Brothers in Arms: Hell’s Higway, la guerre haute en couleur

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Troisième épisode de la série, maintes fois repoussé, Brothers in Arms : Hell’s Higway propose une alternative intéréssente aux FPS cent pour cent action prenant pour cadre la Seconde Guerre Mondiale.

La guerre dans toute son horreur

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Lui c’est le sergent Matt Baker. C’est lui qui commande bande de trouffions !
Contrairement aux autres FPS Seconde Guerre mondiale, la série Brothers in Arms ne mise pas tout sur l’action pure et dure. Non, chez Gearbox, on préfère la tactique et le réalisme. Bon le coté tactique on le connaît tous, il n’a pas changé depuis le premier épisode. Nous sommes toujours aux commandes du sergent Matt Baker à la tête de la 101ème division aéroportée qui quitte enfin la Normandie pour visiter la Hollande. C’est à ce petit groupe de soldats, que l’on va pouvoir donner des ordres simples permettant de mettre au point des stratégies guerrières. Malheureusement, d’une mission à l’autre, la tactique à employer est toujours la même. A savoir : positionner ses troupes derrière un obstacle (en évitant ceux destructibles), leurs demander un tir de suppression ou de couverture pendant que nous, avec notre petit sergent, on contourne l’ennemi pour l’éliminer par surprise. Et on avance comme ça jusqu’à la fin du jeu. Un peu répétitif, d’autant qu’en général il n’y a qu’un seul chemin possible pour prendre l’ennemi à revers. Vous l’aurez remarqué, rien de bien nouveau de ce coté là, si ce n’est l’ajout d’un système de couverture façon Raibow Six Vegas et deux ou trois passages aux commandes d’un char histoire de varier un peu l’action.

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C’est bien connu, rien de tel qu’une bonne barrière en bois pour se protéger des tirs d’une MG42…
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Si tu trouves pas de barrière, cache toi derrière un banc pourri…
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Tu peux aussi faire comme ces Allemands et te cacher derrière un canapé. C’est solide un canapé.

La où le jeu surprend plus, c’est au niveau de son réalisme poussé. La guerre c’est moche et les petits gars de chez Gearbox comptent bien nous le faire comprendre. Les femmes sont pendues ou abattues, les enfants meurent et les grenades arrachent des membres. Enfin un jeu qui nous dépeint la guerre dans toute son horreur et sa violence. De plus, le scénario ne s’attarde pas trop sur les faits historiques, préférant développer la psychologie du héros et des membres de la 101ème. On nous montre enfin des hommes en proie à leurs peurs et à leurs doutes. De vrais hommes et pas des Rambos increvables. Dommage que la mise en scène des cinématiques soit si molle et que la modélisation des visages et de leurs expressions soit si peu travaillée. Toute l’émotion qu’on aurait pu ressentir tombe complètement à plat. Et ce n’est pas les doublages français complètement foireux (on commence à avoir l’habitude) qui vont arranger les choses. Dommage car c’est bien cette approche réaliste qui différencie ce BiA d’un Call of Duty ou d’un Medal of Honor.

L’Unreal Engine dans toute son horreur

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C’est pas parce que le jeu se déroule en Hollande qu’il faut nous foutre des effets ou des couleurs hallucinogènes.
Difficile de croire que nous jouons à un jeu utilisant l’Unreal Engine, le moteur d’ Epic rendu célèbre par le non moins célèbre Gears of War. Dans l’ensemble les graphismes sont franchement dépassés et certains effets ou certaines couleurs sont à limite du ridicule, voir psychédéliques pour ces dernières. Par exemple, lors des missions de nuit, les trainées laissées par les balles font fortement penser à des tirs de lasers façon Star Wars. Le feu et l’herbe arborent parfois des couleurs presque fluorescentes. C’est bien simple, on a parfois l’impression que ce bon vieux Baker a consommé des produits qui font bizarre à la tête. Probablement pour oublier les horreurs de la guerre…

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Un seul mot me vient pour commenter cette image: rouge.
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Ah bah je vous avais dit que c’était gore.
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Je suis pas certain mais il me semble qu’il te manque une jambe.

On se demande même par moment si les ennemis n’ont pas également consommé des produits leurs donnant des dons d’extra lucidité. Par moment, un ennemi qui nous tourne le dos va subitement se retourner pour nous canarder. Pire, certains tirs sont tout simplement déviés dans notre direction. Le syndrome Call of Duty a encore frappé !

Malgré un manque flagrant de nouveautés depuis le précédent épisode et trop peu de choix tactiques, ce troisième épisode marque les joueurs que nous sommes en proposant une vision crue et réaliste de la guerre. Bon, ça n’en fait pas un jeu incontournable pour autant mais l’effort mérite d’être souligné.

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