jeu ?
Le titre multiplie les situations grotesques et vous place dans des environnements annoncés comme très variés (même si jusqu’à maintenant un seul a été dévoilé). Le niveau illustré à l’occasion de cette présentation était une arène, théâtre d’un show télévisé à la Running Man que les spectateurs avides de sang et de sensations fortes ne ratent sous aucun prétexte. Ainsi, vous progressez dans l’arène en empalant vos adversaires, en les décapitant, en les découpant à l’aide de votre bras tronçonneuse (qui ferait passer celle de Marcus Fenix pour un jouet de gosse) ou en leur arrachant littéralement le cœur de la poitrine. Puis, dès lors que vous franchissez un pallier de points, un challenge se débloque. Nous avons pu assister à l’épreuve de la presse consistant à balancer vos rivaux dans une fosse sur laquelle s’abat régulièrement une presse particulièrement bien fournie en pieux acérés. Au pallier suivant, c’était le fameux mini-jeu du Man Dart où à l’aide d’une batte de base-ball, vous devez envoyer vos adversaires sur une cible de fléchettes géante. Deux challenges relativement simples, mais s’agissant des deux premiers déblocables dans le jeu, on nous promet bien d’avantage pour la suite.

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Comme quoi les panneaux de signalisation, c’est pas si inutile que ça finalement.
Bien entendu, quelques gros bras un peu plus costaud que la vermine habituelle débarqueront régulièrement dans l’arène. Ces mini-boss offriront de nouvelles possibilité comme le duel de tronçonneuses ou toutes sortes d’actions susceptibles d’affaiblir votre adversaire avant de pouvoir le finish-himer (terme soumis à copyright). De nouvelles armes se débloqueront également de temps à autres et il suffira de les récupérer dans les casiers s’ouvrant pour l’occasion. Bien entendu, le jeu utilise les fonctionnalités du couple Wiimote/Nunchuk en s’appuyant sur la reconnaissance gyroscopique pour effectuer toutes sortes d’actions. De l’avis des développeurs, la prise en main se veut immédiate (on n’a pas pu essayer). Le but est de ne pas encombrer le joueur avec des contrôles fastidieux, le challenge étant d’avantage de trouver les plus originales solutions pour tuer ses adversaires que d’effectuer des mouvements complexes que seuls quelques mutants surentrainés pourraient réussir. Bref, le jeu est de plus en plus séduisant et s’annonce comme un véritable poids lourd de la Wii. Sa sortie est attendue pour le Printemps prochain, ça devrait vous laisser un peu de temps pour économiser si vous ne possédez pas encore la dernière de Nintendo.
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