Dawn of man, bienvenue à l’âge de pierre

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RRRrrrr!!! C’est bon de chasser du mammouth. Et encore plus quand c’est sous la forme d’un city builder bien fichu qui vous fait traverser les âges.

Pierre… Présent

Dawn of man nous propose donc une sorte de gestion de ville mais de l’époque paléolithique à l’âge du fer. Au programme, vous devrez donc chasser le mammouth, pêcher et construite des tentes en peaux de bêtes avant d’apprendre à faire sécher la viande ou de construire des maisonnettes en chaume. Sans oublier la domestication des animaux et des céréales pour vous faciliter la tâche avant de vous mettre à la métallurgie.

Le début est toujours une grande aventure, avec tellement de choses à découvrir

C’est donc dans cette époque largement sous exploitée dans les jeux vidéo que le studio Madruga Works nous plonge. Dès le début du jeu on sent la volonté des développeurs de nous introduire une gestion avancée de notre colonie. Plutôt qu’un Age of Empire où vous donnez des ordres à toutes vos troupes, on se rapproche plus ici d’un Sim City. Bien entendu vous commencez avec quelques colons et forcement cette entrée en matière fait un peu hésiter sur le style de jeu mais il s’agit bien d’un City builder. Ainsi plutôt que de sélectionner manuellement vos premiers hommes (vous pouvez quand même le faire manuellement) le jeu favorise une gestion plus large avec l’assignation de tâches comme ramasser de la pierre ou du bois, la construction de bâtiments ou encore la chasse en cliquant sur les animaux qui s’aventurent sur vos terres (vous pouvez toujours assigner des zones automatiques). Votre population fera les tâches librement. Tant que son taux d’activité ne dépasse pas 100% tout ce que vous avez lancé sera fait, si jamais vous demandez trop de chose, il vous faudra prioriser certaines tâches afin qu’elles soient faites plus rapidement et si vous abusez trop, vous pouvez être sûr que tout ne sera pas fait et croyez moi cela risque vite d’être problématique.

Le jeu offre trois scénarios qui sont comme des parties ouvertes où vous choisirez l’emplacement de départ de votre colonie (ce qui change vraiment la physionomie d’une partie à l’autre), le mode de jeu, normal ou extrême et les conditions de départ, en commençant avec une colonie déjà implantée ou un groupe de nomades. En plus du jeu libre, 3 défis  et deux modes créatifs complètent le contenu du jeu.

Si le contenu n’est donc pas pléthorique la durée des parties aura largement de quoi vous occuper. J’ai passé 29h par exemple sur ma première partie avant de compléter les 10 paliers et l’intégralité de l’arbre technologique. Le premier défis, lui, a été plié en 1h.

Le premier défis du jeu m’a pris 1h. S’ils ne sont pas longs ils ont l’avantage d’être là et de donner des situations particulières à jouer

Au rythme des saisons

Une fois votre partie lancée, il vous faudra suivre les informations de votre colonie. Pour se faire, l’interface est très efficace. Peut-être pas toujours au top visuellement mais on retrouve toutes les informations utiles en un coup d’oeil. En haut à droite tout votre inventaire, en haut à gauche les informations de votre colonie (taille, points disponibles et période de l’année), enfin en bas à gauche, le menu pour accéder aux commandes de constructions et d’ordres. Le pavé tactile lui donne accès aux menus avec les informations détaillées, l’arbre technologique, les paliers à atteindre, la gestion où vous pouvez vérifier toutes vos limites de production, l’activité de vos colons ou vos zones de travail et enfin l’aide très complète et qui vous aidera face à la plupart des questions que vous pouvez vous poser en jeu.

Travailler l’été pour passer l’hiver. L’idée est simple mais efficace

Comme je l’ai glissé subtilement dans le paragraphe précédent, il vous faudra prendre connaissance et tenir compte en permanence de la saison en cours. Au printemps, il faut ramasser le tanin et préparer les champs, à l’été on s’occupe des arbres fruitiers et on vérifie si on a assez d’étables pour héberger nos animaux l’hiver suivant, à l’automne c’est la grande récolte des champs ce qui en fait une saison assez remplie en générale et une fois venu l’hiver on profite de l’accalmie pour gérer ce qu’on n’a pas eu le temps de faire le reste de l’année (et on compte ses pertes si on avait pas assez d’étables ou de vêtements chauds :-)). Si vous voulez passer l’hiver il vous faudra donc bien prévoir vos ressources et votre nourriture durant les autres saisons. Ce principe est assez sympa et si on est un peu perdu au début on prend vite le pli sur quelle saison offre quelle ressource.

L’automne est la période la plus chargée de l’année une fois que l’on a des champs.

Le jeu vous incite donc à la gestion globale et ce principe repose sur l’i.a. de votre colonie. Et autant le dire de suite, elle est étonnement très bonne. En fixant de simples automatismes de production (ainsi que leurs limites), vous êtes sûr que vos colons ne gaspilleront pas vos ressources pour des lances inutiles ou qu’ils n’iront pas ramasser de la pierre alors que vos stocks débordent. De la même manière, une fois venu l’hiver, si vous n’avez que 30 places dans vos étables por 45 animaux de compagnie, vous pouvez décider combien de moutons, de vaches et de cochons vous souhaitez garder. Votre peuple se fera un plaisir de transformer le surplus en steack pour passer la saison froide mais ils choisiront pour cela les bons animaux (les plus vieux en respectant un équilibre mâle femelle pour la reproduction).

