Gran Turismo PSP, petit Turismo

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La série culte de Polyphony Digital portée sur PSP arrive sur un terrain quasi vierge en matière de simulation automobile. Il aurait donc vraiment fallu le faire exprès pour se planter et ils y sont arrivé.

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Et non il n’ya pas de mode Gran Turismo.
Pas besoin d’aller zieuter direct la conclusion de cette critique, je vous le dis d’emblée : Gran Turismo PSP est au choix un jeu raté ou simplement un foutage de gueule. C’était pourtant à priori pas très compliqué de réussir le portage PSP d’un jeu qui a connu deux épisodes couronnés de succès sur Playstation 2 et dont la recette est relativement simple. Une jolie cinématique d’intro, 800 caisses bien modélisées pour de la PSP, une quarantaine de circuits avec leur différentes déclinaisons et une conduite réaliste fidèlement retranscrite, Gran Turismo PSP oublie pourtant un élément primordial : des modes de jeu intéressants et n’apporte aucune amélioration niveau IA, dégâts et météo.

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Appeler les permis des défis pour faire croire à un mode de jeu intéressant fallait oser.
L’intérêt de Gran Turismo c’est quand même son mode de jeu éponyme qui promet des dizaines d’heures de jeu à collectionner des voitures et améliorer leurs performances en achetant des pièces détachées. Le gros problème c’est que dans cette version PSP on a beau chercher, ce mode est absent. Au lieu de ça on a le droit à un mode solo avec des courses contre la montre, contre trois adversaires ou encore les courses drifts qui ne sont toujours que du sous Project Gotham Racing. On nous gratifie également d’un mode défis qui n’est en fait qu’une version rallongée des permis des précédents Gran Turismo. Et le pire c’est que ces permis un peu chiants sur console de salon sont ici l’aspect du jeu solo le plus intéressant, c’est dire. Enfin, cerise sur le gâteau, le multijoueur n’est jouable qu’en local.

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La conduite était pourtant réussie.
Sans aucune progression le jeu perd tout son intérêt et son addiction. Parce que quand on y pense Gran Turismo comme à peu près tous les jeux de course et même tous les jeux en général est répétitif. Il y a beau y avoir pas mal de circuits on refait quand même les tracés ad vitam eternam et c’est même un peu le but vu que pour être performant il faut les connaître par cœur. Du coup ce qui fait le sel du jeu c’est bien sa progression : acquérir de nouvelles voitures, les améliorer, affronter des adversaires dans des compétitions, gagner, perdre, dépasser à la corde, s’éclater contre un mur, enfin obtenir la caisse de ses rêves. Ici rien de tout ça, juste 800 voitures à collectionner sans pouvoir s’amuser vraiment avec.

Avec un gameplay fidèle et une technique au point Gran Turismo avait fait le plus dur, mais sans mode solo digne de ce nom le jeu n’a tout simplement aucun intérêt; c’est quand même dommage, très con et totalement incompréhensible.

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