Journey, la nalyse

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Je pensais ne jamais y jouer après la déception qu’a été Flower pour moi et puis finalement ma curiosité et un heureux hasard m’ont poussé à me mettre sur Journey.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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Il ne s’appelle pas.
Après un Flow auquel je n’ai pas joué et un Flower que je n’ai pas aimé, je me méfiais beaucoup plus de Journey que je ne l’attendais…

Le pitch dans ta potch

C’est un être avec une écharpe et une cape qui avance vers la lumière dans de beaux décors épurés. (Putain le jeu le plus difficile du monde à résumer… Je trouve que je ne m’en suis pas mal sorti quand même, allez je me mets 7/10.)

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

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Le sable et la neige sont les principaux décors du jeu, la variété vient des effets de lumière et météorologique.
Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez à quel point je peux parfois m’énerver contre ce lien de cause à effet parfaitement ridicule et dégueulasse : il suffit qu’en premier, un site ou un magazine très connu et respecté balance un avis sur une œuvre pour que la majeure partie du reste de la critique se range derrière cet avis. Sauf qu’il arrive que ce fameux site/magazine se fourre complètement le doigt dans l’œil (ou que le journaliste soit tout simplement honteusement influencé par diverses choses et/ou personnes) et après, hop, vous avez toute une armée de moutons qui ne sont pas capables d’avoir leur propre personnalité en se forgeant leur propre avis mais qui vous défendent bec et ongles que c’est génial (ou super nul) sans avoir aucun argument raisonné, juste parce qu’ils suivent ce que la hype s’accorde à dire.

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La seule façon d’interagir avec tout tient sur un seul bouton qui affiche un signe et balance une note musicale à nos oreilles.
Bon, ben Flower, c’était ça. Un jeu complètement surestimé, une expérience qui se rapprochait plus de la sensation d’être devant un aquarium durant un jour de pluie chez sa grand tante que de l’expérience à vivre incroyable et indispensable. Et pourtant je n’en attendais rien. Les deux derniers niveaux ont réussi à me divertir tandis que les quatre d’avant ont failli me tuer d’ennui. Et en plus de ça, ce genre de jeux qui se veulent poétiques encouragent malgré eux ces gros blaireaux de journalistes à melon à se regarder écrire en se prenant pour des poètes. Flower m’a traumatisé, je me suis fait avoir, j’y ai cru à leur délire, je déteste me faire avoir. Le seul truc que j’encourageais et que je reconnaissais aisément comme une direction intéressante c’est la volonté de Thatgamecompany à proposer des jeux vidéo différents.

Alors pourquoi avoir joué à Journey qui d’après la critique suit exactement le même chemin de la hype, la même branlette journaliste qui rédige des papiers en se prenant pour les Baudelaire de la presse jeu vidéo ? Bah autant vous dire que JAMAIS je ne l’aurais acheté après m’être fait sodomiser par Flower. Mais un pote (qui, lui, n’a pas joué à Flower) l’a fait et m’a proposé de venir y jouer chez lui, je n’ai donc pas hésité, quand c’est gratuit ça ne se refuse pas.

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La direction artistique est vraiment magnifique.

Deux heures plus tard, ma partie était terminée, le jeu avec. Et c’est la seule critique que je trouve à lui faire, pour deux heures de jeu, 13€ ça fait cher. En dehors de ça, oui, l’appellation de jeu onirique, d’expérience à vivre dans sa vie de joueur, de titre vraiment différent, tout est mérité et véridique.

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Même l’expérience coopérative est onirique.
Difficile de mettre des mots précis sur ce qu’il se passe, sur ce qu’il faut faire et surtout pourquoi c’est intriguant, pourquoi c’est intéressant de le faire. Vous vous rendez d’un point A à un point B sans aucune indication particulière à l’écran, sans interface. Vous avancez tout bonnement vers la lumière, vers des ruines, là où il y a quelque chose. Lors de votre périple, si votre PS3 est connectée à internet, vous rencontrerez d’autres personnages comme le votre sans forcément vous douter au premier abord qu’ils sont dirigés par d’autres humains. Ici point de pseudo qui s’affichent, pas de dialogues au casque, de chat, ils s’expriment comme vous, via un bouton qui envoie des notes de musiques. Et aussi bizarre que ça puisse paraitre, on se comprend. Durant une bonne partie de l’aventure un joueur m’a fait découvrir plusieurs items cachés, juste parce qu’il venait me chercher et réussissait à me convaincre de le suivre en s’énervant sur la note de musique qu’il émettait. Bluffant.

Je n’ai pas compris l’espèce d’histoire que comporte le jeu et à vrai dire je n’ai pas réellement cherché à la comprendre. Journey est différent, développe un concept de coopération envoûtant et intelligent alors qu’il est très basique. Mais surtout, en plus de cet aspect général atypique, il reste très ludique là où Flower s’égarait dans le néant.

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