LittleBigPlanet, Little jeu, Big éditeur

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SONY avait besoin d’une nouvelle licence forte, d’une nouvelle mascotte et d’un vrai bon jeu pour attirer les joueurs en quête d’expériences nouvelles. LittleBigPlanet est-il ce Saint Graal ?

Petit jeu deviendra grand

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C’est lui le fameux Sackboy.
Toute la genèse de LittleBigPlanet pourrait être résumée dans cette seule et unique phrase. En effet, à la base simple petit jeu de plate-forme en 2D, à l’identité visuelle forte et développé par un petit studio indépendant (Media Molecule), LBP est vite devenu la grosse production portée par SONY que l’on connait aujourd’hui. Il faut avouer que la firme Nippone a eu le nez fin sur ce coup, profitant à la fois d’une nouvelle mascotte attachante en la « personne » du mignon Sackboy et d’un concept neuf sur console : le jeu communautaire, véritable cœur et intérêt premier de LBP.

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Vous ne trouvez pas que c’est original ?
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Faut avouer que c’est mignon quand même. Non ?

Rassurez-vous, le jeu propose tout de même une « campagne » solo. Pas d’invasion Alien à repousser ni de vilains nazis à shooter. Non, ici, pas de scénario: il est simplement question de traverser une vingtaine de niveaux faits de bric et de broc, parsemés de pièges et d’énigmes tirant parti d’un puissant moteur physique. Un retour aux sources en somme, un jeu de plate-forme comme on n’en a pas vu depuis bien longtemps, on ne pourra d’ailleurs pas s’empêcher de penser à un certain Super Mario Bros, l’habillage Next-Gen en moins. Et de ce côté là, il faut avouer que LBP frappe fort. Arborant une vrai/fausse 3D, le rendu des objets qui composent les niveaux semble plus vrai que nature grâce à l’utilisation de textures fines et détaillées pour un résultat proche du photoréalisme. C’est bien simple, on se croirait par moment devant une production PIXAR. Malheureusement, on ne peut pas être aussi enchanté par la prise en main pourtant simple de notre poupée en toile de jute. Un bouton pour sauter et un pour s’accrocher et attraper les objets, on peut en effet difficilement faire plus simple. En fait, c’est l’inertie parfois étrange du personnage qui pose problème, surtout lorsqu’il faut réussir un saut d’une précision chirurgicale. Attendez-vous à recommencer plusieurs fois certains passages délicats. Dans l’ensemble, une fois la surprise et l’émerveillement passés, le mode solo s’avère amusant mais pas transcendant et ne sert qu’à débloquer de nouveaux objets, autocollants et textures pour l’éditeur de niveau.

Faux jeu, vrai éditeur de niveau

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Un exemple de la personnalisation de votre Sackboy
Toute la communication de LPBP a était faite autour de son aspect communautaire et plus particulièrement sur l’éditeur de niveaux qui nous donne les clefs de cette petite grande planète pour la personnaliser et l’agrandir à l’envie. Autant le dire tout de suite, ce dernier se montre puissant et complet, permettant de créer des niveaux égalant ceux du mode solo. Il sera même possible de détourner le jeu pour en créer un nouveaux (il y a un dingue qui a fait un remake de Space Inveders), pour peu qu’on ait beaucoup de temps devant soi. En effet, même si la prise en main de l’éditeur s’avère simple, grâce notemment au menu Popit faisant office de trousse à outils, il est tout de même conseillé de passer par la case tutoriel pour en comprendre et en maîtriser toutes les subtilités et options. C’est seulement après cette étape obligatoire que les level-designers en herbe pourront passer des heures à élaborer et peaufiner les créations sorties tout droit de leur imagination fertile. Une fois le travail achevé, il ne restera plus qu’à mettre ces créations à disposition des joueurs qui pourront leurs attribuer une note. Les meilleurs « œuvres » seront alors mises en avant. L’avenir du jeu dépendra donc uniquement de l’implication des joueurs. Et si bon nombre de niveaux sans intérêt fleurissent déjà sur les serveurs, certaines petites merveilles sont plutôt encourageantes pour la suite.

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Les tutos sont indispensables, nombreux et très bien faits.
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A droite, c’est le menu Popit qui sert d’éditeur de niveaux ou comme ici, à personnaliser votre poupée.
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Encore le menu Popit en action.

L’aspect communautaire et personnalisable du soft est également présent dans le mode solo. Tout d’abord, vous pouvez personnaliser votre Sackboy en l’habillant où le maquillant selon votre humeur. Il en est d’ailleurs de même pour l’ensemble des niveaux de la campagne. Il est par exemple possible de coller des autocollants ou d’ajouter des objets ou bon vous semble. De plus, certaines zones ne sont accessibles qu’à plusieurs joueurs, un mode coop en gros. En même temps, quoi de plus normal q’un mode coop dans un jeu qui se veut communautaire. Il faudra donc compter sur vos amis pour débloquer l’ensemble des items disponibles pour l’éditeur. Encore l’éditeur, toujours l’éditeur…

Attendu par nombre de joueurs en mal de fraîcheur et de nouveauté, LittleBigPlanet risque de diviser. D’un coté il y aura les conquis, qui ne jurerons que par l’éditeur de niveaux et de l’autre les déçus, attendant un véritable jeu.

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