Gears of War 2, more badass

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Il n’y a pas vraiment de quoi s’étendre sur plusieurs pages au sujet de Gears of War 2 tant il est en plein dans le syndrome « plus de » inhérent aux suites, et tant il est encore plus jouissif que son prédécesseur pourtant déjà au top en la matière. Un réajustement de luxe pourrait-on dire…

Marcus Fénix revient pour encore plus de plaisir

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La Delta au complet à nouveau.
Vous prenez les qualités du premier Gears of War et vous avez celles de Gears of War 2. Vous y ajoutez encore plus d’intensité dans l’action, de nouvelles armes, un bestiaire plus conséquent, plus de boss, de petites nouveautés de gameplay, une qualité graphique améliorée, un jeu un peu plus long et voilà… On prend son pied sans même se scandaliser du fait que pour une suite, le jeu ne se réinvente pas. Il sublime juste un peu plus ce qui à l’époque n’innovait déjà pas en quoique ce soit mais était déjà pourvu d’une maîtrise assez fantastique. L’amélioration, même sans être excessive, d’un défouloir gigantesque et souple à manier dans une débauche graphique énorme… ben merde, ça donne un truc encore plus jubilatoire ! Alors qui serait assez fou pour
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Les reavers étaient à peine présent dans le premier mais font ici parti du bestiaire récurrent. Tout comme les Brumaks.
s’en plaindre ? Non, vraiment, ça déchire. Les passages mémorables sont plus nombreux et parfois grisants, les références toujours bien choisies, l’I.A. moins idiote, le level design un peu plus varié, le gore et le côté série Z encore plus assumés avec des dialogues complètement cul-cul(te), du sang et de la torture… Un peaufinage bien réalisé de ce qui était, il faut le rappeler, un très bon jeu d’action. Du plaisir primitif à l’état pur, et ça fait du bien.

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Dizzy est un personnage très secondaire dans la campagne principale mais à l’image de Tai, il marque. Faut dire que c’est un des rares à avoir une dégaine qui se démarque.
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Si l’on peut achever un ennemi au sol avec des sortes de fatalities, ils le peuvent aussi… Ils se ressuscitent d’ailleurs assez souvent si on ne prend pas la peine de les fumer totalement. Classe.
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Le duel à la tronçonneuse est une des nouvelle petite feature ajoutée fort sympathique.

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C’est toujours très beau.
On pourra tout de même toujours tiquer (et non pas Ticker, sales bêtes) sur le scénario vraiment… comment dirais-je… petit ? Epic n’est définitivement pas à l’aise avec la narration et les propos du blondinet relou CliffyB résonnent encore dans ma tête lorsqu’il annonçait une histoire plus intimiste, basée sur le relationnel des personnages notamment celui entre Dom et sa femme (scène de retrouvaille elle aussi complètement cul-culte)… Pitié. Mais voilà, encore une fois comment pourrait-on leur en vouloir lorsqu’un jeu est aussi jouissif ? Je n’arrive même pas à me dire que la recette serait meilleure avec un bon scénario, et pourtant vous devez savoir à quel point j’aime la narration… C’est dire si Gears of War 2 prend aux trippes de manière animale, encore. On appréciera d’ailleurs particulièrement le tout nouveau mode Horde qui ne s’encombre d’aucune histoire ratée, mais place simplement jusqu’à 5 joueurs en coop’ dans un
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Les décors souterrains font parfois penser à ceux du Seigneur des Anneaux.
contexte de survie purement bourrin, face à 50 vagues successives d’ennemis toujours plus puissants, sur une map de leur choix. Fun à mort. Alors bon voilà, on peut toujours réclamer un mode coop’ à 4 pour la campagne principale, un peu plus de finition pour irradier les quelques bugs croisés ça et là, de plus grands changements dans le côté positif, mais rien n’y fait, si Gears of War 2 n’est pas parfait il est incroyablement plaisant à jouer et il n’y a rien d’autre à ajouter.

Pour un autre jeu on aurait presque pu parler de syndrome « add-on » plus que de suite, mais le plaisir de jeu est tellement jouissif qu’on en redemande, encore et encore. Gears of War 2 est un indispensable du jeu d’action succédant à un indispensable du jeu d’action.

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