Finalement si l’hiver est dur, il est pauvre en tâches, du coup on peut en profiter pour faire ce qu’on veut.

L’évolution est en marche

Durant votre partie, vous débloquerez très souvent des points de connaissance (pour avoir accumuler x ressources, construit tel bâtiment, avoir atteint x population et bien d’autres). Vous pourrez investir ces points dans l’arbre de technologie qui n’est pas immense mais permet tout de même une longue évolution de votre colonie. L’arbre est découpé selon les âges et les découvertes se font progressivement. Chaque amélioration enrichira la gestion de votre clan qui pourra ajouter de nouveaux bâtiments à votre village, domestiquer des chiens (puis d’autres animaux, moutons, vaches, ânes, chevaux) qui vous aideront à aller chasser, utiliser du lin, qui, avec le métier à tisser, vous permettra d’accéder à de nouveaux vêtements et j’en passe.

Le passage d’un âge à l’autre se fait d’ailleurs en déverrouillant la connaissance principale du nouvel âge. Par exemple vous pouvez librement passer au Mésolithique en achetant la poterie dans l’arbre. Cela vous permet de gérer votre progression, intéressant quand on sait que le jeu propose également des assauts contre votre citée et qu’à partir de l’âge du cuivre le jeu vous conseille d’être équipé pour riposter.

Tous les menus sont blindées d’infos qui sont fortes utiles pour savoir par exemple à quel point on va manger du bacon !

Les pillards attaquent donc votre camp/citée régulièrement en petits groupes qui seront de plus en plus importants avec le temps, ils n’arrivent pas toujours par la même direction ce qui vous obligera à penser vos défenses intelligemment. Dès leur arrivée, vous pouvez sonner l’alerte qui regroupera tous vos individus à l’intérieur de vos murs (si vous en avez) et vous pouvez également fermer toutes les portes en même temps afin que les tours de garde et les archers sur les plateformes puissent s’occuper des assaillants. On notera quand même que c’est là la pire gestion automatique de l’ia. Il est souvent frustrant de voir nos colons inactifs groupés devant la porte qui attendent que les pillards tuent ceux en première ligne sur les palissades. Mais dans l’ensemble les réactions sont correctes et si vous ne sortirez pas indemne de leurs attaques, le jeu nous rappelle qu’à cette époque c’était la loi du plus fort et puis c’est tout.

Autre élément intéressant au fil des âges, on ne rencontre pas toujours les mêmes difficultés. Ma principale inquiétudes les premiers temps était de confectionner des vêtements chauds pour tout le monde afin de passer l’hiver sans compter les pertes. Car oui 3 morts de froid en début de partie représente vite 10 à 20% de votre colonie. La chasse n’étant pas toujours la plus évidente, les peaux se faisaient rares. Une fois le métier à tisser découvert et les moutons dans l’étable à ma disposition, les vêtements n’étaient plus un soucis alors que ma production de nourriture, elle, peinait à suivre l’expansion de ma colonie. Sans parler de bien calculer chaque automne la production de paille sans quoi je pouvais dire au revoir à ses fameux moutons. Bref au fil de votre expansion, les carences de production et vos besoins évoluent et c’est plutôt sympa pour garder l’intérêt de votre partie.

Si la partie n’a pas de fin, on voit tout de suite le but à atteindre en priorité

Je finirais d’ailleurs là dessus, l’intérêt de votre partie. Si Dawn of man est très sympa à jouer, il manque quelques chose en fin de game. Une fois tous les paliers atteints et toutes les technologies débloquées, vos actions commenceront à être très limitées et vous passerez une bonne partie du temps à simplement regarder votre colonie travailler. Le jeu dispose d’ailleurs d’un mode x2, x4 et x8 et autant vous dire que plus on avance et plus le x8 devient permanent. Alors je n’ai pas forcement d’idée géniale pour raviver la flamme en fin de partie mais il manque un petit truc à ce niveau. Personnellement, j’ai décidé qu’une fois tous les paliers atteints, il était temps de passé au scénario suivant tout simplement. D’ailleurs les scénarios se débloquent en fonction du nombre de paliers que vous aurez obtenu.

En Conclusion

Le principal défaut de Dawn of Man est certainement le peu de contenu proposé car les parties sont très plaisantes et la période mise en valeur l’est assez rarement dans les jeux vidéo pour qu’on soit tenté par le tire de Madruga Works. La gestion globale proposée permet aussi de ne pas se noyer dans une multitude de petites tâches et l’i.a. est largement assez bluffante pour que cela fonctionne à merveille. Si votre gestion est bonne et que vous ne saturez pas d’ordres vos colons, vous verrez qu’ils accomplissent les tâches intelligemment.

Voir vos premiers hommes dans leurs tentes finir en colonie de centaines d’hommes et de femmes derrière des murs renforcés à cultiver leurs champs et s’occuper de leurs animaux domestiques est vraiment plaisant et encore une fois cette période est largement sous utilisée et rien que pour ça (et pour son prix 25€) je peux vous recommander d’aller chasser le mammouth dans Dawn of Man.

Même si ça ne va pas dans le sens de la prudence, le mammouth a forcement été l’objet de ma première chasse.

 

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