Gran Turismo 5 : the semi-real driving simulator

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Cette critique de GT5 ne débarque qu’en 2011, mais au moins on ne vous en a pas fait payer la démo il y a 1 an et demi.

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Le jeu a 3 ans de retard, mais au moins les menus sont jolis.
Once upon a time, une commande effectuée sur un site marchand allait m’amener la plus longue frustration de ma carrière de joueur. En trois clicks je venais d’acheter Gran Turismo 5. Livraison dans moins d’un mois… C’était ce qui était marqué sur le site. Puis les communiqués se sont enchainés, Fylo et le reste de la rédac ont bien ri sur les reports successifs de ce titre et moi j’en ai même oublié que je l’avais acheté. Du coup, quelques années plus tard et en cette période de fête, quelle ne fut pas ma surprise quand j’ouvris ma boîte aux lettres et que je vis un paquet venant des Etats-Unis. (Ouais avec le cours du rouble c’est toujours plus avantageux là-bas).

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Avec un peu de chance dans GT6 on pourra lancer des carapaces.
Pause déjeuner, je vais pouvoir rentrer chez moi et lancer une petite course. J’ai une heure. Vous imaginez la suite : je rentre, j’installe le jeu (20 minutes environ soit 55 minutes au final), je le lance… ah non je fais la mise à jour du système. Je le lance… ah non je fais la mise à jour du jeu. Je le lance…Ah non, je retourne au taf en vitesse ça fait déjà 2h que je suis en pause.

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Des musiques de téléfilms érotiques et des cadrages façon calendrier Aubade, chez Polyphony Digital ils aiment vraiment les belles voitures.
Le soir, j’installe mon volant et mon pédalier et enfin je peux lancer ma première course. Forcement le reste du test ne sera pas tout a fait objectif car selon les conditions de jeu, le titre s’avère très différent. Derrière un volant, sur un grand écran et dans un modèle de voiture premium, Gran Turismo écrase la concurrence. J’ai même invité des fans de Forza pour qu’ils le constatent eux-même. Certains ont même trouvé que la sensation de vitesse était largement supérieur au titre de la 360. Autre point gagné par GT, les intérieurs. Ils sont superbes et lorsqu’on est en course on a pas le temps de s’attarder sur cette ombre pleine d’aliasing qui vient se poser sur le tableau de bord. Car oui, en temps que spectateur, de nombreuses images risquent de vous brûler la rétine tant l’aliasing est présent une fois de plus sur la PS.

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Un GT sans des centaines de pièces mécaniques à customiser ne serait pas un vrai GT, y’a qu’à voir l’épisode PSP.
Une fois les aides enlevées, le titre devient vraiment plus difficile et certaines courses où l’on est obligé de se battre à armes égales deviennent vraiment passionnantes. Et puis c’est toujours marrant de conduire avec un volant en vitesse manuelle avec une Lupo Gti dans les rues de Londres à maltraiter le levier de vitesse et la carrosserie de la voiture pour jouer des coudes dans les épingles. D’ailleurs voici un point où Forza met la race à GT : les dégâts. C’est pourquoi, en tant que fan de Gran Turismo, j’occulterai de dire que les dégâts sont purement visuels, qu’ils ne servent à rien et qu’en plus ils se réparent par magie entre deux courses (où est d’ailleurs l’intérêt de la faire réparer dans le magasin, j’ai pas encore compris). Non n’insistez pas ! Je tairai le fait qu’en plein Daytona, en se prenant une barrière de sécurité, de plein face, au milieu du moteur, à 330Km/h avec mon Audi R8, il me suffit de faire triangle pour reculer et de remettre les gaz comme si de rien n’était. (Un patch doit d’ailleurs corriger les dégâts mécaniques. Ndlr : le patch est disponible depuis la rédaction de ce test)

