Dead Rising, l’intégrale

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Dead Rising, Dead Rising 2 : Case Zero, Dead Rising 2, je ne bouderai pas mon plaisir de vous décortiquer tout ce que j’aime dans cette saga.

Comment réaliser une parfaite cocotte-minute

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Dead Rising : Une image qui en a fait fantasmer beaucoup à l’époque.
Quel que soit l’épisode, y compris le prologue « Case Zero », la saga Dead Rising nous plonge dans un monde semi ouvert (assez vaste mais volontairement restreint, souvent par une astuce architecturale réaliste et logique, j’y reviendrai) délimité par le temps. Le but est de parvenir à son objectif principal avant l’écoulement du nombre d’heures imposées par une autre astuce mais cette fois-ci scénaristique. Pour simplifier, vous êtes plongé dans une cocotte minute géante remplie de zombies (vraiment plein, mais du coup y a plein de loadings) pendant un temps imposé avec un objectif principal à remplir, et on regarde à terme si vous y êtes arrivés en vous attribuant selon vos actes diverses fins. Le challenge imposé par le temps vient du fait qu’en plus de la chiée ahurissante de zombies dans la cocotte avec vous et qui veulent tous vous bouffer, il y a d’autres objectifs qui viennent s’ajouter. Certains découlent directement du principal, d’autres sont secondaires, il faut donc gérer au mieux sa montre et faire des choix en sachant que si vous en ratez un tout peut s’arrêter ou vous amener à un final que vous ne souhaitiez pas. La carotte des objectifs secondaires qui peuvent être si pénalisant si jamais ils sont mal gérés, vient quant à des gains d’XP bonus attribuant généralement des récompenses non négligeables qui faciliteront de plus en plus la tâche (nouveaux coups, vitesse améliorée, barre de vie rallongée etc). Le tout amenant donc à des fins différentes et donc à une rejouabilité certaine (avec votre XP de la partie précédente qui plus est).

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Dead Rising : La course au temps a son charme même si certains la verront comme une frustration.
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Case Zero : Chuck a un impératif supplémentaire par rapport à Frank, il doit trouver du Zombrex (antidote après morsure zombiesque) pour sa fille et lui administrer toutes les 24 heures.
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Dead Rising 2 : Ramener des survivants à la planque s’avère toujours payant niveau PP (XP Dead Risinguesque), mais les ramener tous en remplissant en plus les objectifs principaux est un véritable challenge.

Interactivité et hyperactivité

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Dead Rising : Dead Rising-style !
Mais la saga Dead Rising ne serait pas sans ce côté ludique incroyablement fun et propre à elle-même. Il y a des milliers de zombies qui s’affichent à l’écran et la façon de les tuer n’est pas infinie mais elle en a la saveur. En plus des innombrables armes que l’on trouve ça et là, les jeux fourmillent d’objets en tout genre parfaitement interactifs. Tuer du mort vivant à la boule de bowling, les orner de masques de serbots géants, les culbuter avec des bois d’élan, les tronçonner, tenter de les percer, les écraser, les découper, mettre une poêle à brûler sur le gaz et la déposer sur leur tronche, leur éclater un banc sur la gueule, un cactus, les dégager en poussant un caddie… les possibilités sont innombrables, parfois grisantes et surtout sans cesse fun et jouissives. Sans oublier que l’interactivité permet également d’agir sur le héros en le rhabillant, lui faisant reprendre de la vie, modifiant son XP, sa mobilité etc. Et lorsqu’ elle ne sert strictement à rien d’autre qu’à être débile, elle est par extension parfaitement amusante. Exemple : Jeter des cartes à jouer sur un zombie… Si le premier DR surprenait par cette interactivité bluffante, la valeur ajoutée du second tiens dans la combinaison d’objets. Par l’intermédiaire d’établis disséminés aux 4 coins de la map, on peut tenter d’assembler deux ustensiles pour décupler leur effet dévastateur : Une double pagaie et des tronçonneuses, un rateau et une batterie électrique, un nounours et des mitraillettes, un fusil à pompe et une fourche etc etc etc… ça décuple les possibilités de façon bien plus intelligente qu’en ajoutant tout simplement plus d’objets et c’est encore plus fun.

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Case Zero : La modélisation des survivantes est souvent, comment dirais-je en restant poli, hyper bandante.
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Dead Rising 2 : Dans le deuxième opus il y a un partenariat avec Playboy qui ne sert strictement à rien puisque c’est juste des affiches de couverture du magazine dans les magasins (contrairement à Mafia II où on pouvait collectionner les playmates).

