F1 2010, baquet story

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Codemasters propose un jeu de F1 qui devrait ravir amateurs et forcenés. Plutôt qu’un test, voici la story de la carrière éphémère mais passionnante du plus grand pilote de l’histoire !

Dans la lignée d’un Prost…

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Deux Stormtroopers se sont glissés dans l’image, saurez-vous les retrouver ?
Premier vrai jeu de F1 sur console next-gen (désolé pour celui qui était sorti avec la PS3), F1 2010 était voué au succès s’il était un minimum pas trop mal. Et c’est le cas.

Du coup, après avoir chaussé mes Sparco, enfilé mes gants, ressorti mon volant et m’être glissé dans mon fauteuil baquet, le nouveau pilote Toma021 se lance à la conquête du titre mondial. Première étape, choisir mon écurie. Me voici second pilote chez Virgin, ça sera quand même vachement plus gratifiant que d’être sacré champion sur une Red Bull. C’est surtout qu’on me laisse pas le choix. Au début, c’est Virgin ou Lotus, sans même faire d’essai pour savoir qui veut de moi.

Premier grand prix. Après avoir lu les historiques des plus grands pilotes de l’histoire et celui des écuries, je me sens comme les légendes, prêt à exercer tous mes talents de pilotage. Je choisi mes options. Full manuel ! Et je me lance sur les essais. Plusieurs formules : Week-end long (3 séances d’essais puis 3 phases de qualifications) ou week-end court (une séance d’essai et une phase de qualif). Premiers tours de piste et premier tête à queue. Second tour et premier accrochage. Troisième tour et première monoplace explosée contre des pneus après avoir traversé 200 mètres de graviers. Ok on va se calmer et remettre les paramètres par défaut. Finalement avec l’anti-patinage de série, l’ABS et la boite automatique, ma monoplace ressemble peut-être à une F1 sans permis mais je me glisse 4e lors des qualifications. Après une course magistrale, l’écurie Virgin commence même la saison avec une superbe 2e place.

Melbourne ! L’occasion rêvée de prouver ma supériorité. Un circuit rapide. Une bonne vingtaine de tours d’essai pour apprendre le tracé et la magie opère. Première pôle position et première victoire. Ça fait plaisir, même si je me suis fais pourrir la vie par ma copine après avoir sabré le champagne dans le salon. Finalement j’ai le talent qu’il faut pour ramener le titre chez Virgin.

… ou d’un Ayrton Senna !

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Les menus qui n’en sont pas sont assez sympa.
Mais les choses se compliquent assez rapidement. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir lu la biographie de Schumacher mais ma conduite devient agressive et approximative dans les virages. Et ils sont nombreux ces cons de virages en dehors de Melbourne. Ma monoplace ne tient pas la route dès qu’on coupe d’un mettre ou deux dans l’herbe, sans parler des couillons avec leurs drapeaux de toutes les couleurs qui appliquent des règles bizarres où soit disant on n’a pas le droit de doubler en touchant les autres ou encore de raccourcir les chicanes. En plus, la pluie (super sympa visuellement) vient se mêler de mon sort et hop je finis 24e lors du grand prix de Malaisie. Au moins j’ai fini la course.

Le grand prix suivant n’est qu’un triste copie de la Malaisie et je bataille pour finir 23e devant mon coéquipier histoire de prouver en interne que les améliorations que je me casse le cul à développer en phase d’essai devraient être installées sur ma monoplace en priorité et non sur la sienne. Non, mais c’est qui la star qui a 40 points au classement pilote !

C’est la crise chez Virgin ! Au début des courses, l’objectif est de finir 18e mais une fois sur la grille le « patron » veut que je finisse sur le podium. Mission impossible ? C’est sans compter sur l’arrivée de Flavio Briatore au sein de l’écurie. Pour le prochain grand prix, il a sa stratégie. Malgré une chicane Andalouse aussi compliquée à appréhender que celle du mythique Laguna Seca et que je raterai 5 fois dans la course, ma monoplace va se placer en seconde position. Merci patron ! L’astuce : une magnifique stratégie de course avec 0 arrêt au stand. Ca parait illégal ou impossible mais Briatore l’a fait. Dans le cul les Red Bull, je finis 2e derrière Hamilton. La saison me parait plus intéressante quand on est lancé dans la course au titre.

Et voici le moment fort de la saison, le grand prix de Monaco

Malheureusement pour l’écurie elle embauche un troisième pilote qui se trouve de passage chez moi, Tsokoa tentera de battre quelques chronos afin de participer au développement de ma monoplace et renforcer le statut d’écurie émergente de Virgin F1. La fin d’une belle aventure. Après avoir niqué 4 monoplaces de suite, Tsokoa se tue dans un 5e crash en 2 tours et demi. Malgré ma volonté de continuer à amasser des millions en ayant que faire du souvenir de mon coéquipier, l’écurie décide d’abandonner la saison en sa mémoire (et aussi parce que j’ai reçu FIFA 2011 et qu’il est temps de me mettre à compter les bugs de cet opus car la liste est encore plus longue qu’on arrive à l’imaginer mais bon, ça, c’est un autre sujet).

F1 2010 est donc bien sympa, assez prenant pour avoir envie de jeter sa manette dans sa télé après un tête à queue, mais assez facile (selon les réglages) pour qu’au final on décide de ne pas le faire et qu’on essaie de remonter pour finir sur le podium. En parlant de difficulté, elle est d’ailleurs pas très bien foutue. On passe vite des dernières places au podium en changeant un seul niveau de difficulté.

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La pluie c’est joli et c’est pratique quand tout le monde s’arrête aux stands pour changer de pneus sauf vous.
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On risque de se chopper des pénalités si on coupe les virages ou si on emboutit ses adversaires, quel sport de chochotte.
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On dirait que Schumi a tourné un peu trop tot.
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Monaco, un circuit mythique et bien relou.

Droit de réponse de Tsokoa : non, mais n’importe quoi, je l’ai même pas cassé la voiture. Peut être que oui à la limite j’ai effleuré une ou deux barrières de trop près. Mais bon débuter par une première course à Monac’ avec des officiels qui t’annulent tes tours parce qu’un bout de ton pneu a mordu l’herbe de quelques centimètres c’est déstabilisant aussi.

Sans attendre particulièrement ce jeu, on s’éclate vraiment au volant de ces monoplaces avec des dépassements hallucinants sous la pluie en vue cockpit. Une très bonne surprise !

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