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Des centaines de voitures parmis lesquelles parfois un peu tout et n’importe quoi comme ici cette Volkswagen de 44 pour les amateurs de design nazi.
Certains éditeurs ont pris exemple sur la rédac de Polygamer et se sont mis à railler le jeu. “C’est sûrement le plus beau musée de voitures disponible sur PS3”. Et bah au moins ça c’est sûr ! Vu le nombre de voitures disponible il serait bien délicat de se moquer du jeu sur ce point. Quoi qu’on peut toujours se demander quel est l’intérêt de rouler en jeep Volkswagen des années 39-45. Mais entre la 2CV, Le minivan Volkswagen, la 205 turbo, une bonne vieille Nissan Skyline, une clio V6, la Lamborghini Countach, l’audi R8, 1023 autres modèles ou une petite Bugatti Veyron, les sensations sont vraiment différentes et tout le monde trouvera de quoi s’éclater. Le seul soucis c’est que seules les voitures “premium” bénéficient des dégâts et de la vue intérieur et là on passe à une liste d’environ 200 voitures et je pense même être généreux. Vous venez d’acquérir une Bugatti Veyron et pourtant c’est un modèle standard. Vous avez le choix avec la vue extérieure (oui elle est belle, mais la sensation de vitesse est quasi-nulle et la note du jeu tombe à 4/20) ou les vues au ras du sol et capot (certes vous voyez plus votre Veyron, mais la note vient de repasser à 15).

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La vue intérieure vaut vraiment le coup, dommage que toutes les voitures n’en disposent pas.
Polyphony serait une division de EA ?? Je me suis pausé la question quand j’ai vu le nombre de patchs prévus pour le jeu. Car oui après 3 ans de retard (j’arrondis), et bien les gars nous prévoient patch sur patch. Un pour les dégâts, un pour accélérer les temps de chargement dans les menus du jeu, un pour rendre plus fluide le multi, un pour passer des voitures “standard” en “premium” et ainsi de suite. Sans déconner j’ai l’impression de me retrouver sur Fifa où après l’achat du jeu tu sais que t’as que 80% du travail qui est fini et que tu vas devoir attendre les patchs pour espérer arriver à 100%. Au moins l’intention est là et polyphonie à l’air plus opérationnel que EA pour sortir ces patchs.

Pour ce qui est des épreuves, on retrouve les permis, sûrement les épreuves les plus difficiles pour ceux qui voudront toutes les petites coupes en or ; les évènements spéciaux type Karting, Nascar ou Rally qui permettent de faire pas mal de sous mais une seule fois. Puis les championnats habituels divisés en deux catégories. le A-spec où vous incarnez le pilote et où tout dépend de votre maîtrise (et de la puissance de votre bolide par rapport aux adversaires). Et le B-spec où vous êtes cette fois d’un la peau d’un gars qui regarde un autre pilote (créé par vos soins) faire n’importe quoi en lui disant “accélère”, “ralentis” ou “double”. Juste passionnant ! ce mode vous permettra de jouer sans jouer. Genre vous avez trois heures à tuer, envie de vous rouler une cigarette, de faire une sieste ou une envie urgente, pas de soucis vous pouvez continuer à jouer en même temps. Merci Polyphony ! Dire que certains achètent encore un jeu de voiture pour les piloter eux-même.

Voilà, j’ai joué quelques heures déjà, j’ai presque fini le mode A-spec, j’ai sorti mon volant une fois sur deux et j’ai piloté des modèles premium une fois sur 5 et mon bilan est aussi clair que divisé sur ce jeu. Je le clame haut et fort Gran Turismo 5 est le meilleur jeu de voiture jamais sorti à ce jour. Comme tout chef d’oeuvre, il aura ses détracteurs et ces derniers ne seront pas en manque d’arguments : Le peu de modèle premium, le plaisir réduit en jouant à la manette, les sensations quasi-nulles en vue extérieure, les dégâts mal gérés (au moins au début), l’IA très réputée de GT, le mode B-spec inutile au possible, les temps de chargement interminables et des débuts laborieux sur le multi. Ca fait beaucoup, je vous l’accorde mais je le répète c’est pourtant la meilleure simulation de voiture sortie à ce jour.

C’est sûr il y a toujours une bonne raison de se moquer de Polyphony Digital sur GT5 mais ce que j’en retiens c’est qu’aucun jeu de caisse ne m’a procuré autant de plaisir depuis… toujours je crois. Par contre, sans volant et à bord d’une voiture “standard” le jeu perd facilement la moitié de son intérêt et de ses sensations.

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