Les Gardiens de la Galaxie, du pop-corn dans ma console

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Après Tomb Raider, Eidos Montréal essuie une nouvelle déconvenue commerciale avec les Gardiens de la Galaxie selon Square Enix, et pourtant…

Les Gars biens de la galaxie

Entre deux missions, on peut tailler la bavette avec ses coéquipiers

Hasard du calendrier, alors que le jeu est sorti en octobre dernier, je me suis décidé à jouer aux Gardiens de la Galaxie au moment même où Square Enix se séparait de ses studios occidentaux Crystal Dynamics et… Eidos Montréal, à qui on doit cette adaptation. Le jeu est disponible dans le Xbox Game Pass depuis quelques temps déjà, mais n’étant pas spécialement fan des jeux/séries/films de super-héros, j’avoue ne pas m’y être attardé ; tout juste l’avais-je téléchargé, pas curiosité. Et puis, un jour où j’avais envie de légèreté entre deux humiliations sur Elden Ring, je me suis lancé dans cette aventure pour laquelle les échos semblaient plutôt positif.

Une fois la jauge d’adrénaline remplie, StarLord peut rassembler son équipe pour les motiver et leur octroyer des bonus en combat

Passé des débuts un peu poussifs et un passage par les options pour remettre l’audio du jeu en français (ça parle beaucoup, beaucoup trop pour jouer en VOSTFR), la sauce commence à prendre, porté par un humour omniprésent, pas toujours très fin, mais qui a au moins le mérite d’exister dans cette industrie où il se fait étonnamment discret. On y incarne StarLord, le chef d’une bande de losers de l’espace composée d’un raton-laveur mécanicien, d’une brute épaisse dont l’intelligence ne semble pas être la qualité première, d’une guerrière meurtrière façon space ninja sanguinaire et d’un… arbre. Pour ceux qui, comme moi, n’ont pas lu le comics et vu qu’un des deux films (voire aucun des deux), il faut admettre qu’on se sent un peu perdu au début. Mais on finit très vite par s’en foutre royalement, puisque l’intérêt n’est pas vraiment de comprendre les enjeux du scénario, plutôt plaisant à suivre au demeurant, mais de vivre des situations propices à l’action, au grand spectacle et aux vannes débiles.

Good oldies

Le jeu offre quelques très beaux panoramas

Tout au long de l’aventure, on traverse des environnements variés, parfois très originaux et souvent très jolis, offrant même quelques panoramas somptueux. La progression se veut quant à elle un peu classique, avec quelques phases de plateformes basiques, nécessitant parfois d’user des capacités de nos équipiers : Ainsi, Drax peut porter des objets très lourds, Groot créer un pont de bois ou une plateforme élévatrice, Rocket se faufiler dans des petits espaces et Gamora s’accrocher à une paroi pour propulser le joueur en hauteur. Les combats non plus, n’ont rien d’originaux : On affronte à intervalle régulier des hordes de mobs en mettant là encore à profit les coups spéciaux des coéquipiers, préalablement débloqués via un système d’XP simple mais efficace.

Le titre a un peu tendance à user et abuser des séquences de toboggan

Bref, curieusement plus j’écris ces lignes et plus j’ai le sentiment que Les Gardiens de la Galaxie est un jeu générique, sans grand intérêt ; tout l’inverse des sensations que procure le jeu, manette en mains. A l’image des adaptations cinématographiques, c’est un bon gros blockbuster avec son lot d’action et d’humour sans prétention ni subtilité, mais là où au cinéma ça m’emmerde profondément, en jeu vidéo ça fait le job. Il n’y a rien de mémorable là-dedans, mais on ne s’ennuie pas et on avance, cerveau débranché, en riant grassement aux vannes de Rocket, sur fond de musique 80’s qui fleure bon la nostalgie.

J’avoue que je suis plutôt bon public dès lors qu’on parle d’espace et de vaisseaux qui font piou-piou

Peut-être aussi qu’après des heures et des heures passées à mourir comme une merde à Elden Ring, pouvoir avancer dans un jeu sans prise de tête, c’est ce qu’il me fallait et qu’à un autre moment, j’aurai moins accroché. Pour ça, merci au Gamepass de la Xbox, car si j’ai passé du bon temps sur ce jeu, je n’aurai jamais mis 40 ou 50 balles pour y jouer. Après coup, avec une durée de vie d’une petite vingtaine d’heures et un plaisir de jeu qui ne retombe jamais (même si je déplore un peu de redondance sur la fin), le jeu vaut sans doute l’investissement. Mais sur le moment, j’avoue que je ne me serai jamais laissé tenter. Bref, si vous êtes abonné au service de Microsoft, n’hésitez pas une seule seconde à l’installer, vous n’avez rien à perdre. Si vous êtes sur Playstation, ça se discute : Si vous ne savez pas à quoi jouer en ce moment, entre deux remake 4K d’anciens remake HD pourquoi pas. Sinon, attendez une promo…

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