Carnet de routes : NBA Elite 11

0

A l’occasion du tournoi de Fifa inter-rédactions annuel, Electronic Arts nous dévoilait NBA Elite 11, le titre censé marquer le renouveau du basket made in EA.

Théorie

001-656.jpg
C’est pas par flemme ou plaisir que je vous fous le logo de NBA Elite… c’est qu’il n’existe que trois screens du jeu aujourd’hui ! Ouais, je sais… c’est aberrant !
Comme l’année passée, c’est à l’Adidas Concept Store de la rue de Rivoli qu’Electronic Arts nous a donné rendez-vous pour en découdre sur les pelouses virtuelles de Fifa 11. Mais rassurez-vous, je n’en parlerais pas ici, d’une part car ce n’est pas le sujet et d’autre part car je n’y ai pas participé (le concours se déroulant exclusivement sur PS3, j’ai fait l’impasse). Arrivé sur les coups de midi et demi, je m’attendais comme l’an dernier, à retrouver tous les journalistes agglutinés dans les 5 mètres carrés réservés pour EA au fond du magasin. Quelle ne fut pas ma surprise donc, de constater que l’Adidas Concept Store a consenti à laisser l’ensemble de son premier étage pour l’événement. EA a-t-il mis la main à la poche ou le patron du magasin a-t-il eu pitié de nous, nous n’en saurons rien, mais là n’est pas le principal. Quelques poignées de mains, deux ou trois amuse-gueules et un verre de coca plus tard, je m’installais confortablement pour suivre la présentation avec enthousiasme et intérêt. Il faut dire que pour la première fois depuis bien longtemps, feu NBA Live, aujourd’hui NBA Elite, attise ma curiosité… voire ma convoitise. Sans doute que le discours marketing « on a tout changé », « on a révolutionné la licence », « nous sommes les maitres du monde », a fait son petit effet sur moi.

002-635.jpg
Par moment quand tu veux dunker, le joueur s’arrête et fait un truc de merde.
S’en suit donc une relativement courte présentation Powerpoint, mettant l’accent sur cette soit disant révolution. Rendre le joueur acteur et non plus spectateur, bannir le hasard au profit des skills de l’utilisateur et concentrer la maniabilité autour des sticks et des gâchettes. Voilà en quelques mots le résumé des intentions d’EA pour cette nouvelle licence et en soi, je ne trouve pas grand-chose à en redire. A dire vrai, en suivant la présentation mon intérêt se fait grandissant, d’autant plus que le producteur s’arrête ensuite sur les modes Deviens une légende et Deviens Pro, le premier étant un mode solo calqué sur celui de Fifa, vous intronisant star de la NBA sur laquelle tous les yeux sont rivés, quand le second est un peu la même chose, mais en ligne, avec création et évolution de son équipe. Sur le papier, ou plutôt sur les slides Powerpoint, le jeu s’annonce donc comme un sérieux rival pour le roi NBA 2K. Mais entre la théorie et la pratique, la différence s’avère parfois sévère.

Pratique

003-606.jpg
Les dribbles au stick sont quand même fonctionnels et pratiques… en plus d’être un peu plus simples à maitriser qu’avec les gâchettes dans NBA 2K.
Et ça n’a pas loupé. Une fois le pad en main, on se sent complètement désemparé. Les boutons sont chamboulés par rapport à ce qu’on a l’habitude de rencontrer dans les jeux de sports, si bien que les quatre ou cinq premières actions finissent toutes en sortie de balle, en passe hasardeuse dans les mains de l’adversaire ou en pénalité pour avoir pris trop de temps à essayer d’assimiler la maniabilité. NBA Elite se joue à la manière de NHL, le stick gauche servant au déplacement, le droit aux dribbles et shoot quand la gâchette droite est utilisée pour les passes (Quelle idée ?!). Voilà pour les bases. Après quelques minutes, on commence à essayer des trucs, en utilisant ce que j’appellerai les passes sélectives (gâchette haute + boutons de façade pour sélectionne le joueur à la réception), écran, alley-oop, etc. Bon, les passes sélectives finissent régulièrement en sortie de balle (le joueur à la réception ayant la fâcheuse habitude de sortir des limites du terrain) mais on se persuadera qu’il s’agit d’un bug du à une version non finalisée du jeu. Dans l’ensemble, les possibilités tactiques et techniques sont donc relativement nombreuses. Là où on a plus de mal à se persuader du bien fondé de ces changements (outre l’utilisation curieuse de la gâchette pour les passes), c’est l’absence de bouton pour sprinter qui tend à avorter 80% des contre-attaques.

004-548.jpg
Je ne sais pas si c’était à cause de la difficulté rookie, mais je n’ai pas arrêté de harceler mon adversaire pour lui piquer le ballon et je n’ai pas vu une seule faute.
De plus, pour un jeu qui se vante tant de sa physique (à ne pas confondre avec sa plastique), les joueurs ont un peu trop tendance à « glisser » plus que véritablement courir sur le parquet (comprenez que les animations ne sont pas toujours au top) et que l’I.A., et notamment celle de vos coéquipiers, est parfois trop attentiste et immobile. Difficile d’offrir un jeu en mouvements, rapide et incisif, dans ces conditions. Pour l’anecdote, il est amusant de voir la facilité déconcertante des lancers francs, ce qui tranche de façon radicale avec ceux, tellement compliqués, de NBA 2K10… j’aurais presque envie de dire « de la facilité déconcertante du jeu dans son ensemble », les shoots n’ayant rien de bien compliqués quand on les compare, encore une fois, à ceux de NBA 2K où il est préférable de provoquer le décalage avant de shooter, mais j’ai appris plus tard que le jeu était paramétré en mode rookie. Ceci explique sans doute cela. Bref, tout n’est pas forcément à jeter, il y a de bonnes idées et les intentions sont louables. Mais à moins d’une énorme surprise de dernière minute, on ne voit pas comment NBA Elite pourra venir chatouiller le champion 2K… en tout cas pas cette année.
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.