Fifa 10, premier décrassage…

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Cette semaine, Electronic Arts nous conviait à l’Adidas Concept Store de la rue de Rivoli (Paris) pour y découvrir Fifa 10 et accessoirement participer à une compétition acharnée.

Le tournoi du pauvre

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En tournoi, tu fais tous tes matchs contre Manchester, Barcelone et le Real… ça en devient lassant.
Ça y est, la plupart des championnats européens sont lancés et déjà les footeux que nous sommes attendent de pieds fermes que démarre la saison virtuelle. En attendant la démo, prévue pour le 10 septembre prochain, Electronic Arts a permis à une petite cinquantaine de journalistes et bloggeurs triés sur le volet de s’essayer à leur nouveau millésime au moyen d’un gigantesque tournoi auquel participait le champion du monde de la version 09 (un français je le rappelle). Avant même de vous parler du jeu en lui-même, on va mettre les choses au point de suite : Je me suis fait humilier durant ce tournoi (5 défaites en 5 matchs). Le pire c’est que malgré quelques cadors dans la compétition, les adversaires de mon groupe étaient largement prenables. Mais voilà, EA a eu la bonne idée de faire jouer le tournoi sur PS3. Et là franchement, je ne comprends pas. J’ai déjà du mal à imaginer qu’on puisse jouer à un quelconque jeu de foot sur cette console, alors y organiser un tournoi, c’est juste du foutage de gueule. Alors oui je sais, j’en entends déjà certains me dire « gnagnagna Pro-Microsoft gnagnagna » mais bon, moi je n’ai rien contre Sony mais à un moment faudrait peut-être qu’ils se sortent les doigts du cul. C’est bien beau d’avoir une chouette console slim, un lecteur Blueray et d’afficher des graphismes HD de ouf dans des jeux tout ce qu’il y a de plus sympathiques. Mais si la Dualshock fut une petite révolution à l’époque de la première Playstation, c’était quand même y a 15 ans les gars ! Depuis le jeu vidéo à évolué et les pads avec… Alors les manettes Kinder suprise qui se cassent à la première occasion (j’me suis retrouvé avec un stick bloqué en plein tournoi) et les sticks qui font passer la Speedking pour une manette de luxe, ça va cinq minutes. Même le pad GameCube est plus ergonomique bordel ! Je comprends pourquoi les joueurs PS3 sont attachés à leur croix directionnelle. C’est pas de la nostalgie, c’est surtout qu’ils n’ont pas le choix ! Bref, vous l’aurez compris : J’ai grave la rage !

Muscle ton jeu, Robert !

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Plus que jamais, le foot virtuel c’est pas pour les mauviettes… faut savoir jouer des coudes (au sens propre comme au figuré d’ailleurs).
Heureusement, en dehors du tournoi, il était possible de s’essayer à la version 360 du titre (et curieusement, là j’ai gagné tous mes matchs). La frustration passée, j’ai pu enfin découvrir toute l’étendue des améliorations apportées par les développeurs durant l’intersaison. Enfin toute l’étendue, pas vraiment puisque je n’ai pas eu l’autorisation de jeter un œil sur les différents modes de jeu. La première chose qui frappe lorsqu’on commence un match de Fifa 10, c’est le rythme de jeu. Non pas que Fifa se mette à faire du PES avec ces joueurs qui court dans tous les sens à un rythme effréné, mais la construction du jeu est bien plus fluide, tout comme les mouvements des joueurs. Le ballon est de plus en plus indépendant et la physique de balle un peu plus lourde. Mais c’est surtout le physique des joueurs qui pousse la barre un cran au-dessus encore. Ici les contacts sont réguliers et on sent bien la différence entre un joueur lourd et physique par rapport à un joueur rapide et agile. Dès lors, le jeu physique avec passage en force et tout le toutim s’avère parfois aussi efficace que les longs débordements sur les ailes. Il est noter d’ailleurs que ces fameux débordements assassins du millésime 2009 ont été corrigé par une I.A. plus agressive, d’avantage présente dans les contacts et plus rigoureuse dans les placements. Reste que les joueurs rapides à la Cristiano Ronaldo ou Benzema gardent un net avantage lorsqu’il s’agit de mettre à l’amende une défense. Et ça, j’ai eu tout loisir de le constater vu qu’en tournoi, vous n’affrontez que le Real, Barcelone, Manchester United et à de rares occasions Chelsea tant les participants manque d’originalité (et d’humilité aussi). J’avais l’impression de jouer contre une batterie de mômes sur le Xbox Live… c’est pathétique.

Fifa vend au détail

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Les gardiens sont plus réactifs sur leurs sorties et te sortent des arrêts réflexes qui, je le sens, vont m’énerver…
De ce Fifa là, il ne faut tout de même pas attendre de révolution. Les développeurs l’ont annoncé d’emblée, leurs objectifs étaient avant tout de corriger les erreurs passées et améliorer les mécanismes un peu bancals (ça ne les empêchent pas d’innover un peu). Mais il faut leur rendre cet honneur, après un premier contact (ça demande quand même une étude plus approfondie) la multitude de petites améliorations apportées au titre semblent toutes faire mouche… et ce, même dans les moindres détails. Ainsi, les joueurs passifs sont désormais réactifs à ce qui se passe autour d’eux, et n’hésitent plus à jeter la jambe d’eux même pour tenter l’interception lorsque le ballon passe à proximité. Dans le même genre, l’arbitre (tous comme les équipiers d’ailleurs), se livrent par moment à de vrais pas de danse pour éviter les ballons qui leur arrivent dessus (j’vous rassure, ils s’en prennent aussi dans la poire). Malheureusement il reste encore quelques points noirs ; à commencer par ce maudit « calcul du bouton »(les amateurs comprendront) que Fifa traine comme un boulet depuis des années et des années. Plus personnellement, je regrette quand même un peu le manque d’ambition, depuis le temps que j’attends qu’une simulation de foot prenne en compte la vitesse et la direction du vent, la météo changeante ou la dégradation du terrain en temps réel. Mais bon, ne faisons pas la fine bouche… cette année la récolte s’annonce quand même particulièrement gouteuse.
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