Cohérence

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Case Zero : Il y a bien entendu tout un tas de véhicules et de trucs à pousser.
La saga Dead Rising montre aussi une belle recherche de cohérence quant au level design. Choisir un grand centre commercial comme terrain de jeu est une excellente façon de délimiter une zone naturellement et de la mettre en quarantaine sans que le joueur ne se sente frustré ou bloqué. De la même façon le simili Las Vegas du deuxième épisode en reprend parfaitement la structure et l’idée, on ne se sent pas bloqué alors qu’au final on l’est, ce n’est pas une ville, ce n’est pas totalement ouvert, mais on en a la sensation de part la multitude de possibilités offertes à nous à l’intérieur. Case Zero de part son but ludique (un court prologue), n’offre qu’une petite bourgade mais toute aussi étudiée. Le scénario aide également beaucoup à justifier l’endroit où on est, et l’exploite jusqu’à l’os. Dans le même ordre d’idée, le système de sauvegarde a été pensé dans le premier de façon à ce qu’on reste immergé. Ainsi la seule façon de pouvoir sauvegarder sa partie est de se rendre dans un endroit calme et sans danger (les chiottes en tête), le problème c’est qu’ils sont très rares. Ca donne un côté assez hardcore à l’aventure mais cohérent, moins de part le seul et unique slot de sauvegarde et la possibilité de sauver après sa mort pour conserver son XP mais pas sa progression dans le scénario (qu’on reprendra du coup de zéro, extrême). Là –dessus Case Zero laissait augurer une amélioration belle et bien effective dans Dead Rising 2 (plus d’endroits de save et plus de slots), et même parfois en lâchant cette cohérence intégrée au design en pouvant sauvegarder en plein milieu des zombies après un objectif « case » rempli…

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Dead Rising 2 : Les psychopathes sont toujours relativement hardcore à battre et très bien écrits.
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Dead Rising : Le parasol est une arme très efficace mais qui se casse très vite.
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Dead Rising : Les survivants ramenés à la planque se tapent parfois la discut’ entre eux ou ont différentes attitudes selon l’instant. Dans le 2 on peut même jouer au strip-poker avec certains lors d’un case. Par contre dans le premier leur I.A. est à chier.

Vibrant hommage

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Case Zero : Le lancé d’assiettes, un grand classique à la Shawn of the Dead.
Ce game design intelligent on le retrouve dans l’armement, qui fait parti intégrante du décor et qui n’est pas illimité dans le temps (tout ce qui sert d’arme se casse). On le retrouve aussi dans la reprise de vie s’effectuant en buvant ou en mangeant des produits situés dans des endroits plein de sens (un restau, une buvette etc, on peut même faire des mélanges aux différentes propriétés). Mine de rien, rares sont les jeux qui ont fait cet effort et qui se fond à la fois pleinement à leur scénario, tout se rejoint. Et quelque soit le Dead Rising, l’histoire rend on ne peut plus hommage aux films de genre, Romero en tête, que ça soit pour le centre commercial du fameux Zombie ou pour la plupart des boss (appelés « psychopathes ») que l’on rencontre (des survivants) qui représentent de part leur caractère et réactions une critique sociale du système Américain… Purement dans l’esprit du maître ! Pas un seul jeu n’a réussi à faire ça à part la saga Dead Rising. C’est une prouesse qui à mon sens n’est pas assez soulignée par la Critique jeu vidéo qui ne trouvera que le personnage rigide et la sauvegarde (du premier) exécrable… Le meilleur jeu de zombies, ou plutôt la meilleure saga vidéoludique zombiesque, c’est Dead Rising. Je n’ai jamais dans un autre jeu eu la sensation de me retrouver au beau milieu d’un Romero ou même de certains passages de l’excellent comic-book Walking Dead. Aucun amoureux du genre, aucun aficionado de la mythologie zombie ne peut faire abstraction d’une œuvre respectant autant son esprit d’origine tout en le mélangeant à un côté ludique extrêmement fun. Et dans DR 2, c’est coop’ et multijoueurs…

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Case Zero et Dead Rising 2 : Les armes à combiner sont illustrées à travers des cartes que l’on collectionne tout au long de l’aventure. Elles permettent d’avoir un plus gros nombre de PP en zigouillant du zomblard avec.
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Dead Rising 2 : Evidemment il y a aussi des mercenaires de temps à autres, pas juste des zombies.
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Dead Rising 2 : Ce sont les toutes premières minutes du jeu, c’est aussi une des épreuves du multijoueurs (un party-game super fun mais avec très peu d’épreuves).

Pour tout fan de la mythologie zombie, il est impossible de passer à côté de Dead Rising. Pour les autres le 2 est plus abordable niveau gameplay et offre un défouloir assez génial.

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