Flower Power

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Il y en a qui en ont marre de tuer des tas de personnes dans les FPS ou qui ne peuvent pas supporter de jouer à un jeu de foot sur console. Pour vous voici Flower ou comment entrer dans le monde merveilleux des jeux vidéo.

Le petit pétale dans la prairie

Une fois de plus, c’est un jeu en téléchargement qui vient nous séduire. Disponible sur le PSN, Flower est un de ces Objets Jouables Non Identifiés au même titre qu’un Echochrome (également dispo sur le PSN et rudement sympa en plus) ou que FlOw, précédent jeu des développeurs de Flower, Thatgamecompany. Êtes-vous prêt à plonger dans ce nouvel univers : Soyez zen, respirez tranquillement, fermez les yeux et imaginez que vous incarnez un pétale. Car tout commence comme ça. Un petit pétale qui se détache d’une fleur. Ensuite inclinez votre manette et flottez librement avec votre Sisaxis. Flower vous offre un petit périple minimaliste et poétique à travers 6 niveaux assez différents les uns des autres.

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Tout débute en pleine nature…
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…Avant de rejoindre la ville pour lui rendre des couleurs.
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Les développeurs ont justifié l’exclusivité en expliquant que seule la puissance offerte par le processeur Cell permettait de calculer le mouvement d’autant de brins d’herbe à la fois.
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Les phases de jeu sont variées malgré la durée du jeu. Ici vous pourrez illuminer le niveau…

Point de vue histoire et scénario, le jeu reste un petit mystère que je vous laisse découvrir et interpréter tout seul. Vous vivrez au ras des brins d’herbe en fonçant avec vos pétales pour faire éclore des fleurs. Passant de la pleine nature à la ville avec des étapes dans des champs d’éoliennes par exemple. Certaines fleurs vous donneront le pouvoir d’illuminer des tas de paille ou même de peindre l’herbe sur laquelle vous êtes en train de passer. Une fable onirique dans laquelle le joueur pourra s’attarder sur l’importance de la nature. Pour les accros des succès (euh trophées pardon), n’oubliez pas de passer 3 fois à chaque endroit pour être sûr de faire éclore toutes les fleurs. Sinon vous finirez le jeu avec une ville toute blanche comme un certain Tsokoa pas foutu de peindre ces jolis bâtiments. Mais bon, ça l’empêche pas d’illuminer des bassins et de faire le malin.

Bouquet final

La durée de vie du jeu ne doit pas dépasser 4-5 heures à tout casser (sûrement plus près de 3 heures si l’on ne s’attarde pas à faire éclore 100% des fleurs afin de trouver les fleurs cachées et de débloquer les succès – Argh trophées – du jeu). Mais ce n’est pas un problème. Plus qu’un jeu, Flower est une expérience vidéoludique pour le joueur. En plus, son prix de 7,99 euros reste très correct pour tous les possesseurs de PS3 qui aimeraient sortir des sentiers battus. A noter que le générique du jeu est réalisé comme un niveau bonus jouable. Un petit parcours de fleurs vous attends avec au dessus de chacune d’elles, un nom dont les lettres s’envoleront comme des pétales de fleurs. Un niveau qui n’a pas un grand intérêt mais qui illustre bien la minutie avec laquelle les développeurs ont pensé leur jeu.

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…alors qu’un atelier peinture sur herbe vous fera gagner un petit succès dans celui-ci.
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Le champ d’éoliennes est pour moi l’un des niveaux les plus sympathiques du titre.
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Le menu du jeu est assez original. Le but sera de faire éclore les fleurs représentant chacune un niveau de jeu.
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Même dans un poème jouable le danger existe. Gare aux vilains poteaux électriques si vous tenez à vos pétales.

Côté ambiance, le jeu est assez bien fait. La bande-son colle parfaitement au poème que vous vivez et les graphismes (en full HD 1080p) sont tout à fait à la hauteur. L’animation des brins d’herbe est par exemple tout bonnement excellente et les paysages magnifiques mais certaines fois, un léger aliasing peut apparaître sur les pétales. Mais bon on s’en fout. Car une fois de plus et je me répète : Flower est plus un poème qui est là pour vous faire voyager, pour vous sortir de vos tueries habituelles afin de vous faire incarner un pétale qui redonne de la couleur au monde dans lequel on vit. Alors au diable les petits défauts d’aliasing. L’ambiance est également renforcée par la diversité du jeu. Si le principe reste le même pour tous les niveaux, chacun aura sa particularité. Courants d’air formés par les éoliennes, champs à illuminer ou à peindre, poteaux électriques dangereux et ville à libérer. Un sérieux plus pour cette petite balade dans les airs.

Flower est une expérience plus qu’un jeu à proprement parler. D’un côté la sensation extra de voler et de flotter au vent, rasant les brins d’herbe et de l’autre certaines interrogations sur le but de ce genre d’expériences. Clairement tous les joueurs n’accrocheront pas mais ceux qui cherchent une petite fable originale ont surement trouvé un bon candidat avec Flower.

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