DIRT 2, le cul entre deux sièges baquets

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Codemasters continue sur sa lancée, moins de Rallye pur, plus de fun, de tout terrain et de courses façon sport extrême. Le Rallye se spéctacularise, dommage pour les puristes, tant mieux pour les beaufs autres…

Pas vraiment Rallye

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Voici l’extérieur de votre caravane qui fait office de garage.
Dès le lancement du jeu on sent qu’on va plutôt avoir à faire à un jeu Underground/Fun/Jeuns/Branché qu’à un jeu de Rallye pointilleux et réaliste (là les fans de cette belle discipline commencent déjà à se décomposer). On a franchement la sensation de participer à un sport extrême type skate ou Roller. En effet l’interface austère des précédents épisodes laisse place à un environnement tout en 3D bien plus classieux et tape à l’œil. Cet environnement est en fait la caravane (et ses proches alentours) dans laquelle le joueur voyagera de pays en pays (9 pour être exact) pour participer aux diverses disciplines; 5 épreuves allant du rallye (encore heureux) au Land rush (courses de buggies) en passant par le Rally Cross… Vous l’aurez remarqué, et c’est probablement se qui me gène le plus dans ce jeu, peu de place sera accordée au Rallye comme le pratiquait le défunt pilote Écossais (là les puristes se sont déjà fait la malle).

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Les buggies sont de nouveau de la partie.
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Certaines épreuves se dérouleront…en ville…
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Ce magazine vous donnera des infos sur la progression de vos amis.

En même temps on imaginait mal l’éditeur revenir à l’ancienne formule après la mutation déjà opérée avec Dirt premier du nom. Mais si le premier épisode était assez moyen, cette seconde mouture se révèle bien plus aboutie et propose certaines nouveautés intéressantes. Graphiquement déjà c’est nettement plus beau et le jeu a maintenant un petit goût de « RPG ». En fait chaque course gagnée, en plus de rapporter de l’argent pour acheter du matos et des caisses, fera grimper la cote de popularité du pilote accédant ainsi à de nouvelles épreuves et de nouveaux tournois, certains pilotes adverses iront même jusqu’à proposer des affrontements en tête à tête. Plus la difficulté choisie pour une course sera élevée plus les points d’XP monteront vite. Un ajout qui permet de faire évoluer plus ou moins rapidement la carrière de notre pilote selon notre niveau de jeu (médiocre pour ma part). Ensuite l’aspect immersion est assez bien rendu. Par exemple lors de certains chargements (trop longs) on peut voir sur un magazine qu’une personne figurant dans notre liste d’amis a pulvérisé notre record sur tel ou tel circuit. Régulièrement on sera interpellé durant la course par un adversaire que l’on vient de bousculer, certains coureurs devenus amis nous appelleront même par notre prénom (pour peu qu’il soit dans la liste) ou pseudo. On n’a jamais cette désagréable sensation d’être seul, on sent une certaine vie hors circuit.

Pas vraiment arcade; Pas vraiment simulation

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Cette vue, comme dans tout jeu de caisses, est probablement celle qui procure le plus de sensations.
Pour ce qui est de la conduite, oubliez les savonnettes de Dirt. Ici on est entre la simulation avec sa conduite exigeante et l’arcade pour son coté pas trop exigeant quand même pour les quiches comme moi. Cette phrase ne veut absolument rien dire mais c’est la seule façon que j’ai trouvé pour dire qu’on était à mi-chemin entre les deux. Ce qu’il faut retenir c’est qu’on ressent de véritables bonnes sensations (surtout en vue habitacle) et jamais de frustration. La seule chose assez déroutante est le fait de passer d’une catégorie de véhicule à une autre. A peine commence-t-on à prendre en main notre bolide équipée pour le Rallye qu’il faut se mettre au volant d’un buggie ou d’un 4×4. La conduite étant parfois totalement différente, on a régulièrement du mal à gérer les premiers virages et à se foutre la tronche dans le décor. Et c’est la qu’entre en jeu une fonction toute conne, pas réaliste pour un sou mais fort pratique : le flash-back.

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Jouer avec cette vue est aussi très grisant.
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Et là je vous mets une image pour que vous vous rendiez compte que le jeu est beau…
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…nan en fait je mets des images parce qu’il faut que je comble un peu.

Mais qu’est ce donc que cela ? Et bien tout simplement une bonne grosse fonction de grugeur ! Imaginons un instant que je me plante lamentablement dans un arbre (oui ça arrive même aux meilleurs), hop petite pression sur le bouton qui va bien et me voila contrôlant le temps, rembobinant l’action pour relancer la course quelques secondes avant l’erreur fatale. Plutôt pratique non ? Ne rêvez pas, vous ne pourrez pas utiliser cette fonction indéfiniment durant une course mais il faut avouer que cela réduit grandement la difficulté du jeu. Évidemment si l’on décide de jouer en difficulté difficile (oui ça aussi c’est con comme phrase) la fonction sera beaucoup moins disponible. Pour conclure, parlons un peu du multi… En fait non je n’ai pas tellement envie d’en parler car c’est du très classique pour un jeu de ce type avec sa dose de boulet qui vous foutent dans le décor au bout de vingt secondes de course. A noter qu’il est impossible de jouer en écran splitté et ça c’est vraiment dommage.

Pas vraiment un jeu de rallye, pas vraiment arcade et encore moins simulation mais bien plus abouti et plaisant que son prédécesseur, ce Dirt 2 décevra néanmoins ceux qui attendaient un Colin MacRae à l’ancienne. A quand un Rallye Sport Challenge sur PS360 ?

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