Killzone : Shadow Fall, la nalyse

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Finalement lorsque peu de gens l’attendent, c’est le meilleur moyen pour un jeu de surprendre. Et ce quatrième Killzone, premier de la saga à voir le jour sur PS4, est vraiment une belle surprise même pour ceux qui l’attendaient.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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C’est pas avec de la corde et des masses que ce mur là va se briser.
D’épisode en épisode, Killzone a toujours évolué jusqu’à obtenir le statut d’un honorable FPS blockbuster avec son petit lot d’idées, sa maîtrise technique imparable et ses poncifs à la pelle. Je m’attendais à tout sauf à une véritable originalité, quelle ne fut pas ma surprise…

Le pitch dans ta potch

30 ans après le bordel foutu chez les Hellgast dont la planète a sauté au nucléaire dans le dernier Killzone, l’intrigue de ce Shadow Fall prend place sur une planète où Vectan et Hellgast cohabitent tant bien que mal. Plutôt mal que bien même, puisque la planète est séparée en deux par un gigantesque mur qui lorgne plus sur le gigantisme de celui de Game of Thrones que de celui qui était à Berlin. La situation politique est tendue, instable, les deux gouvernements sont prêts à se sauter dessus, d’un côté comme de l’autre on fout les civils du mauvais côté de la barrière dans des ghettos si ce n’est pire et j’en passe et des meilleures plus vertes que pas mûres que deux vaut mieux que n’amasse pas mousse.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

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Cette image est moche mais je suis flemmard, donc je ne la changerai pas.
Je cherchais un angle d’attaque pour aborder cette nalyse comme un vrai, et puis en fait prout, on va faire ça freestyle. Ca vous fera sans doute encore mieux ressentir mes émotions. Sachez (plastique) que je place Killzone : Shadow Fall comme le meilleur jeu de lancement que j’ai eu l’occasion de voir, toutes consoles confondues, avec un certain Halo premier du nom. Désormais, il partagera même avec lui le trône du meilleur FPS de guerre futuriste auquel j’ai joué. Ouais, carrément. C’est un peu comme si Guerilla avait lu toutes les critiques qu’on a pu faire sur les FPS pour en plus réellement en prendre une belle partie en compte avant de faire son jeu. Il y a une histoire plus profonde que d’hab’, moins conne, avec des civils qui meurent et une réflexion sur la Guerre au sens large, l’I.A. ennemie est la meilleure depuis F.E.A.R., c’est beau à décrocher les yeux, les environnements sont variés, les phases de jeu plutôt pas mal non plus de ce côté là, il y a de bonnes idées inédites, on voit les pieds de notre perso quand on baisse la tête et ses bras quand il ouvre une porte, ce n’est pas bourré de barils explosifs rouges…

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Je me demande combien d’ouvriers péruviens sont morts pour construire cette tour.

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Dis donc Batman, va falloir y aller mollo sur le pâté.
Bon voilà, j’aurais pas dû m’emporter, j’ai tout dit en un seul paragraphe… Mais après tout, les efforts ont été tel de la part du studio hollandais que c’est mérité, vraiment, bravo les gars. Votre jeu, c’est un putain de FPS. Certes il y a encore des choses à améliorer, mais tel que je me connais j’en trouverais toujours. L’aspect clone des civils par exemple, quelques niveaux un peu couloir sur les bords, une phase en apesanteur de trop, un très très très petit clipping si on fouille bien par endroits, une I.A. bien au dessus de la moyenne mais pas encore irréprochable non plus, une histoire qui peut être encore mieux écrite, des soucis d’anatomie avec des perso qui sont plus petits que nous dans une scène et plus grand dans une scène suivante alors qu’on est sur un sol équilibré à chaque fois, des bugs de son en pagaille… Mais quoiqu’il en soit, respect éternel. Shadow Fall est désormais conservé précieusement dans ma ludothèque et me laissera un souvenir bien cool.

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Les colo de vacances ça a toujours été chiant.
Grâce à des phases de jeu anthologiques en premier lieu, ce qui est la marque des grands. Je ne sais pas si ça vous fait la même chose mais parfois dans un titre je sais que le passage auquel je suis en train de jouer me marquera toute ma vie de gamer. Le tout premier niveau de GoldenEye, l’intro de Half-Life, le moment avec les diplodocus ou sur le radeau dans King Kong, le moment en taule dans Escape from Butcher Bay, la première fois qu’on tire sur ses coéquipiers et qu’ils se retournent contre nous dans Halo ou la première grenade collée au cul d’un Grunt, le débarquement dans Call of Duty, les dégâts localisés de Soldier of Fortune, le pipeline dans CoD 2, le passage en sniper en Ukraine dans Modern Warfare, la première rencontre avec un Big Daddy dans BioShock etc. les FPS m’ont offert pas mal de moments géniaux et je peux en rajouter au minimum un depuis que j’ai torché ce Shadow Fall. Et ça c’est en étant radin. Ce passage où on débarque sur Vekta au milieu des civils, en marchant tranquillement. Les décors plein de couleur tuent la gueule à se demander si on n’a pas été complètement con de croire qu’on ne serait jamais impressionné par la différence graphique entre la précédente gen et celle-ci. Et là, d’un seul coup, sans prévenir, paf, un petit boum, suivi d’une grosse explosion qui avale tout sur son passage. On reprend nos esprits, c’est le chaos, d’une seconde a l’autre le décor a basculé, tout est détruit, poussiéreux. Des gens sont morts, d’autres blessés, la panique règne, on réouvre les yeux pour assister à une exécution. On vient de vivre une attaque terroriste. Hop, c’est rangé dans un tiroir de mon esprit, celui où je fourre tout ce qui est culte. Ces moments particuliers qui font qu’on s’en souvient encore 10 ans après, c’est pour eux que je n’arrêterai probablement jamais de jouer aux jeux vidéo.

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Faut quand même en vouloir en 2390 pour rentrer en boite de nuit.
C’est là-dessus que j’ai envie de terminer cette nalyse. J’aurais pu vous parler du drone de combat fun et pratique, de tous ces passages qui m’ont renvoyés à des films que j’ai adoré en ayant l’impression de jouer dedans, mais la nalyse fait ce qu’elle veut et vous le savez. Je rajoute que pour une fois que nous ne sommes pas qu’un flingue qui exécute tout bêtement ses cibles parce qu’on est les gentils et qu’eux sont les méchants dans un gros FPS blockbuster, il faut le souligner, le surligner et l’encadrer. Le malaise et la réflexion ne vont pas aussi loin qu’un Spec Ops : The Line pour différentes raisons mais c’est suffisant pour simplement kiffer d’être considéré comme ce qui se rapproche d’un adulte.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

– Damien Boisseau ne vous dit certainement rien. Pourtant il est cette voix que vous avez déjà entendu quelque part en plus d’être celle du héros de ce Killzone. Il est le doubleur officiel français d’Eward Norton ou encore Matt Damon.

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