Les légendes du Point & Click : Day of the tentacle

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Quand on parle de Point & Click, difficile de ne pas évoquer le chef d’œuvre de Lucasarts tant celui-ci a marqué le genre de son empreinte indélébile.

Une autre époque

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Bernard, le geek dans toute sa splendeur !
Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre. Les jeux en ce temps là, nous en faisaient baver comme des rats, mais c’était pour notre bien-être. La créativité, la difficulté et l’humour ravageur étaient un sacerdoce. On ne se contentait pas de nous offrir des suites à rallonge qui se bouclaient en deux heures et demie de temps, où la seule notion de créativité se résume au sous-titre sous le II, III ou XIV de la jaquette. Alors bon, je fais mon vieux con aigri atteint d’une cétaitmieuxavantïnite, mais n’empêche qu’à cette époque où LucasArts régnait en maître, de nombreux jeux ont atteint une qualité encore inégalée. En effet, aujourd’hui, et ce malgré de vaines tentatives de retour aux sources, aucun jeu d’aventure moderne n’a réussi à approcher la qualité de ces Point & Click de l’âge d’or (à part peut-être le tout premier Runaway).

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Participez à l’élaboration de la constitution des Etats-Unis.
Et quand on parle de Point & Click, il y a un jeu qui prévaut sur tous les autres, un jeu qui à lui seul résume le genre, un jeu qui aura marqué l’histoire de son aura : Day of the Tentacle. C’est bien simple, et là on sort du seul contexte du Point & Click, si je devais à ce jour faire un top ten des plus grands jeux de l’histoire, celui-ci trônerait sans doute sur l’une des toutes premières marches du podium. Pourquoi ? Parce qu’il fut le premier jeu à faire interagir plusieurs personnages pour résoudre des énigmes et parce qu’il s’agit sans doute d’un des jeux le plus drôle jamais réalisés. Cet humour intemporel, on le doit à Tim Schafer, incontestablement le plus grand comique de cette industrie.

Retour vers le futur

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Pour en arriver à ce chouette costume de tentacule, il aura fallu changer le drapeau américain quand même.
Mais Day of the tentacle n’est pas qu’un simple potache qui fait travailler nos zygomatiques. C’est avant tout un jeu d’une rare profondeur, avec un univers et un style graphique qui lui est propre. C’est aussi un jeu aux énigmes particulièrement retorses, pour lesquelles il faut sans arrêt jongler avec trois personnages distincts, dans trois époques différentes. Pour la petite histoire, il s’agit de la suite de Maniac Mansion, même si les deux jeux n’ont guère avoir l’un avec l’autre. On y joue Bernard, le stéréotype de l’informaticien des années 80/90, Hoagie, un roadie hardos sans doute à l’origine du héros de Brütal Legend, quelques années plus tard, et Laverne, une petite peste toujours prête à faire des saloperies à ses congénères. Tous trois partent à la poursuite de la tentacule violette, qui après avoir bu l’eau polluée de la rivière, se voit pousser des bras et aspire à dominer le monde.

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Le célèbre et désormais fameux coup du hamster congelé. Un grand moment !
Seulement, suite à une mauvaise manip’, les trois compères se retrouvent envoyés au même endroit, à trois époques distinctes. Hoagie dans le passé, à l’époque de Benjamin Franklin. Bernard dans le présent. Et Laverne, dans un futur où les tentacules dominent le monde et ont réduit les humains au simple rôle d’animal de compagnie. S’en suit une série d’énigmes à résoudre en s’envoyant des objets via le chrono-toilettes ou en intervenant dans le passé pour modifier le futur, toujours sur le ton de la plaisanterie et des gags visuels en cascade. C’est bien simple, Day of the tentacle est tellement drôle que rien que de repenser à certaines situation en tapant cet article, je me marre tout seul comme un abruti devant son écran de PC. Bref, ce jeu est un classique parmi les classiques, que tout joueur qui se respecte se doit d’avoir essayé un jour.

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